Le Shin Bet refuse d’aider à la protection de Jimmy Carter

Publié le par Adriana Evangelizt




Le Shin Bet refuse d’aider à la protection de l’ancien président US

Carter prône, en Israël, le dialogue avec la Syrie et le Hamas


L’ancien président américain Jimmy Carter a prôné, hier en Israël, le dialogue avec la Syrie et le Hamas, malgré de virulentes critiques de l’État hébreu et de Washington.

«Je pense qu’il est absolument crucial que le Hamas et la Syrie soient impliqués dans un accord de paix final, rêvé et souhaité pour la région », a défendu M. Carter lors d’une rencontre avec des acteurs économiques israéliens à Lod. « Même si je ne suis pas dans un rôle de négociateur ou de médiateur, j’espère que nous pourrons amener les Palestiniens dans leur ensemble à signer un cessez-le-feu et avancer vers la paix et la justice », a ajouté l’ancien président, qui doit rencontrer dans quelques jours le chef du Hamas, Khaled Mechaal, à Damas.

M. Carter, qui avait permis la signature d’un accord de paix entre l’Égypte et Israël en 1979, s’est attiré de nombreuses critiques en Israël et aux États-Unis. « J’ai du mal à comprendre ce qu’il y a à gagner à discuter de la paix avec le Hamas, alors que le Hamas est en fait le principal obstacle à la paix », a critiqué, vendredi, la chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice. Hier, ce sont les deux candidats démocrates à la présidence américaine, Barack Obama et Hillary Clinton, qui ont condamné cette future rencontre, qualifiant le Hamas d’« organisation terroriste ». De même, la Maison-Blanche a désapprouvé les projets de M. Carter et a indiqué qu’il ne représentait pas les États-Unis.

M. Carter doit rencontrer « en fin de semaine » M. Mechaal, a indiqué le Hamas à l’AFP. « Je ne peux pas dire qu’ils (le Hamas) s’accommoderont de toute suggestion, mais au moins, après les avoir rencontrés, je pourrais revenir et rapporter, en tant que messager, ce qu’ils disent aux États-Unis », a indiqué M. Carter, espérant qu’il serait par la suite reçu par le gouvernement israélien. Les hauts dirigeants israéliens ont refusé de le rencontrer, mécontents de ses projets et de ses récentes déclarations. Dans un récent ouvrage, il a comparé l’occupation des territoires palestiniens à l’ancien régime ségrégationniste de l’apartheid de l’Afrique du Sud.

Depuis Gaza, le Hamas a estimé que la rencontre entre MM. Carter et Mechaal permettrait de « briser la politique d’isolement » imposée au mouvement. La rencontre « sera l’occasion pour le Hamas de clarifier ses positions et permettra de briser la politique d’isolement imposée par les États-Unis, Israël et d’autres parties au Hamas », a affirmé à l’AFP un porte-parole du mouvement, Sami Abou Zouhri.

Dans la journée, l’ancien président a visité Sdérot, cible habituelle des tirs de roquettes palestiniennes depuis Gaza. « Je pense que toute tentative délibérée de tuer des citoyens innocents est un crime infâme. J’espère qu’un cessez-le-feu viendra rapidement arrêter tout cela », a-t-il déclaré. Toutefois, les services de sécurité israéliens ont refusé d’assister l’escorte américaine de l’ancien président, arguant du fait qu’aucune demande en ce sens n’a été soumise à l’État hébreu. Interrogé à ce sujet, l’entourage de M. Carter a indiqué à Reuters qu’une demande officielle d’assistance avait bien été formulée. Cet incident est sans précédent dans les relations entre le Shin Bet et le Secret Service américain.

Arrivé dimanche en Israël, M. Carter, prix Nobel de la paix en 2002, effectue une tournée de neuf jours dans la région, qui le mènera en Cisjordanie, en Égypte, en Syrie, en Jordanie et en Arabie saoudite, dans le but de faire avancer les efforts de paix

Sources Lorient le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans CONNEXION ISRAEL USA

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