Le litige de Chebaa

Publié le par Adriana Evangelizt

En attendant, Israël réclame à corps et à cris tout un tas de choses mais le Golan est toujours occupé... et il faut voir comment vivent les Syriens et le nombre de colonies implantées dans la région... c'est ça la justice israélienne.

Le litige de Chebaa


Liban-Syrie. Une controverse a surgi entre les deux pays sur le secteur des fermes de Chebaa, à la frontière commune, alimentant davantage la tension entre les deux pays.



La controverse entre le Liban et la Syrie sur la délimitation de la frontière commune dans le secteur des fermes de Chebaa bat son plein. Le premier ministre libanais Fouad Siniora, en visite à Amman, a estimé dimanche que « la délimitation des frontières » avec la Syrie mènerait
de facto à la libération des fermes de Chebaa, secteur controversé aux confins du Liban, de la Syrie et d’Israël. « Il s’agit d’une demande libanaise et arabe et nous sommes totalement convaincus que la délimitation des frontières mènera automatiquement à la libération de cette région occupée par Israël », a affirmé à la presse M. Siniora. Et d’ajouter : « La délimitation des frontières est une initiative nationale et patriotique, chaque pouce de terres arabes libérées de l’occupation israélienne est une victoire arabe et libanaise ».

Une position contestée par le président syrien Bachar Al-Assad, dont le pays traverse une profonde crise avec le Liban. Samedi, M. Assad a déclaré que la démarcation des frontières avec le Liban ferait le jeu d’Israël, qui occupe le Golan syrien. La demande libanaise de dessiner la frontière dans cette zone profite à Israël et nuit à la résistance du mouvement chiite Hezbollah, a-t-il indiqué. Et d’ajouter que c’était à Beyrouth, et non à Damas, de prouver « la libanité » des fermes de Chebaa. « Ce n’est pas à la Syrie de démontrer que ce secteur est libanais, mais au Liban. Comment pouvons-nous fournir des documents sur quelque chose qui ne nous appartient pas ? », a demandé le président.

Plusieurs parlementaires libanais qui forment la majorité au Parlement et hostiles à l’ingérence de la Syrie ont immédiatement récusé les propos du président syrien. « Il suffit seulement d’un procès-verbal du gouvernement syrien confirmant que la partie des fermes de Chebaa situées à l’ouest des 36 bornes frontalières est libanaise et que la partie orientale est syrienne », a dit le député Antoine Zahra, à l’issue d’une réunion du bureau de la majorité parlementaire. Selon
Zahra, la Syrie voulait, bien avant leur occupation, dans la foulée de l’occupation du Golan (syrien), exercer sa souveraineté sur les fermes de Chebaa dont la propriété revient à des Libanais. « Quand la Syrie aura confirmé la libanité des fermes par un document officiel, nous pourrons alors réclamer à l’Onu leur récupération dans le cadre de la résolution 425 du Conseil de sécurité », a-t-il expliqué.

Après le départ des troupes syriennes du Liban en 2005, le gouvernement libanais ne cesse de réclamer une délimitation des frontières avec son voisin. Occupé depuis 1967 par l’Etat hébreu, le secteur des fermes de Chebaa est revendiqué par Beyrouth avec l’appui de Damas. Pour l’Onu, ce territoire de quelque 20 km2 est syrien, alors que Beyrouth et Damas assurent qu’il est libanais. Damas et le Hezbollah chiite libanais justifient ainsi les opérations des combattants du Hezbollah contre Israël. « Je ne suis pas inquiet au sujet des relations syro-libanaises, mais je suis inquiet de voir certains responsables libanais dont l’intérêt est de voir leur pays détruit, et qui mettent en avant leurs intérêts personnels et financiers avant ceux du Liban », a dit M. Assad.

La majorité parlementaire au Liban reproche au Hezbollah, soutenu par Damas et Téhéran, de se servir du prétexte des fermes de Chebaa pour garder ses armes, et prône le recouvrement du secteur frontalier par des moyens diplomatiques.

Israël a retiré en 2000 ses troupes du Sud-Liban au bout de 22 ans d’occupation en vertu de la résolution 425 du Conseil de sécurité de l’Onu, alors que le retrait des fermes de Chebaa dépend de la résolution 242, issue après la guerre israélo-arabe de 1967 .

Sources : Al-Ahram Hebdo  Hebdomadaire égyptien

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LA COLONISATION

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
<br /> Voilà quel était l'objectif de la soi-disant "révolution orange" et la trahison de la bourgeoisie libanaise, c'est maintenant la Syrie qui est responsable de l'occupation israélienne des fermes de Chebaa.<br /> <br /> Et si le Liban dénonce bien la Syrie et contribue à l'hystérie guerrière américaine visant à isoler et à soumettre la Syrie au diktat américain il obtiendra croit-il la libération de cette zone occupée depuis 1967... par l'État sioniste.<br /> <br /> L'État sioniste tout à coup respectera l'une (la 425) des 65 résolutions de l'ONU qu'il n'a jamais respecté (y compris la 242 qui est ici en violée depuis 40 ans).<br /> <br /> Saviez-vous que ce sont les syriens qui organise l'occupation israélienne ? <br /> <br /> C'est la même stratégie de lèche cul que l'Autorité sans autorité palestinienne applique depuis Oslo avec ses négociations bidons et ses revendications de capitulation et de renonciation aux droits légitimes du peuple Palestinien qui ont donné les résultats que tous peuvent constatés.
Répondre