Condoleezza Rice dénonce la colonisation israélienne

Publié le par Adriana Evangelizt

Encore un article de Michel Bôle-Richard dans le Monde. La colonisation rampante n'en finit plus de s'étendre. Que dire ? Que dire devant tant de provocation ? Tant d'arrogance ? Tant de mépris ? Tant de sans-gêne ? Que dire, à part que les sionistes se foutent de la gueule du monde entier ? Il nous semble que c'est une évidence et que tous les teneurs de rênes sont complices. Que dire de ce qui se passe là-bas ? De ce que subissent les Palestiniens ? Que dire ? Quand tout  les grands lâches qui nous gouvernent laissent faire ? Que personne ne l'ouvre ? Que dire de la rancoeur et de la haine qui monte... monte dans tous les coins du monde à cause de ça ? A cause de cette impuissance ressentie comme une souffrance. Parfois on voudrait tout casser. Mais à quoi bon ? Qu'est-ce que ça changerait ? On en connait qui pleurent de chagrin. Parce que cette infâmie se commet au nom de tous les juifs. Et qu'on a pas voulu ça. Que dire ? On souhaite qu'il se passe quelque chose. Que la terre bouge. Qu'elle détruise tout. Qu'elle emporte tout. Nous avec. Parce que pour nous, il n'y a qu'elle qui peut nous délivrer de ce mal qui ronge toute la planète. Le feu couve. La guerre va éclater. A cause de ça. Ce sont des destructeurs. Et personne dans ce bas monde n'est capable de les arrêter. Ils sont si lâches. Si minables. Qu'ils nous en donnent tous la nausée. Que dire d'autre ?





Condoleezza Rice dénonce la colonisation israélienne



par Michel Bôle-Richard


Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat américaine, n'a pas apprécié le cadeau de bienvenue. Alors qu'elle s'apprêtait à effectuer sa sixième visite en Israël et dans les territoires palestiniens occupés depuis la conférence d'Annapolis, le 27 novembre 2007, l'Etat juif a annoncé que 1 300 nouveaux logements allaient être mis en chantier au nord de Jérusalem, à Ramat Shlomo.

Récemment, les annonces d'édification de nouveaux logements dans les colonies se multiplient, que ce soit à la périphérie de Jérusalem comme à Pisgat Zeev, au nord, ou à Har Homa, au sud, près de Bethléem. Sans parler des autres chantiers entrepris dans les grands blocs de colonies.

Cette frénésie de construction n'a pas encore empêché les pourparlers avec les Palestiniens de se poursuivre, en dépit de leurs protestations, mais, pour la première fois, Mme Rice a trouvé, dimanche 15 juin, que "la poursuite de la colonisation peut empêcher les négociations de progresser" et s'est inquiétée de la permanence des barrages en Cisjordanie, affirmant : "L'engagement a été pris d'améliorer la vie des Palestiniens et il va falloir y travailler avec acharnement."

Pratiquement sept mois après Annapolis, Mme Rice, arrivée samedi à Jérusalem pour une visite de trois jours, se rend compte non seulement que le processus de paix est au point mort, mais que ses chances d'évoluer sont dangereusement menacées par la continuation voire l'accélération de la colonisation et par la paralysie du changement sur le terrain. Elle a beau affirmer que "les Etats-Unis considèrent que les activités de colonisation n'auront pas de conséquences sur le statut final des négociations, en particulier sur le terrain", il est indéniable que les Israéliens veulent créer des faits accomplis sur lesquels il sera difficile de revenir.

Cela concerne particulièrement Jérusalem, dont le statut n'a toujours pas été abordé dans les pourparlers et dont les autorités israéliennes entendent conserver la totale souveraineté en créant sur sa partie orientale une ceinture de colonies qui coupera la Ville sainte de la Cisjordanie et interdira au futur Etat palestinien de faire de Jérusalem-Est sa capitale.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ne cesse de répéter qu'il n'est pas question de renoncer au troisième lieu saint de l'islam et que la poursuite de la colonisation est "le plus important obstacle à la paix". Qu'il s'agit également d'une violation flagrante des obligations imposées par la "feuille de route", le plan de paix international, qui impose le gel de la colonisation.

Israël continue d'affirmer qu'il n'est pas question de cesser de bâtir dans les grands blocs de colonies qui sont censées, à l'avenir, faire partie intégrante du territoire israélien, en échange pour les Palestiniens de compensations territoriales dont, pour le moment, on ne sait pas encore de quoi elles seraient faites. Concernant la Ville sainte, Mark Regev, porte-parole du premier ministre israélien Ehoud Olmert, a indiqué : "Il est clair pour tout le monde que les quartiers juifs de Jérusalem resteront partie intégrante d'Israël dans le cadre de tout accord de paix." Puis il a ajouté : "Jérusalem, c'est Jérusalem, et la Cisjordanie, c'est la Cisjordanie (...). Construire dans les zones juives ne contredit en rien notre volonté de faire avancer le processus de paix."

Condoleezza Rice a procédé, dimanche, à une réunion trilatérale avec Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères israélienne, et Ahmed Qorei, chef des négociateurs palestiniens. Lundi, une autre réunion trilatérale devait avoir lieu avec Salam Fayyad, premier ministre palestinien, et Ehoud Barak, ministre israélien de la défense, afin d'étudier les possibilités d'améliorations sur le terrain. Mme Rice a averti qu'elle ne s'attendait pas à des résultats spectaculaires et qu'il "va falloir travailler de plus en plus dur" pour tenter d'aboutir à un accord d'ici à la fin de l'année.

Dans ces conditions, la perspective avancée de rédiger un document commun, sorte de rapport d'étape permettant d'acter les progrès accomplis - si tant est qu'il y en existe - apparaît comme totalement exclue pour le moment. Danny Dayan, président du Conseil des colons israéliens, a compris que l'ère Bush tirait à sa fin. Il a qualifié les remontrances de Mme Rice sur la poursuite de la colonisation d'"impertinentes" et d'"effrontées". Il a estimé qu'elle avait "craché à la face d'Israël et que le gouvernement avait pris cela pour des gouttes de pluie".

Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt



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