Les comparaisons douteuses d'Avigdor Lieberman

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors pour continuer sur la lancée avec Avigdor Lieberman, voilà quelques articles pour parvenir à mieux cerner les idéologies sombres du personnage qui ne trouve pas mieux que de comparer le Pays Basque et l'Alsace et la Lorraine au problème palestinien. Comme si ces deux départements ne faisaient pas partie intégrante de la France qui, il faut quand même le rappeler pour les bornés, accueille sur son sol des gens de toutes confessions, de toutes pays et de toutes races. La France est-elle un Etat Chrétien ? Les comparaisons de Lieberman montre bien le degré d'intelligence. Il est ultra sioniste, soit. Mais qu'il évite ces clichés nauséux auxquels nous nous sentons complètement étrangers. C'est le cas de dire.

Avigdor Lieberman, "l'ultra"  qui bouscule la politique israélienne

 

Une Carrure massive, visage rond encadré d'un collier de barbe, où dardent de gros yeux verts perçants et roublards. Verbe provocateur, costume cravate et gros cigares. Avigdor Liberman, l'«ultra» de la droite israélienne, qui opère une spectaculaire percée dans les sondages pour les législatives israéliennes, tranche avec ses adversaires plus lisses de Kadima et du Likoud.
Crédité par les sondages de 10 sièges (sur 120) à la Knesset, grâce au soutien que lui apporte la communauté russe, cet ancien immigré russophone né en Moldavie, qui habite une colonie israélienne, doit sans doute à la disparition politique d'Ariel Sharon son retour sur scène. En maintenant le flou sur son programme, en faisant monter habilement la pression sur la question des frontières d'Israël et du désengagement des territoires, son parti Yisraël Beiteinu («Notre Maison Israël»), a réussi à créer la zizanie à droite. Le Likoud et Kadima hésitent sur la stratégie à adopter pour enrayer son succès. Tout en distillant des critiques acerbes contre le plan de désengagement des territoires d'Ehoud Olmert, cet ancien directeur de cabinet de Benyamin Netanyahu propose d'aller vers une séparation radicale avec les Palestiniens, en opérant des échanges de territoires et de populations. «C'est exactement ce qui s'est passé avec l'Alsace-Lorraine», déclare au Figaro cet ancien membre du Likoud, niant qu'il s'agisse là d'un plan d'épuration ethnique.
L'autre élément clé de sa stratégie consiste à brouiller les cartes sur son éventuel ralliement à une coalition menée par Kadima. Il se bat avec le parti religieux marocain Shass pour la place de quatrième parti à la Knesset.

Sources : Le Figaro

Lieberman : « L'Europe hypocrite et antisémite n'a pas le droit de nous donner des conseils »

par Inbal Aviv 

Avigdor Lieberman, président du groupe Yisraël Beitinou (Israël notre patrie), s'en est pris au premier ministre Ariel Sharon, affirmant que le plan de désengagement allait transformer l'Etat d'Israël en un Etat binational. Lieberman affirme que seul l'échange d'habitants amènera le calme dans la région, et permettra aux juifs de vivre en paix dans leur Etat, et les Palestiniens dans le leur. Ces déclarations ont été faites à l'occasion du discours prononcé lors du cinquième Congrès d'Hertzelia (16/12/2004).

Abordant les suggestions souvent faites pour résoudre le conflit israélo-palestinien, Lieberman a affirmé : « Il n'y a pas de solution internationale à un problème de minorités. En Irlande du Nord, ils n'en ont pas trouvé, ni en Espagne avec les Basques… Et moi, je conseille de ne pas essayer de copier les autres… Par conséquent, les Européens n'ont pas le droit de nous donner des conseils fondés sur les deux poids deux mesures. Dites-nous la vérité : Ce sont des hypocrites et ils ne nous aiment pas… Nous aurions dû leur présenter la thèse selon laquelle l'hostilité à Israël en Europe est un prolongement direct de l'antisémitisme. Ce n'est pas une hostilité à Israël ou au sionisme, mais un antisémitisme classique sous une forme différente… ».

Lieberman a émis sa proposition concernant la plan politique de la façon suivante :

Peut-être mon plan est-il différent des autres plans :

  1. Tout le monde propose la création d'un Etat national pour les Palestiniens, un Etat vide de juifs.
  2. Ils font d'Israël un Etat binational à cause de leur crainte du facteur démographique. La gauche devrait être ici plus honnête et dire la vérité, à savoir : Je ne veux pas qu'Israël soit un Etat pour tous ses citoyens, mais je souhaite un Etat purement juif et sioniste pour les juifs et les Arabes sans différence… Et je ne parle pas de transfert (d'expulsion forcée), ce que nous faisons avec les seuls juifs, comme à Goush Katif.

Lieberman réfute les arguments de la gauche selon lesquels c'est l'occupation qui est la cause du conflit avec les Palestiniens, en affirmant : « … Quelle est la cause du conflit ? La gauche pense que ce sont les territoires (occupés). D'autres pensent que ce sont les colonies. N'y avait-il pas déjà un conflit avant le Goush Emounim… ? Avant 1974… ? Avant 1967… ? Et avant 1948… ?... Donc, la cause du conflit n'est ni les territoires, ni les colonies, mais le contact entre les deux peuples. Et si nous ne mettons pas fin à ce contact, il n'y aura pas de paix ici. Nous pouvons retourner aux frontières de 1967, mais cela n'amènera pas la paix non plus… ».

J'ai écouté les responsables arabes israéliens, les avis divergent sur cette question. Certains parlent d'une autonomie culturelle et éducative, et il ne fait pas de doute que l'étape suivante sera la revendication d'une autonomie complète, ou du rattachement à une entité arabe quelle qu'elle soit. C'est pourquoi j'essaie de faire prévaloir mon point de vue selon lequel la construction difficile de la paix dans laquelle nous nous sommes engagés n'a réussi à ancrer qu'un seul principe chez les citoyens, à savoir les territoires (occupés) contre la paix, ce à quoi je suis totalement opposé. Quant à moi, je parle d'échange d'habitants et de territoires, et je souhaite créer un Etat national. Un Etat juif sioniste homogène dans une certaine mesure.

Sources : AAD

De l'avis d'Avigdor Lieberman, la solution définitive au conflit judéo-arabe serait de mettre les juifs d'un côté et les Arabes de l'autre

Par  Yaffa Goldstein

Aujourd'hui, le vrai danger qui menace Israël n'est ni le terrorisme, ni le problème palestinien, mais plutôt « les zones de friction entre nous et les Arabes d'Israël ». C'est ce que pense le ministre et ancien député Avigdor Lieberman, actuellement leader du mouvement Israël Beitenou. Dans son livre intitulé « La vérité telle que je la vois », Lieberman consacre un chapitre à l'échange de territoires et à la séparation des juifs du reste des habitants. Selon lui, c'est une condition préalable à tout arrangement politique et qu'il faudrait considérer, unilatéralement si nécessaire.

Parmi les déclarations qui ont fait la Une de la presse lors de la Conférence d'Herzlia, les propos de Lieberman appelant à procéder à un échange de territoires et d'habitants, pour permettre la mise en œuvre dudit plan de séparation et éviter toute « friction » avec les Arabes d'Israël, ont occupé une place importante.

Ce qui distingue le plan de Lieberman des autres plans sur le tapis, c'est qu'il ne considère pas que la question palestinienne soit le problème principal. Pour Lieberman, le problème est surtout celui des Arabes israéliens. « Une bombe à retardement qui ne tardera pas à exploser et qu'il faut désamorcer même en dehors d'un accord politique global », insiste-t-il.

Lieberman se base sur des informations démographiques : Si en 1966, les Arabes représentaient 12% de la population contre 88% pour les Juifs, aujourd'hui, même après l'émigration en Israël d'un million de Juifs de Russie, les Arabes représentent 23% de la population contre 77% pour les Juifs. Ce qui signifie que la population arabe a doublé durant cette période. Cela est d'autant plus vrai pour les Arabes des villages du Triangle en Galilée qui, comme ceux de Jérusalem, sont sous l'influence de la section nord du mouvement islamiste et se considèrent comme palestiniens à part entière. Et quand on trouve que ce phénomène s'accompagne d'une implication croissante des Arabes d'Israël dans les activités terroristes et par un foisonnement de groupuscules se revendiquant d'organisations palestiniennes ou du Hezbollah, on réalisera l'importance de la menace qui pèse sur Israël.

Comme d'habitude, Lieberman, qui habite la colonie de Nokdim de Gush Etzion, est rentré dans un polémique avec le militant d'extrême gauche Yossi Beilin. Néanmoins, les deux hommes se sont accordés sur un seul point : En l'absence d'une solution politique globale, et si on n'a droit qu'à des accords provisoires semblables à ceux dont on a assumé les conséquences désastreuses pendant cette dernière décennie, le projet sioniste sur la Terre d'Israël tombera dans les oubliettes.

Le livre de Lieberman, « La Vérité telle que je la vois », a été édité par la bibliothèque de Maariv il y a près d'un mois. Dans ce livre qu'il aurait mis deux ans et demi à rédiger, Lieberman exprime ses opinions sur des sujets divers : la politique internationale, la politique nationale, la séparation des habitants, les racines de la crise politique intérieure en Israël, la question palestinienne, l'islamisme radical, le respect mutuel dans les relations internationales, le droit de vote des Israéliens expatriés, …etc. Lieberman aborde également des questions sociales comme le traitement humiliant réservé aux immigrés d'origine russe. Son plan de séparation des habitants est traité dans le dernier chapitre du livre avec d'autres « conditions » que Lieberman considère comme primordiales à tout arrangement politique, à savoir notamment la lutte contre le terrorisme en collaboration avec les Palestiniens et l'amélioration de la situation économique de ces derniers afin qu'ils ne deviennent pas une proie facile pour les recruteurs de terroristes.

Question : Qu'est-ce qui vous a encouragé à élaborer votre plan sur l'échange de territoires et d'habitants ?

Lieberman : Il y a longtemps que j'y réfléchis. Lorsque j'étais directeur du cabinet du Premier ministre je disais que dans une situation où on a à choisir entre l'unité de la terre et l'unité du peuple, c'est cette dernière qu'on devrait choisir. Durant ces années-là, j'ai mis au point mon plan de cantonisation et j'ai parlé des Arabes israéliens en tant que l'un de nos graves problèmes. Aussi quand j'étais ministre de l'Infrastructure en 2000-2001, avais-je suscité un tollé quand j'ai appelé à boycotter les chefs de municipalités arabes qui avaient hissé des drapeaux noirs le jour de la commémoration de l'Indépendance. Depuis, il s'est avéré nécessaire d'exprimer ces idées dans le cadre d'un plan bien structuré.

Question : L'accusation classique contre la droite c'est de dire qu'elle refuse toute solution. Que proposez-vous en alternative ?

Lieberman : Notre problème c'est que la vie continue son cours alors que nous sommes toujours aussi incapables de nous réunir en un seul camp national pour trouver des points communs et tracer des lignes rouges. Si on était un pays organisé, on se serait réuni pour analyser nos problèmes et les classer par ordre de priorité.

Trois principaux problèmes

Lieberman voit en l'échange de territoires et la séparation des habitants (juifs et arabes) la solution sérieuse à l'une des principaux problèmes auxquels on fait face aujourd'hui. Parmi ces problèmes, il en relève trois : Les armes non conventionnelles qui risquent de tomber aux mains des Irakiens, des Iraniens et des adeptes de Ben Laden ; le problème des Arabes israéliens ; et celui des juifs qui sont en train de se dissoudre et qui, selon toutes les estimations, perdront des pans entiers de leurs fils dans la diaspora, ne serait-ce qu'au niveau de la place que leur accorde la loi religieuse en tant que peuple juif.

Question : Le problème, M. Lieberman, c'est qu'on place la menace palestinienne au centre de nos préoccupations. Qu'est-ce que vous proposez ? Redessiner la carte, introduire des modifications de frontières, annexer des colonies et renoncer aux villages arabes ? Pensez-vous qu'une telle solution serait acceptée par les partisans du Grand Israël ou par la gauche sociale ?

Lieberman : Qu'est-ce qu'on propose d'habitude quand on parle d'accords durables ? La partition du pays en deux Etats. Or, l'un de ces deux Etats serait palestinien et l'autre, voisin, serait binational avec parmi ses citoyens les Arabes israéliens qui sympathisent de plus en plus avec les Palestiniens à mesure que les activités terroristes s'intensifient. Ce serait une situation très épineuse à mon avis. En revanche, mon plan propose de placer la plupart des Arabes sous autorité palestinienne en excluant les villages arabes des territoires sous souveraineté israélienne. Parce que si on accepte la création d'un Etat palestinien sans trouver une solution aux Arabes israéliens, notamment les musulmans parmi eux qui habitent les villages du Triangle et qui se trouvent pour leur majorité sous l'influence de la section nord du mouvement islamiste, ce serait notre fin.

Ceux qui acceptent les accords qui prévoient de garder les Arabes israéliens dans les frontières du pays, que pourront-ils faire si nos craintes sont confirmées ? Les conséquences sont évidentes : les rapports entre les Arabes d'Israël et les Palestiniens nous seront préjudiciables. A une échelle plus vaste, deux entités ont déjà fait leur apparition, d'un côté une zone chiite en Irak, en Iran et ailleurs, et d'un autre côté une zone palestinienne qui inclut la Jordanie, Israël, la CisJordanie et Gaza. Leur collaboration est plus que probable en cas de création d'un Etat palestinien. Cette coopération entre Palestiniens et Chiites se renforcera avec le temps avec tout le danger stratégique qu'elle représente et à partir de ce moment, le compte à rebours commencera. On se retrouvera entre le marteau et l'enclume. Ce danger serait bien plus important que celui du bloc de l'Est qu'on redoutait autrefois. L'étau se resserre, la preuve en est cette coopération qui existe déjà dans les activités terroristes.

Question : Votre diagnostic qui met l'accent sur le problème des Arabes israéliens risque de ne pas convaincre tout le monde. Beilin, pour ne prendre qu'un exemple, pense que les Territoires (palestiniens) sont le vrai problème qui entrave le développement du pays.

Lieberman : N'importe quoi ! Le terrorisme n'existait-il pas avant la guerre des Six jours ? N'y a-t-il pas eu des événements semblables à ceux de 1929 avant même la création de l'Etat ? Dans un premier temps, la majorité arabe qui se profile en Galilée et au Néguev demandera l'autonomie politique, avant de demander dans une phase ultérieure la séparation de l'Etat. La cause du conflit ce sont les frictions entre les deux peuples et non pas les colonies. Si on est incapable de mettre un terme à ces frictions, l'autre solution serait de transférer tous les Juifs. Il est inutile de dessiner de nouvelles cartes ou d'envisager l'évacuation de certaines colonies. Il faut négocier la séparation des deux peuples, pas à travers l'extradition ou le transfert, volontaire ou obligatoire, mais en partant du principe que c'est la seule solution réalisable, loin des chimères du « nouveau Moyen-Orient ».

La rétrocession des Territoires ne réalisera pas une paix réelle

Dans le chapitre intitulé « Nos relations avec l'Egypte », Lieberman a fait une analyse de la paix froide entre Israël et l'Egypte dont la conclusion confirme l'avis de ceux qui pensent que la rétrocession de territoires ne réalisera pas une paix réelle. Lieberman prend pour exemple la rétrocession du Sinaï qui n'a pas réussi à faire de l'Egypte un vrai allié d'Israël.

« Les multiples concessions faites à l'Egypte ont fait d'elle un pays trop exigeant et plus hostile à l'égard d'Israël », a écrit Lieberman. Pour preuve, il rappelle que l'Egypte après avoir récupéré le Sinaï sans avoir à faire la guerre (grâce à un sacrifice israélien sans pareil), a refusé de faire un geste de bonne volonté et de céder Taba, qui n'est qu'une petite parcelle de territoire.

Dans son livre, Lieberman explique que l'Egypte, notre allié en apparence, constitue en effet un facteur d'incitation et d'intransigeance dans le monde arabe. « L'Egypte n'œuvre pas en faveur de la modération comme devrait le faire un vrai allié. L'Egypte a toujours adopté une ligne hostile à Israël, dans toutes les instances internationales c'est le pays le plus prompt à soumettre des projets de résolutions anti-israéliens. Le soulèvement des Bédouins du Néguev a eu lieu sous l'œil bienveillant des services de renseignement égyptiens dont les activités s'étendent jusqu'au trafic de drogues vers Israël. Parmi les médias du monde entier, on ne trouve pas plus hostile à Israël que la presse égyptienne ».

En analysant ainsi la paix avec l'Egypte, Lieberman en est arrivé à la conclusion évidente qu'il faut parvenir à un arrangement sérieux qui garantisse au peuple juif de rester sur sa terre au lieu d'offrir des concessions en échange d'une paix fictive.

Question : Quelles sont les grandes lignes de votre solution ?

Lieberman : Ce que je veux c'est une vraie solution et non une solution comme celles qu'on a cherchées par le passé. Dans les accords d'Oslo I et II on a rétrocédé des territoires et on a autorisé la présence de forces militaires pour garantir le respect des engagements pris, en échange on n'a obtenu qu'un papier. Des papiers, je n'en veux pas moi, ce que je veux c'est un échange de territoires et d'habitants. Il faut retracer toute la région entre le Jourdain et la mer de façon à avoir les Juifs d'un côté et les Arabes de l'autre. La solution que je propose prévoit la modification des frontières de sorte à exclure de nos territoires les agglomérations des Arabes israéliens qui seraient placées sous autorité palestinienne, et à y inclure la plupart des agglomérations juives, notamment celles du Triangle qui seraient placées sous souveraineté israélienne.

Question : Et que fera-t-on des colonies isolées implantées au cœur d'agglomérations arabes, et des villages arabes isolés qui se trouvent entourés de colonies juives ? Dans la région où vous vivez, par exemple, il y a deux villages arabes entourés de colonies juives comme Nokdim, Tekoa et autres…

Lieberman : Il y aura effectivement certains cas où l'on serait obligé d'évacuer des colonies isolées. Pour ce qui concerne les agglomérations arabes, celles-ci seront soumises à la nouvelle loi sur la nationalité. Leurs habitants auront à décider s'ils veulent devenir des citoyens israéliens, ce qui exigera d'eux certaines obligations civiles, ils devront accepter par exemple de faire un service civil. Toute personne qui souhaite obtenir une carte d'identité israélienne devra prouver sa fidélité à Israël. Pour ceux qui ne le souhaiteront pas, ils pourront bénéficier d'un statut de résident et, par conséquent, n'auront le droit ni de voter ni de se porter candidats aux élections. Cela ne doit pas être considéré comme une discrimination, parce que, selon mon plan, les Israéliens et les Haredim auront à faire le même choix. Alors que le Plan de désengagement proposé par le gouvernement de Sharon prévoit d'évacuer et de transférer des Juifs sans leur consentement. C'est un transfert unilatéral.

Question : Et comment pouvez-vous être sûr que les Arabes israéliens accepteront de vivre sous l'Autorité palestinienne ?

Lieberman : Ce que je propose c'est de parvenir à un accord. Il ne s'agit pas de procéder à un transfert collectif. Mais d'autre part, je ne me sens pas obligé d'offrir mes services aux habitants d'Oum al Fahm.

Question : Pouvez-vous citer des expériences réussies du genre ?

Lieberman : Prenez l'exemple de Chypre, qui nous est géographiquement très proche. Pendant des années, les Turcs et les Grecs ont versé leur sang dans des conflits sans fin. Après les troubles qui ont éclaté en 1974, on a rassemblé tous les Turcs d'un côté de l'île et tous les Grecs de l'autre côté et on les a séparés par des fils barbelés. Depuis, le calme et la stabilité sont revenus dans l'île. Prenez les Balkans, les Baltiques, l'ex-Union soviétique, … les exemples sont très nombreux.

Question : Et quelle seront, selon vous, les réactions au niveau international ?

Je viens de souligner que le monde a connu beaucoup de solutions semblables, même quand les accords étaient très difficiles à conclure, comme pour les Baltiques et les pays de l'ex-Union soviétique. Si on fait passer des lois semblables à celles en vigueur dans ces pays, on nous accusera d'être un Etat raciste. Or dans leurs cas, la communauté internationale a fait passer ces lois sous silence. Le problème c'est qu'on ne veut pas se mettre d'accord entre nous. Le monde s'est infiltré à travers nos divergences. Mais le jour où on sera d'accord sur quelque chose, le monde l'acceptera, ne serait-ce que par son silence, comme il a reconnu les frontières de 1967 que nous tous avions acceptées. On ne pourra jamais parvenir à un règlement politique correct tant qu'on n'aura pas réalisé qu'il faut avant tout commencer par séparer les deux peuples et limiter les zones de friction.

Lieberman propose la séparation des deux peuples en vertu d'un accord bilatéral. Pour lui, c'est la solution idéale. Mais qu'en sera-t-il si les Arabes et l'Autorité palestinienne ne l'acceptent pas ? Lieberman persiste et signe. Il faut procéder à cette séparation même de manière unilatérale, ne serait-ce que pour nous assurer une existence sûre et stable. Dans l'espoir de convaincre le monde arabe que le terrorisme n'entraînera qu'une grande perte pour tout le monde.

Sources : http://www.aad-online.org/2005/Hebrew/3-March/5-10/5-3/aad19/a1.htm

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES COLONIALISTES

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