TRAMWAY COLONIAL EN PALESTINE

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Le gouvernement de la  France se fait complice de la colonisation et des idéologues sionistes. Nos dirigeants bafouent les droits de l'Homme, piétinent notre drapeau et galvaudent notre devise : "LIBERTE EGALITE FRATERNITE". Non, nous ne sommes pas fiers d'être français, nous en avons même honte, en l'occurence, face à cette nouvelle invention française : le projet d'un tramway colonial en Palestine qui reliera Jérusalem-Est à des colonies illégales construites par l'Etat Hébreu. Faut-il rappeler que Jérusalem-Est n'appartient pas à Sharon ? Faut-il rappeler à Jacques Chirac son rôle de président ? Faut-il lui remettre en souvenir les idées bien arrêtées de de Gaulle à ce sujet... le général de Gaulle dont il se veut l'héritier ? N'est-il pas en train de le trahir là ? Et au nom de quoi ? Du Peuple Français peut-être ? Nous ne nous ferons pas complices d'une telle injustice. Depuis le départ, la France entretient une relation ambiguë avec les dirigeants israélens. Mais c'est encore pire depuis que Sarkozy est au gouvernement. En prenant un tel parti, n'est-ce pas mettre notre peuple en danger ? Qui génère le terrorisme en bafouant les droits les plus élémentaires du Peuple Palestinien ? En stigmatisant la Syrie avec Bush ? Nous a-t-on demandé notre avis sur ces épineuses questions ? Non. Comme d'habitude. Que les peuples du monde entier et musulmans en particulier sachent que nous ne sommes pas d'accord avec ceux qui nous gouvernent et que nous n'avons rien à voir avec leurs sales magouilles...

TRAMWAY COLONIAL EN PALESTINE

par Marion DUMAND

 

Mahmoud Abbas dénonce des investissements français dans les colonies.

La question a été évoquée, lundi à Paris, par Mahmoud Abbas lors de la rencontre du président de l’Autorité palestinienne avec Jacques Chirac. Deux sociétés françaises vont participer à la construction du tramway à Jérusalem. Le projet aurait pu être anodin, s’il ne s’étendait pas à la partie Est de la ville, annexée illégalement par Israël et colonisée de plus belle. Dans ce contexte, la participation d’Alstom et de Connex, filiale transport de Veolia Environnement (ex-Vivendi Environnement) pose, selon Nasser Al-Kidwa, ministre palestinien des Affaires étrangères, « un sérieux problème, car ce projet contrevient à la loi internationale ». L’affaire illustre le rapport complexe, pour ne pas dire paradoxal, que la France entretient avec le Proche-Orient. D’un côté, des condamnations fortes, mais non moins symboliques, de l’État hébreu, faisant espérer au Président palestinien, qu’elle « continue à jouer un rôle positif et efficace au sein de l’Union européenne en soutien à la cause palestinienne et au processus de paix ». Et de l’autre, des relations industrielles et économiques qui, depuis le retour de la croissance israélienne en 2002, se sont intensifiées.

Évoqué de longue date, souvent repoussé et objet d’un appel d’offres en 2001, le projet provoquait en décembre 2004 l’enthousiasme de Nicolas Sarkozy. « Il n’y a pas je crois de meilleure illustration de l’intensité et de la qualité de notre coopération », déclarait-il à ce propos en Israël. Une coopération qui dépasse, d’après le président de l’UMP, le seul cadre pécuniaire : « Les investisseurs français ne doutent pas du potentiel de votre économie. Plus profondément encore, ils ont confiance en Israël et en sa population. » Las, l’accord signé le 17 juillet 2005, entre l’État hébreu, deux banques israéliennes (Hapoalim et Leumi) et le consortium binational CityPass (Alstom, Connex, Ashtrom et Polar Investments) pour la construction d’un réseau ferroviaire intra-urbain prouve surtout le peu de poids du droit international au regard des 590 millions d’euros engagés. En effet, la première ligne de ce tramway devrait relier, en 2008, Jérusalem-Ouest à deux de ses colonies, Pisgat Zeev et French Hill. « Ce projet atteste de la foi qu’ont les compagnies internationales en l’économie israélienne, commentait en 2002 Silvan Shalom, alors ministre israélien des Finances, et dans la faisabilité d’investissements à long terme, sur des dizaines d’années. » Mais aussi dans l’annexion et l’occupation des territoires palestiniens, également à long terme, aurait-il pu ajouter... Qu’importe à Charles Carlier, représentant d’Alstom : « C’est notre premier grand projet en Israël », se félicitait-il, après la signature. De fait, d’autres devraient suivre pour les deux sociétés françaises, dans le transport, l’eau et l’énergie, et faire oublier un peu plus le droit des Palestiniens. À moins d’en faire une « intox » promotionnelle : Henri Proglio, PDG de Veolia, n’a-t-il pas déclaré : « L’aide pour des projets d’infrastructures [...] peut faire la différence dans le processus de paix, en améliorant la situation de chacun »...

Sources : POLITIS

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LA FRANCE COMPLICE

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