Livni appelle à des élections anticipées

Publié le par Adriana Evangelizt



Livni appelle à des élections anticipées


La poursuite du processus de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne apparaît encore plus compromise.


Le chef du parti Kadima au pouvoir en Israël, Tzipi Livni, a appelé hier à la tenue d’élections anticipées « le plus vite possible », après avoir échoué à former une coalition gouvernementale.
« J’ai informé le président que, dans les conditions présentes, nous devons organiser le plus vite possible des élections. Le peuple choisira ses dirigeants », a déclaré Mme Livni après une rencontre avec le président de l’État, Shimon Peres, à sa résidence à Jérusalem. « J’ai constaté ces derniers jours que les négociations menaient à des exigences exorbitantes tant au niveau économique que politique (des partis). Il y a un prix que je ne suis pas disposée à payer », a-t-elle martelé.
Donnant le coup d’envoi d’une campagne électorale en vue d’un scrutin prévu au plus tard en février, elle s’est présentée comme une dirigeante aux principes politiques « propres », face aux accusations de ses opposants, selon lesquelles son échec à former un cabinet illustrait son manque d’expérience politique.
M. Peres a déclaré qu’il inviterait « dans les trois jours » les chefs des différentes formations politiques pour les informer de la décision de Mme Livni, la ministre des Affaires étrangères, de renoncer à former un gouvernement.
Mme Livni a rencontré le président de l’État après un report de plusieurs heures à la demande de la présidence de la Knesset, le Parlement israélien, dans une ultime et vaine tentative de former un gouvernement.
Elle a ainsi tiré la conclusion de plus d’un mois de tractations vaines avec plusieurs partis, notamment après la défection des ultraorthodoxes du Shass (12 députés sur les 120 à la Knesset) et de la Liste unifiée de la Torah (six députés). Ces deux formations, dont l’appui était indispensable, avaient exigé de Mme Livni qu’elle s’engage par écrit à ne mener aucune négociation avec les Palestiniens sur la question ultrasensible de Jérusalem-Est occupée et annexée par Israël depuis 1967.
Jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement, après les élections générales, le Premier ministre démissionnaire Ehud Olmert reste à la tête d’un gouvernement de transition, chargé essentiellement d’expédier les affaires courantes. Selon les sondages de ces derniers mois, le dirigeant de l’opposition de droite, l’ancien Premier ministre et chef du parti Likoud Benjamin Netanyahu, paraît le mieux placé pour succéder à M. Olmert.
Avec l’annonce d’élections anticipées, la poursuite du processus de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne, déjà suspendue à la présidentielle américaine du 4 novembre, apparaît encore plus compromise. Le gouvernement de transition de M. Olmert n’est pas habilité à prendre des décisions cruciales pour l’avenir du pays car il ne dispose plus de majorité au Parlement. Et pour les commentateurs aussi bien palestiniens qu’israéliens, l’annonce d’élections anticipées marque définitivement la fin du processus entamé par l’administration de George W. Bush à la conférence d’Annapolis qui avait relancé les négociations de paix en novembre 2007.
Tous les yeux sont désormais tournés Outre-Atlantique ; Israéliens et Palestiniens sont suspendus au résultat de l’élection présidentielle aux États-Unis le 4 novembre. « Les changements en Israël et aux États-Unis auront des conséquences sur l’avancement des négociations », estime Nabil Abou Roudeina, porte-parole de M. Abbas.

Sources
Lorient Le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Ehud Omert

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