Angela Merkel au Parlement israélien

Publié le par Adriana Evangelizt

Le fait est que les sionistes ont pris un mâlin plaisir à la gêner et qu'Angela Markel n'a pas su comprendre la rouerie de ces êtres malfaisants. Nous vivons dans un monde où le manque de courage des dirigeants des pays occidentaux va nous conduire à la catastrophe car le Sionisme est le principal danger pour l'Humanité et que les Palestiniens en paient le prix fort. Tant que cette idéologie vénéneuse aura cours en Israël, il n'y aura pas de Palestine. Ce n'est pas dans le projet des sionistes.

 


Angela Merkel au Parlement israélien


Gideon Lévy Haaretz, 19 mars 2008

www.haaretz.co.il/hasite/spages/965944.html




Visite de la Chancelière Angela Merkel au Parlement israélien. Toutes les chaînes de télévision.

A la télévision, on nous a répété qu’il s’agissait d’une « visite historique », mais au moment où Benjamin Netanyahou disait qu’« il y a encore chez nous des gens dont le bras est marqué de numéros », la caméra saisissait, par une diablerie, Ehoud Olmert et Ehoud Barak se faisant mutuellement la démonstration d’un gadget électronique. Il s’agissait peut-être du téléphone portable de l’un des deux, affichant un message particulièrement divertissant. Le fait est que Rafi Eitan a ri, de même que Roni Bar-On.

Ensuite, la caméra a surpris Eitan bâillant et les paupières du Président de l’Etat menaçant de tomber. Le même Shimon Peres a dit un jour que si la télévision avait existé du temps de David Ben Gourion et que la caméra l’avait surpris occupé à se curer le nez en séance du Parlement, Ben Gourion ne serait pas resté Ben Gourion.

Historique ou non, c’était une séance passablement ennuyeuse. Les livres d’Histoire n’en garderont pas le souvenir ; même les bulletins d’informations d’hier soir lui ont fait une part modeste. Les orateurs israéliens ont rivalisé de flagornerie, mettant dans l’embarras leur hôte qui, pendant tout ce temps, demeurait assise avec un regard dont on n’aurait pu dire s’il était triste ou éteint. Les commentateurs ont expliqué qu’elle était émue. L’un d’entre eux, l’ancien ambassadeur d’Israël en Allemagne, Shimon Stein, a dit que le discours d’Angela Merkel était « émouvant ». Que pouvait-il dire ? Qu’il était assommant ? Vous imaginez ?

Imaginez aussi ce qui se serait passé si la Chancelière avait rappelé, dans ses propos, ne fût-ce que d’un mot, le blocus imposé à Gaza, juste après avoir évoqué les épreuves endurées par les habitants de Sderot. Mais Merkel, que notre Premier ministre a qualifiée – on ne sait trop sur quelle base ni pourquoi – de « dirigeante courageuse et éminente », a livré, jusqu’à plus soif, la marchandise qu’on attendait d’elle : l’Iran, Sderot et le génocide. A quoi donc vous attendiez-vous ?

Elle a ouvert son discours en hébreu, avec un accent yekke, comme pour adoucir la pilule d’un discours en allemand, sacrilège dans le Temple. Pendant que ses hôtes la couvraient de tous ces étranges compliments – il ne manquait plus que l’un d’entre eux entonne le chant « Deutschland über alles » – elle-même s’est abstenue d’en faire autant à leur égard. Batia Frost, dont on se souvient depuis le procès de Demjanjuk, a parfaitement traduit ses propos, comme si ce procès se poursuivait. Les discours de Dalia Itzik, Olmert et Netanyahou ont montré à Merkel et à nous-mêmes, qu’il n’y a pas chez nous la moindre différence entre l’opposition et la coalition gouvernementale qui parlent d’une même voix : l’Iran, les fils kidnappés et le génocide.

Dalia Itzik a été la plus fervente, parlant de l’hôte la plus fameuse depuis « le temps d’Abraham, notre patriarche » et disant aussi, sans ciller, que « nous retournons chaque pierre sur le chemin de la paix ». Netanyahou a rappelé le soutien qu’il avait reçu, quand il était Premier ministre, auprès d’Helmut Kohl. Seul l’historien Yotam Hotam a osé dire, sur la chaîne de télévision du Parlement, que le roi était nu : « C’était une visite non historique », a-t-il tranché.

« Ce sont des jours d’examen de conscience », a dit ailleurs un Israélien, mais il voulait parler d’une autre catastrophe [shoah] : celle des chutes de la bourse.

(Traduction de l’hébreu : Michel Ghys)

SourcesCCIPPP

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