LE MYTHE DEMYSTIFIE PAR L'ARCHEOLOGIE

Publié le par Adriana EVANGELIZT

La encore un article qui en dit long sur la manipulation du mythe...

Selon le professeur à l'université de Tel-Aviv, les fouilles ont souvent servi à légitimer l'expansion territoriale


Finkelstein : «Débarrasser l'archéologie de la politique»



Professeur d'archéologie, auteur de l'ouvrage La Bible dévoilée coécrit avec Asher Silbermann,
le professeur Israël Finkelstein met la Bible à l'épreuve de l'archéologie. 


Il vient de recevoir le prix Dan David d'archéologie de l'université de Tel-Aviv.


Propos recueillis à Jérusalem par P. S-.P


- Vous affirmez que les fouilles archéologiques menées en Israël ont été récupérées à des fins politiques ou idéologiques. De quelle façon ?

Israël FINKELSTEIN.
- Cela n'a pas été toujours l'intention des archéologues, mais l'archéologie a toujours été manipulée par les nations et les hommes politiques, pour donner une légitimité à leurs projets et créer un passé, une identité. Dans les années 50, les archéologues participaient volontairement aux projets gouvernementaux en Israël. Aujourd'hui, ils se sont libérés de la tutelle des pouvoirs publics. Nous présentons les preuves et les gens les utilisent. Mais dire que les faits ont été manipulés ne signifie évidemment pas qu'il n'existe pas de passé juif en Israël. L'archéologie apporte des preuves en temps réel, ce qui n'est pas le cas pour la Bible, écrite plusieurs siècles après les événements. Par exemple la conquête de la terre de Canaan par Josué au XIIIe siècle av. J.-C et le mythe des murailles de Jéricho s'effondrant au son des trompettes ne résistent pas à la preuve par l'archéologie. La description faite dans la Bible hébraïque sert le dessin politique du peuple de Judée au VIIe siècle, époque à laquelle elle a été écrite. Il est important de libérer l'archéologie d'une lecture simpliste des textes.

Pour justifier l'installation de colons juifs dans le quartier arabe de Silwan, la municipalité de Jérusalem affirme que le roi David y avait construit une cité, aujourd'hui d'une grande valeur archéologique. Est-ce un exemple de récupération politique ?


La description faite d'un grand empire à l'époque du roi David est un dessin politique tracé par les monarchies juives ultérieures. Les figures telles que Salomon sont historiques et ont existé. Mais il s'agissait d'un tout petit royaume situé au nord de Jérusalem. Cela n'a rien à voir avec le grand royaume de Judée et d'Israël du IXe siècle, qui rivalisait avec Damas. Les excavations de la Cité de David ont montré qu'il existait effectivement un royaume au Xe siècle av. J.-C. Mais celui-ci était très petit et pauvre. D'un point de vue archéologique, la Jérusalem juive a grandi et s'est étendue vers l'Ouest.

A Gaza, les colons juifs disent être installés sur la terre de leurs ancêtres. Ils affirment que le gouvernement veut les déraciner d'une terre juive en évacuant les colonies cet été. L'archéologie peut-elle accréditer leur thèse ?

La bande de Gaza n'a jamais fait partie du cadre de l'Etat d'Israël ancien. C'était une grande ville philistine, puis une cité égyptienne importante au temps de Ramsès II. Elle n'a jamais figuré dans les frontières d'un grand royaume hébreu.

Sources :
LE FIGARO

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES COLONIALISTES

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