ISRAËL ESCOMPTE UN CHANGEMENT EN SYRIE

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ben voyons... les dirigeants d'Israël voient la paille dans l'oeil du voisin mais ignorent la poutre qui est dans le leur. Comme d'habitude. Ils exigent un changement en Syrie. Et nous, nous exigeons un changement dans la politique sioniste israélienne qui déstabilise le Proche-Orient depuis plus d'un demi-siècle. Quoique puisse en dire Shalom, la Syrie est certainement moins un danger pour le monde que l'Etat hébreu. D'autant que pour l'assassinat d'Hariri, c'est loin d'être clair. Il n'y a qu'à ce rendre ICI sur un site anti-syrien pour se rendre compte que Rafic Hariri faisait partie des têtes ciblées... nous n'ignorons pas que les services secrets israéliens ont aidé Detlev Mehlis... quelle étrange coïncidence... et comme les preuves ont du être bien fabriquées. Nous assistons là à la plus grande mascarade du siècle. Une de plus, remarquez... la Syrie dérange depuis longtemps tout comme Saddam dérangeait... il n'y a qu'à lire "la stratégie sioniste" pour voir de quoi il retourne. Que le porte-parole israélien se permette de dire "Israël s'attend après ce rapport à ce que la communauté internationale redouble d'efforts pour mettre fin totalement à l'ingérence syrienne au Liban»... excusez du peu mais les glaces sont vraiment en bois chez ces gens-là ! Qu'ils rendent donc à la Palestine ce qu'ils lui ont volé et après on verra. C'est tout ce que nous avons à leur dire mais leurs leçons sont les plus mal venues et ils ne sont certainement pas un exemple en la matière d'ingérence. Et l'on sait de quoi l'on parle...

Un extrait de l'excellent site WOTRACE...

Autre indice révélateur : alors que l'ensemble de la presse veut nous faire croire que l'homme politique libanais a été liquidé par Damas parce qu'il était "antisyrien", un certain Comité américain pour un Liban libre (sic), composé de sionistes juifs, d'intégristes protestants et même - chose curieuse - d'anticastristes cubains, présente Rafik Hariri (sur le site www.freelebanon.org) comme un des "Lebanese Pro-Syrian Power Brokers". Jusqu'à une date très récente, on pouvait même voir sur le site en question un jeu de cartes semblable à celui imaginé par les Américains après l'invasion de l'Irak. Hariri y figurait en bonne place (as de coeur) parmi les hommes à abattre, les Lebanon's Top Syrian Agents. Après l'attentat de Beyrouth, Freelebanon.org a fait disparaître le jeu de cartes, mais on peut encore le trouver sur cet autre site antisyrien.

A noter qu'Elie Hobeika, ancien chef des milices chrétiennes libanaises et allié des Israéliens jusqu'à sa trahison, occupe également une place d'honneur dans le jeu de cartes, mais sa photo a été barrée d'un grand X rouge après qu'Israël l'ait fait assassiner en janvier 2002 pour lui apprendre à désobéir. (Hobeika voulait témoigner contre son complice Sharon devant le tribunal de Bruxelles où celui-ci était accusé de crimes de guerre pour les tueries de Sabra et Chatila en 1982.)  Quant à Walid Joumblatt, chef de file de "l'opposition" et chouchou de Bush en mars 2005, il était encore, quelques mois plus tôt, le roi de carreau au service de Damas, le "schizo qui vous poignarde dans le dos".  Allez comprendre...

Les néo-cons israélo-américains avaient prévu d'attaquer le Liban et la Syrie immédiatement après leur "victoire" contre l'Irak, au printemps 2003. Malheureusement pour eux, la "guerre éclair" contre Bagdad n'est toujours pas "gagnée" en 2005. Au lieu de battre en retraite, les agresseurs choisissent la fuite en avant. Faute d'avoir pu trouver, au cours de ces deux dernières années, un motif suffisant pour déclencher la nouvelle guerre contre Damas, les tueurs sionistes et leurs complices viennent de s'offrir, avec l'assassinat de Rafik Hariri, le prétexte qui leur manquait.  Joumblatt a eu de la chance : c'est lui qu'on aurait pu choisir comme "martyr".

Israël affirme escompter un changement de régime en Syrie

Israël escompte un changement de régime en Syrie ou tout au moins des pressions internationales pour que ce pays cesse son »ingérence» au Liban, après la publication du rapport de l'Onu sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri mettant en cause Damas.

»Je pense que la Syrie a besoin de changement. Il n'est ni normal ni acceptable qu'une famille représentant une petite minorité gouverne la Syrie de façon brutale», a affirmé vendredi le vice-Premier ministre Shimon Peres, en allusion à l'appartenance du président Bachar al-Assad à la minorité alaouite.

»S'il est vrai que le gouvernement syrien est impliqué dans l'assassinat de Rafic Hariri cela va ébranler le régime des Assad», a ajouté M. Peres à la radio publique.

Selon lui, les Etats-Unis et la France »doivent prendre l'initiative pour décider d'une réponse internationale» au rapport d'enquête de l'Onu.

Le président de la Commission des Affaires étrangères et de la défense de la Knesset (parlement israélien), Yuval Steinitz, a également exprimé l'espoir que la pression internationale aboutira en fin de compte »à un renversement du régime syrien».

Le maintien au pouvoir »d'un président Bachar al-Assad faible» n'est pas dans l'interêt d'Israël qui préfère un changement de régime, a-t-il dit à la radio militaire.

Le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom avait déjà déclaré il y a une semaine qu'un changement de régime en Syrie, qu'il a accusée d'être impliquée dans le terrorisme, était »de l'intérêt du monde entier».

»L'interêt d'Israël est qu'à sa frontière il y ait un Etat qui ne soutienne pas le terrorisme. L'avenir dira si ce régime est proche de sa fin ou non. Mais il ne fait aucun doute qu'Assad a réussi quelque chose de stupéfiant: unir contre la Syrie l'ensemble de la communauté internationale», avait-il affirmé.

Toutefois, le chef des Renseignements militaires, le général Aharon Zeevi, estimait cette semaine, avant la publication du rapport de l'Onu, que le régime syrien n'était pas immédiatement menacé.

Interrogé vendredi par l'AFP, un porte-parole des Affaires étrangères a toutefois préféré limiter les conséquences de ce rapport d'enquête au Liban.

»Israël, qui n'est pas impliqué dans toute cette affaire, s'attend après ce rapport à ce que la communauté internationale redouble d'efforts pour mettre fin totalement à l'ingérence syrienne au Liban», a affirmé ce porte-parole, Lior Ben Dor.

Les Nations unies ont rendu public jeudi le rapport de la commission mandatée par le Conseil de sécurité de l'Onu pour enquêter sur l'assassinat de Rafic Hariri, qui pointe du doigt des responsables syriens et libanais.

Le rapport, remis au secrétaire général de l'Onu Kofi Annan par le magistrat allemand Detlev Mehlis, qui dirige cette commission, relève »des preuves convergentes montrant à la fois l'implication libanaise et syrienne dans cet acte terroriste».

»Nous espérons que la communauté internationale s'appliquera à obtenir l'application intégrale de la résolution 1559 du Conseil de sécurité qui ne se borne pas à réclamer le départ des forces régulières syriennes», a ajouté le porte-parole des Affaires étrangères israéliennes.

La résolution, adoptée en septembre 2004, réitère l'appel du Conseil »à un strict respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale, de l'unité et de l'indépendance politique du Liban». Elle exige »que toutes les forces étrangères restantes se retirent du Liban» et »appelle au démantèlement et au désarmement de toutes les milices libanaises et non-libanaises».

Sources : TAGEBLATT

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans SIONISME

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