Barak: Le Hezbollah a "triplé sa puissance de feu" depuis la guerre de l'été 2006

Publié le par Adriana Evangelizt

 

 

Barak: Le Hezbollah a "triplé sa puissance de feu" depuis la guerre de l'été 2006

JERUSALEM - La Hezbollah libanais a "triplé sa puissance de feu" depuis la seconde guerre du Liban en 2006, a affirmé lundi le ministre israélien de la défense Ehud Barak, menaçant l'Etat libanais de représailles en cas de nouveau conflit.

"La puissance de feu du Hezbollah a triplé depuis la fin de la seconde guerre du Liban. Il possède des missiles qui peuvent atteindre les villes d'Ashkelon, Beersheba et Dimona (sud d'Israël, ndlr). Le Hezbollah possède aujourd'hui 42.000 missiles", a affirmé M. Barak devant le Parlement.

"L'intégration du Hezbollah dans l'Etat libanais expose le Liban et ses infrastructures à des attaques en profondeur dans l'éventualité d'un futur conflit", a averti M. Barak. A l'été 2006, Israël a mené une guerre au Liban contre le Hezbollah après la capture de deux de ses soldats par la milice chiite dans une attaque près de la frontière. Durant ce conflit, du 12 juillet au 14 août, quelque 4.000 roquettes ont été tirées sur le nord d'Israël, forçant un million de personnes à se terrer dans des abris ou à fuir vers le sud du pays. L'ancien Premier ministre a par ailleurs évoqué le cas de l'Iran. Ce pays "continue de berner le monde (...) et tente d'acquérir la capacité nucléaire militaire" a déclaré Ehud Barak, reprenant les accusations de l'Etat hébreu selon lesquelles Téhéran entend se doter de l'arme nucléaire sous couvert de programme civil. "Nous avons dit qu'Israël n'écartait aucune option de la table et nous conseillons aux autres d'en faire autant", a poursuivi M. Barak, en allusion à une éventuelle frappe militaire préventive contre l'Iran. "Nous pensons ce que nous disons mais je suggère, particulièrement en ce moment, de ne pas en dire plus, car cela ne ferait que nuire à Israël", a-t-il ajouté.

Le ministre de la Défense a aussi réaffirmé sa position en faveur du maintien de la trêve à Gaza avec le Hamas islamiste, maître du territoire. "Je ne regrette aucun des mois d'accalmie" écoulés depuis cette trêve, a déclaré M. Barak évoquant la situation dans le secteur sud d'Israël proche de la frontière avec la bande de Gaza. Il a fait valoir que "dans les mois (ayant) précédé l'entrée en vigueur de la trêve, on enregistrait jusqu'à 500 tirs de roquettes et d'obus de mortier par mois contre le sud d'Israël, contre une dizaine par mois depuis la trêve". "A tous les va-t-en guerre je dis: ce n'est pas vous qui m'apprendrez quoi que ce soit, sur la guerre, la paix et mes responsabilités", a encore poursuivi le ministre, général de réserve et ancien chef d'état-major. "Je suis ministre de la Défense et non ministre de la guerre et ma tâche consiste à assurer autant que possible le maximum de sécurité pour les citoyens d'Israël", a-t-il déclaré. Rejetant les appels de l'opposition de droite pour une opération d'envergure à Gaza afin de mettre fin aux attaques contre le territoire israélien, il a toutefois ajouté: "si une opération préventive devait s'avérer nécessaire, l'armée agira".

La trêve avec le Hamas conclue par l'entremise de l'Egypte est en vigueur depuis le 19 juin, pour une période de sept mois, soit jusqu'au 19 décembre. Elle est secouée depuis le 5 novembre par une brusque flambée de violence.
Sources iLoubnan
Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Livni-Barak

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