La Cour Suprême reconnait la politique discriminatoire des autorités israéliennes

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors là, quelque chose d'extraordinaire s'est produit, les 7 juges de la Cour suprême israélienne ont estimé à l'unanimité que les autorités exercaient une "politique discriminatoire" à l'encontre de la population arabe depuis la création de l'Etat. Ce qui ne date pas d'hier comme tout le monde le sait.  Et c'est la première fois qu'une telle dénonciation se produit. On croit rêver. Que la Cour suprême aient fait ce constat, nous pensons que c'est bien. Nous rajoutons, il était temps... mais dans les faits qu'est ce que ça va changer ? Est-ce que la mentalité de certains bipèdes extrêmistes et racistes va changer ? Là, le moral est en berne... noius pensons que non... hélas.

La Cour suprême dénonce les « discriminations » envers la minorité arabe


La Cour suprême d’Israël a dénoncé hier la « discrimination » dont est victime la minorité arabe depuis la création de l’État, s’opposant à un plan visant à favoriser des localités juives, apprend-on de source judiciaire.

Les sept juges de la cour ont estimé à l’unanimité que les autorités « exerçaient une politique discriminatoire » à l’encontre de la population arabe.

Ils ont jugé qu’un plan visant à créer des « zones de priorité nationale » devait être annulé dans la mesure où il renforçait cette discrimination.

Le président de la cour, le juge Aharon Barak, a souligné que ce plan « accordait des avantages à 500 localités juives contre seulement quatre arabes, alors que le secteur arabe est déjà très défavorisé concernant l’éducation ».

La cour avait été saisie d’un appel de l’association Adalah, un organisme composé de juristes agissant pour la défense des droits de la minorité arabe.

De nombreux rapports d’ONG ont accusé l’État de discriminer la minorité arabe, mais c’est la première fois que la Cour suprême reconnaît une telle discrimination aussi ouvertement.

Les Arabes sont victimes d’une discrimination économique, sociale et politique, a ainsi estimé en 2004 l’organisation arabo-israélienne Mossawa.

Selon elle, les agglomérations arabes souffrent d’un sous-développement « extrême », notamment les villages bédouins non reconnus qui ne bénéficient pas des services municipaux comme l’électricité.

Un rapport de Mossawa a affirmé que les différents ministères israéliens consacraient souvent moins de 7 % de leur budget aux communautés arabes et fait état d’un « soutien insuffisant au système éducatif arabe », résultant en un niveau d’éducation plus bas et une main-d’œuvre non qualifiée qui touche environ 60 % du salaire moyen d’un employé juif. De plus, seulement 6 % des Arabes israéliens travaillent au gouvernement, selon Mossawa.

Sources : LORIENT LE JOUR

Posté par Adriana Evangelizt

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