Les agriculteurs de Shufa interdits d'accès sur leurs terres pour la 5ème année de suite

Publié le par Adriana Evangelizt





Les agriculteurs de Shufa interdits d'accès sur leurs terres pour la 5ème année de suite


Par ISM


Ahmad Droubi et son père de 80 ans, Mahmoud, se sont vu refuser l'accès à leurs oliveraies situées à l'intérieur de la colonie illégale de Avne Hefez pour la troisième fois cette semaine, malgré avoir reçu une autorisation préalable des autorités israéliennes.

Les gardes de sécurité privée de la colonie ont refusé d'autoriser les agriculteurs, accompagnés d’activistes internationaux, d’entrer dans la colonie - d'abord en leur refusant l'entrée pure et simple, et ensuite en disant aux agriculteurs qu'ils seront autorisés à entrer dans la colonie à condition qu’ils fassent le tour de la colonie pour entrer par la porte arrière.

Les agriculteurs ont accepté et ont fait un long chemin à travers les oliveraies rocailleuses pour trouver la porte arrière fermée et abandonnée.

Après avoir attendu pendant plus d'une heure et essayé de convaincre le Bureau de Coordination du District israélien (DCO) de défendre leur coordination, les agriculteurs ont renoncé à essayer de récolter leurs olives.

Les représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont affirmé que c’était de la faute des agriculteurs s’ils n'ont pas été autorisés à entrer sur leurs terres, car ils ont fourni leurs documents de propriété de la terre directement à la DCO israélienne au lieu de les envoyer par la DCO palestinienne.

Ces cauchemars bureaucratiques sont la base de l'occupation israélienne et permettent d’éloigner les Palestiniens de leurs terres, de transférer les propriétés de Palestiniens à l'État d'Israël et de refuser aux Palestiniens l’obtention de cartes d'identité.

Les terres de la famille Droubi ont été entourées par les murs de la colonie il y a cinq ans quand elle s’est agrandie. Ayant déjà perdu plus de 240 dunums (60 hectares) de terres lorsque la colonie a été construite illégalement en 1982, ce fût extrêmement douloureux pour la famille de ne plus être en mesure d'accéder à leurs cinq autres dounams.

«Depuis cinq ans, nous n'avons pas pu aller sur notre terre, nous n'avons même pas vu nos arbres. Une fois j’ai tenté d’y aller juste pour voir s’il y avait des fruits sur les arbres. Mais l'herbe était tellement haute que je n’ai rien pu voir», explique Ahmad.

"Pour mon père, ces arbres sont comme ses fils, parce qu’il les a plantés lui-même. Il dit qu'ils sont même mieux que ses fils, parce que les arbres sont obéissants et que nous sommes désobéissants ".

Il y a un olivier, qui reste en dehors de la clôture de la colonie. Le père Mahmoud est parti avec son âne pour faire le tour de la colonie et le trouver, et il a ramené les olives à la famille, "Juste en souvenir des arbres".

Habituellement, la famille est même dans l'impossibilité de s'approcher de cet arbre, ou même d'essayer de voir les arbres à travers la clôture de la colonie.

En regardant les fermiers cueillir leurs olies à l'extérieur de la colonie tout en attendant à la porte, Ahmad a commenté: "Si ce n'était pas la saison de récolte des olives, ils [les soldats] tireraient sur eux".

Sources
ISM

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES COLONS EXTREMISTES

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