Olmert: il n'y avait pas d'autre choix que le dialogue avec Damas

Publié le par Adriana Evangelizt


Olmert: il n'y avait pas d'autre choix que le dialogue avec Damas


Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a expliqué lundi n'avoir pas eu d'autre choix que d'engager des pourparlers de paix avec la Syrie, a indiqué un haut responsable israélien.

"Ce qui a fait pencher la balance en faveur de telles discussions était la question de savoir si nous allions être entraînés à cause d'une erreur d'appréciation dans une conflagration avec la Syrie", a affirmé M. Olmert devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, selon ce haut responsable qui a requis l'anonymat.

Les débats de cette importante commission se déroulent à huis clos.

"Dans ce cas de figure, on m'aurait inéluctablement demandé comment il se fait que les Syriens ont recherché la paix, et que je n'ai pas examiné cette possibilité", a ajouté M. Olmert.

"Toute personne assurant mes fonctions comprend que cette initiative doit être menée avec un maximum de prudence, et que le secret est indispensable", a-t-il ajouté en précisant avoir lancé des efforts en ce sens en février 2007.

"Personne au monde n'a conseillé à Israël de s'abstenir de négocier la paix, et il va de soi que j'ai informé de ces développements nos alliés les plus proches", a-t-il encore dit, en allusion aux Etats-Unis.

Après un gel de huit ans, Israël et la Syrie ont annoncé la semaine dernière avoir engagé des négociations indirectes sous les auspices de la Turquie, qui portent sur un retrait israélien du plateau du Golan conquis en 1967, en échange d'un accord de paix.

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a également justifié ces pourparlers indirects avec la Syrie.

"L'intérêt supérieur de l'Etat d'Israël est de faire en sorte que la Syrie se dégage du cercle de la violence, et il était donc judicieux d'engager des négociations avec elle", a déclaré M. Barak devant le groupe parlementaire du parti travailliste.

"Mais il faut savoir que les Syriens se préoccupent avant tout de leur régime, d'assumer leur rôle au Liban, de leurs relations avec les Etats-Unis et du Golan. Dans leurs priorités, la paix avec Israël est donc un souci relativement mineur", a-t-il ajouté.

"Les deux parties comprennent qu'il s'agit de négociations complexes et longues nécessitant des décisions difficiles", a encore dit M. Barak.

Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Ehud Omert

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article