LA TRISTE HISTOIRE DE LA PALESTINE

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Cet article date de 2001 mais comme vous pourrez le constater, il est encore d'actualité. Il permet surtout de remettre dans les esprits comment la Palestine fut coupée comme un vulgaire gâteau par les idéologues sionistes. Car c'est bien eux qui sont à la tête de ce plan machiavélique et nul autre. Il est très important pour eux de détenir ce pays-là tout entier. Donc dès le départ, les dés étaient pipés. Il est clair et net que les instigateurs de ce partage savaient très bien qu'une fois les choses enclenchées rien ne les arrêterait. L'ONU fut créée dans ce seul but. D'ailleurs après avoir assassiné l'ambassadeur de l'organisation, le Comte Bernadotte, comme par hasard, Israël entra à l'ONU. Que doit on penser ? L'avenir nous prouvera que tout cela a été largement prémédité. Le peuple hébreux n'est pas responsable. Ce sont ceux qui tirent les ficelles en coulisses qui le sont. Même les extrêmistes sionistes qui se permettent de faire du zèle sur notre territoire ne sont que manipulés sans s'en rendre compte. Ils ont subi un bourrage de crâne qui leur fait croire tout un tas de faits falsifiés et mensongers. Les véritables coupables ne sont pas ceux que l'on voit mais ceux qui demeurent dans l'Ombre et manipulent à qui mieux mieux. Ajoutons à cela les croyants fanatiques ultra orthodoxes qui suivent la Thora au pied de la lettre en oubliant que ce n'est pas Yahvé qui a écrit cette histoire mais des hommes calculateurs et avides de pouvoir qui ont fait croire à un Peuple qu'un mythe pouvait devenir une réalité.

Palestine : une réalité historique, pour un éveil des consciences

par FATIHA

Lorsque invitée par un proche parent j'ai pris un vol Paris Tel-Aviv, je dois avouer que c'était un peu flou dans ma tête, je ne savais pas vraiment de quel pays il s'agissait, Israël, Palestine, ou Cisjordanie ? Ce dont j'étais sûre c'est que je m'apprêtais à effectuer un voyage en terre sainte, une terre consacrée par les trois religions monothéistes, le judaïsme, le christianisme et l'islam. Les fouilles excessives à la douane ainsi que les interrogatoires pointus m'ont permis de réaliser toute la tension qui régnait dans ce lieu. Ma première impression fut très vite confirmée lorsque je pris la route de Ramallah car elle était contrôlée par des check points méticuleusement gardés par Tsahal, l'armée israélienne.

J'ai eu la chance, durant mon séjour de pouvoir me déplacer facilement du nord au sud grâce à un membre du corps consulaire, et j'avoue avoir été désagréablement surprise des conditions de vie des palestiniens enfermés dans de véritables bantoustans et vivant au rythme et au bon vouloir des israéliens, souvent dans des conditions miséreuses.

Actuellement, les médias nous présentent tous les jours les mêmes images insoutenables d'affrontements quotidiens entre israéliens et palestiniens à Jérusalem, Gaza et en Cisjordanie. L'escalade de la violence se poursuit et le nombre des victimes augmente dans l'indifférence quasi totale de la communauté internationale. Aussi, pour essayer de mieux comprendre le conflit qui oppose ces deux peuples, est-il intéressant de remonter dans le temps pour tenter d'apporter un éclairage historique concernant la partition de cette terre :

Le 22 novembre 1947, les représentants de 56 des pays membres de la Nouvelle Organisation des Nations Unis (anciennement SDN) étaient rassemblés à Flushing meadows (USA) pour fixer le destin d'une bande de terre sise sur la rive orientale de la Méditerranée, la Palestine. L'assemblée générale adoptera ce jour là, la résolution 181 pour la partition de la Palestine en un Etat arabe et un Etat juif par un vote de 33 contre 13 avec 10 absentions. La carte de ce partage était une synthèse de compromis supportables et de monstruosités inacceptables pour les Palestiniens. Ce plan de partage de l'ONU n'était ni juste, ni pragmatique, ni réaliste. En effet, concrètement la résolution de partage attribuait 57 % de l'ensemble du territoire palestinien aux juifs pour la plupart immigrants récents, qui constituaient moins d'un tiers de la population et possédaient moins de 7 % des terres. Les Palestiniens quant à eux, qui représentaient plus des deux tiers de la population et possédaient la grande majorité des terres, se voyaient attribuer 43 % d'un pays qui leur avait appartenu sans interruption durant 7 siècles. En outre, la résolution prévoyait que Jérusalem serait soumise, en vertu de sa vocation de lieu saint et des intérêts que beaucoup de nations y possèdent, à un régime international spécial sous administration des Nations Unies. La résolution enfin, disposait que les deux Etats devaient former une union économique tenant au fait que dans cette union, la partition ferait de l'Etat Arabe un Etat qui ne serait pas viable !

En 2001, la réalité est tout autre, la Palestine ne représente que des petites parcelles sous autorité palestinienne dans des terres gérées par les Israéliens… Des éléments intéressants concernant le contexte dans lequel a été prise cette résolution doivent être précisés notamment pour ceux qui n'ont pas ou peu de données concernant ce conflit :

Le 2 novembre 1917 Lord Arthur Balfour, ministre des affaires étrangères de Grande Bretagne, avait adressé à Lord Walter Rothshild, chef de la branche anglaise de la grande famille des banquiers une lettre où il était dit : « le gouvernement de Sa majesté envisage favorablement l'Etablissement en Palestine d'un foyer National pour le peuple juif… ». Cette promesse fut confirmée officiellement dans la Charte du mandat confié cinq ans plus tard à l'Angleterre par la Société des Nations (SDN). En automne 1947, l'horreur des camps nazis et le massacre de 6 millions de juifs était un facteur plus important que la déclaration de Balfour dans la recherche d'une solution imminente qu'il fallait apporter à ce peuple dont aucun pays ne voulait. Les nations arabes n'ont eu cesse de protester en précisant que la responsabilité de la longue succession des persécutions antisémites avec l'horreur de ces fours crématoires ne leur incombait pas mais aux Nations d'Europe, et elles trouvaient plus équitable que le fardeau de ces crimes pèse sur les pays responsables et non sur les Arabes de Palestine. En réalité, l'Angleterre, faute d'avoir pu établir elle-même les conditions d'une paix juste et durable, s'est déchargée de ses responsabilités auprès de l'Organisation des Nations Unies. Les Etats-Unis et l'Union Soviétique quant à eux ont fortement influencé le vote en faveur de la partition. Le rôle joué par ces deux puissances a été reconnu par le Département d'état américain dans son Report of the Policy Planning Staff sur l'attitude des USA vis à vis de la Palestine : « Les USA et l'URSS ont joué un rôle déterminant dans le vote favorable à la partition. Sans le leadership américain et les pressions qui ont été exercées au cours des délibérations sur la Palestine, la majorité des deux tiers nécessaire au vote n'aurait pu être obtenue…  ». Par ailleurs, la Maison Blanche, via le Président Truman, avait exercé toutes les formes de pressions possibles sur les pays opposés au partage tels que la Grèce, Haïti, le Liberia et les Philippines.

Les Nations Unies ne possédant aucune souveraineté sur la Palestine, ni le pouvoir de priver le peuple de Palestine du droit à l'indépendance sur toute sa patrie par une atteinte à ses droits fondamentaux, l'assemblée générale des Nations Unies était incompétente à partager la Palestine et par voie de fait la résolution de 1947 prise par l'ONU est dénuée de tout fondement juridique.

Par ailleurs, l'iniquité flagrante du plan de partition fût expressément reconnue par David Ben Gourion lui-même alors qu'il était président de l'Agence juive et qu'il a déclaré : « Les Arabes possèdent 94 % de la terre et les juifs, seulement 6 % ». Sur le terrain, les meilleures terres (urbanisme, fertilité agricole…) ont été octroyées aux juifs alors que les Palestiniens étaient invités par les Nations Unies à se contenter de terres sans valeur et reculées. La propagande diffusée par l'assemblée générale et admise depuis, selon laquelle la création de l'Etat juif en Palestine avait pour but de protéger les juifs persécutés en Europe, est une imposture puisque les juifs persécutés qui ont pu gagner effectivement la terre de Palestine représentent 2 % des juifs venus effectivement coloniser la terre arabe de Palestine pour des raisons économiques et politiques. Les Palestiniens et les Etats arabes en général, considérant comme illégitime la résolution de la partition ont toujours proclamé leur opposition. De fait, la guerre était inéluctable, 1948, 1967 (guerre des six jours) et elle finit par aboutir à un nouvel Etat Israélien contrôlant la majeure partie de la Palestine, avec un bilan de 800 000 palestiniens devenus réfugiés dans leur pays et alentour, Liban, Jordanie.

Les accords d'Oslo de septembre 1993 posant le principe d'une extension de l'autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens, n'ont pas abouti à la paix. Israël bien que reconnu par les Palestiniens, refuse à son tour de les reconnaître comme Etat national souverain, multiplie les créations de colonies et leurs extensions dans les territoires occupés avec la volonté avérée d'accorder aux Palestiniens une semi-autonomie au sein de laquelle restent ancrées des enclaves sous l'autorité de l'armée israélienne, enclaves jouissant d'un niveau de vie largement supérieur à celui des quartiers voisins. Les médias toujours si prompts à montrer les images spectaculaires et choquantes d'enfants palestiniens qui comme des fous furieux envoient des pierres, leurs seules armes de défense, contre des militaires armés, n'éprouvent en aucun cas le besoin de nous expliquer les raisons qui ont mené cette région du monde à s'embraser, et pointer ainsi du doigt les véritables responsables de cette guerre.

Indéniablement, la Communauté internationale doit permettre aujourd'hui aux Palestiniens de faire valoir leurs droits et combattre pour que justice soit faite sans avoir à recourir aux armes de la violence, l'ONU s'y étant engagée par le vote de résolutions, il en va de sa responsabilité. Or, comme un fait exprès, et l'histoire étant un perpétuel recommencement, en mars 2001, les USA ont mis leur veto à une résolution du conseil de sécurité de l'ONU sur le proche orient. Celle-ci, présentée par les sept pays non alignés membres du Conseil, réclamait le déploiement dans la région d'une force d'observation des Nations unies pour la protection des populations civiles palestiniennes. Neuf des quinze pays membres ont voté Pour, quatre pays européens (France, Royaume Uni, Norvège, Irlande) se sont abstenus. Les USA ont voté Contre, empêchant ainsi l'adoption du texte auquel Israël était opposé !

Il n'y aura pas d'issue juste et durable sans solution politique négociée, respectueuse de la dignité des deux peuples et reconnue par chacun d'eux, le droit international devant en constituer le cadre fondamental. Tout porte à croire que cette situation profite à tous ceux qui veulent entraîner ce conflit dans une logique ethnique et religieuse, notamment par le biais d'attentats et de propos racistes ou antisémites. Par ailleurs, l'Europe qui a une grande part de responsabilité dans ce conflit proche oriental, se doit d'intervenir, non pas en équilibrant une position américaine pro israélienne par un plus fort soutien aux Palestiniens mais par un soutien marqué aux modérés des deux camps en dissuadant ainsi les dérives extrémistes quelles qu'elles soient.

A tous ceux qui pensent que les Palestiniens sont des barbares qui envoient leurs enfants aux fronts se faire massacrer par des vraies balles de M16, je dis en mon âme et conscience que ce peuple, pour l'avoir côtoyé n'a rien à voir de près ou de loin avec la mauvaise réputation que les médias lui attribuent, ni n'est un peuple de sanguinaires antisémites. A la lecture de tous ces éléments générateurs de ce conflit sanglant, on peut comprendre que le peuple palestinien revendique le droit à vivre librement sur sa terre, le doit au retour des réfugiés palestiniens expulsés depuis 1948, le droit à la terre et à l'eau, le droit à vivre de son travail, le droit à la souveraineté nationale et à l'indépendance. Il revendique le droit à l'autodétermination, à disposer lui-même librement de son avenir, à décider lui-même de l'organisation du pouvoir d'Etat dans lequel il exercera sa souveraineté. Ces droits, reconnus en principe universellement à tous les peuples sur tous les continents, le peuple palestinien s'en voit dénier la moindre parcelle depuis plus de cinquante ans. Et depuis cette résolution, signe de complot mené contre eux, les Palestiniens vivent dans le malheur, les expulsions, les massacres perpétrés par les dirigeants des autres Etats de la région. Une partie des Palestiniens se fait exploiter par les Israéliens pour des salaires de misère en Israël car il n'y a pas ou peu de travail dans les territoires occupés, des familles entières se font expulser de leurs terres pour laisser place à des colons israéliens, tous ces facteurs entraînent une grande colère mais ô combien légitime chez les Palestiniens.

A cet instant même je ne peux m'empêcher de penser à Maïssa, une jeune étudiante palestinienne, qui me racontait le regard trouble et plein d'émotions, comment sa grand-mère sur son lit de mort, lui avait remis la clef de la maison qui lui appartenait jadis et dont elle avait été dépossédée malgré elle, dans l'optique d'une éventuelle récupération de la propriété par ses descendants.

Faut-il chercher ailleurs que dans cette situation les raisons du soulèvement en cours de la jeunesse et du peuple en Palestine ?

Sources : L'ORNITHO

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans palestine

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