Encore de faux désengagements en perspective

Publié le par Adriana Evangelizt

La seule chose qu'il faut retenir dans l'immédiat c'est que Ehud Olmert parle de retraits de Cisjordanie mais que parallèlement l'armée restera. Comme à Gaza, quoi. On se retire mais on reste.

Ehud Olmert prévoit des retraits unilatéraux de Cisjordanie

Ce plan quadriennal, qu'Olmert compte présenter aux Etats-Unis, prévoit cependant que les colons évacués seraient relogés dans des blocs de colonies plus importants. En outre, Israël conserverait une présence militaire en Cisjordanie, contrairement à son retrait complet de la bande de Gaza achevé en septembre.


Olmert pense que les Etats-Unis apporteront leur soutien à cette politique unilatérale après la victoire du mouvement islamiste Hamas aux élections législatives palestiniennes du 25 janvier. Ni Israël ni les Etats-Unis ne veulent négocier avec une organisation prônant la destruction de l'Etat juif.


"Sans partenaire palestinien, Israël doit prendre l'initiative", a déclaré le conseiller d'Olmert pour les questions de sécurité, Avi Dichter, pressenti comme le futur ministre de la Défense en cas de victoire du parti Kadima aux élections israéliennes.


Les Palestiniens ont par avance rejeté ce retrait partiel de Cisjordanie, qui, à leurs yeux, consacrerait une annexion de territoires qu'ils revendiquent comme partie intégrante de leur futur Etat.


"Qu'ils se retirent", a réagi Ismail Haniyeh, candidat du Hamas au poste de Premier ministre palestinien. "Nous renforcerons notre autorité sur chaque parcelle de terre libérée sachant que les frontières et les droits du peuple palestinien sont connus et ne changeront pas."


Le Hamas prône la création d'un Etat islamique sur l'ensemble de la Palestine du mandat britannique, comprenant le territoire internationalement reconnu d'Israël.


"SOLUTION IMPOSÉE ET NON NÉGOCIÉE"


Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a accusé Israël "d'imposer des mesures unilatérales et de créer des faits accomplis sur le terrain".


Le responsable palestinien Saëb Erekat a pour sa part jugé que "cela ne fera qu'ajouter des problèmes, cela consistera en une solution imposée et non négociée".


Avi Dichter a prévenu qu'Olmert entamerait le processus de démantèlement des colonies isolées de Cisjordanie dès le lendemain des élections israéliennes passées.


Le Premier ministre par intérim, dont le parti Kadima est le grand favori du scrutin, a en revanche clairement fait savoir qu'il ne renoncerait pas aux deux principales colonies de Cisjordanie, Maale Adumim et Ariel, ni au bloc de Gush Etzion, au sud de Jérusalem. Il n'entend pas non plus renoncer à la vallée du Jourdain, dans l'est de la Cisjordanie, pour des raisons stratégiques.


Olmert a depuis longtemps fait part de sa volonté de procéder à un retrait de Cisjordanie mais le plan dévoilé dimanche apporte des précisions inédites sur ses projets.


D'après les sondages, une majorité d'Israéliens est favorable à un retrait de Cisjordanie et la publication de ces détails pourrait relancer Kadima dans les intentions de vote, après un léger fléchissement.


Contrairement au retrait de Gaza, "il n'y aura pas de désengagement militaire", a déclaré Dichter sur les ondes de la radio israélienne. "Tous ces territoires, ces implantations israéliennes, resteront aux mains des Forces de défense d'Israël et des services de sécurité", a-t-il insisté.


Cette présence militaire perdurera "jusqu'à ce que l'Autorité palestinienne devienne un partenaire" avec lequel négocier.


Ces projets suscitent aussi la colère des nationalistes juifs, qui revendiquent un droit biblique sur la Cisjordanie.


La principale organisation de colons, le conseil Yesha, a accusé Olmert de faire le jeu du Hamas. "Olmert va faire le travail à leur place et se débarrasser des Juifs", dénonce le Yesha dans un communiqué.


La Cour internationale de Justice juge en revanche ces implantations illégales, ce que conteste Israël.


On ignore encore si les Etats-Unis accorderont leur soutien à ce projet israélien alors que l'administration américaine est réticente à enterrer la "feuille de route" internationale pour la paix au Proche-Orient.

Sources : L'HEBDOMADAIRE

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans DESENGAGEMENT DE GAZA

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article