Rapport du PCAS : Conséquences dangereuses de ces 20 derniers jours de siège cruel imposé par les Israéliens

Publié le par Adriana Evangelizt

 

 

Rapport du PCAS : Conséquences dangereuses de ces 20 derniers jours de siège cruel imposé par les Israéliens


Par PCAS

Le Comité Populaire contre le Siège(PCAS) publie un rapport sur les dernières conséquences du siège qui ont touché tous les aspects de vie. La crise a fortement augmenté depuis qu’Israël a totalement fermé les passages, en interdisant l’entrée de nourriture, de carburant et de tous les produits dans la bande de Gaza.


Le dangereux blocus israélien qui s’est renforcé il y a 20 jours est considéré comme une condamnation à mort prononcée contre les hommes mais aussi les oiseaux et les animaux.

Le président du PCAS, le député Jamal El-Khoudary, a exprimé sa profonde colère envers la politique israélienne de punition collective. Il a qualifié ce qui se passe de violations flagrantes de tous les accords humanitaires internationaux et en particulier de la Quatrième Convention de Genève.

Ce nouveau rapport est un ultime appel avant qu’un véritable effondrement frappe totalement la vie. Ce rapport dévoile une partie des conséquences due siège inhumain d’Israël.

C’est également un message clair aux Nations Unies, à l’Union Européenne et à la communauté internationale qui doivent prendre leurs responsabilités immédiatement et mettre fin au siège.


Rapport sur les 20 derniers jours de siège

Secteur de la santé

Crises et Catastrophes:

La pénurie de médicaments de base est de 40%. Les médicaments pour le diabète, le coeur, l'asthme et autres maladies chroniques ont disparu de la bande de Gaza. En outre, d'autres types de médicaments pour le traitement du cancer des insuffisances hépatiques manquent gravement.

Les produits de stérilisation et de désinfection ainsi que des équipements médicaux et les vêtements appropriés ont diminué de 30%.

Il existe une grave pénurie de solutions, de pigments et d’instruments de laboratoires. Ces pénuries qui s’élèvent à 40% touchent directement les patients.

Certains matériels médicaux ont un besoin urgent de pièces de rechange et d'entretien. En raison du siège, rien n’est possible de faire. Le matériel médical de gestion de l’oxygène pour les incubateurs est touché aussi.

Les coupures d'électricité ont endommagée le matériel électronique et ses systèmes de programmation.

Les unités d’imagerie médicale de l’hôpital d'Al Shifa et de l’hôpital Européen sont touchées. Elles sont très importantes pour le diagnostic des tumeurs du cancer et autres maladies. Les pièces de rechange pour les écrans d’équipements médicaux ne sont pas disponibles!

Les gaz utilisés pour les opérations chirurgicales ne sont pas disponibles en quantité suffisante et le stock ne permettra de tenir que 7 jours. En temps normal, il faut un stock stratégique d’au moins 3 mois de ces gaz.

Les générateurs des hôpitaux travaillent pendant de longues heures en raison de coupures d'électricité et cela a affecte leur performance, déjà un générateur à l’hôpital d’Al-Shifa est arrêté.

Le gaz de cuisine n’est plus disponible et toutes les cuisines des hôpitaux de Gaza sont fermées. Cela affecte la qualité de l’alimentation des personnes malades. Des plus, les laveries de vêtements et de vêtements médicaux sont arrêtées, ce qui entrainera plus de maladies.

Les vaccins pour enfants sont sur le point de disparaître, ce qui causera des problèmes aux enfants au sujet de leur immunité contre les maladies.

Environ 260 personnes sont déjà décédées en raison du siège et de leur incapacité à voyager. Plus de 35% des victimes sont des enfants.

Les hôpitaux n’effectuent que les opérations chirurgicales urgentes et certaines autres normales en raison des problèmes ci-dessus.

Environ 60% des ambulances sont arrêtées.



Secteur agricole et animalier

Ce secteur est l'un des plus durement touché par la récente fermeture de punition collective. Les animaux et les oiseaux sont classés comme terroristes par Israël comme tous les Gazaouis.

Gaza a besoin de 150 tonnes de fourrage par jour, depuis 3 semaines, rien n’est entré.

Plus de 700.000 de poulets ont été tués en raison du manque de nourriture.

Les pertes représentent 20% en raison du manque de vaccins, de sérums et de nourriture.

Le secteur de la pêche a besoin de gaz naturel pour la pêche. Le processus d'incubation est aussi interrompu.

Les équipements agricoles comme les insecticides, les semences et les engrais ne sont pas disponibles. Cela affecte négativement l’ensemble du secteur qui avait déjà été touché dès le début du siège.

Les produits agricoles restent dans la bande de Gaza, puisqu’Israël empêche tout type d'exportation depuis un an et demi.


Fermeture des passages commerciaux

Israël a fermé tous les passages et a diminué l’entrée de tous les produits de base dans la bande de Gaza à partir de la mi 2007. Seulement 15% des 600 camions par jour nécessaires ont pénétré dans la bande de Gaza.

Le 4 Novembre, Israël a fermé complètement tous les points de passage. Même les 15%, qui n'étaient pas suffisants ont été supprimés par Israël.



Crise du carburant :

Israël a interrompu totalement l’approvisionnement en carburant, y compris le carburant industriel nécessaire à la seule centrale électrique. Le gaz de cuisine, le carburant, l’essence et le benzine et le diesel n’entrent pas dans Gaza, ce qui met les gens dans une situation dramatique.

La centrale fonctionne à 50% de sa capacité depuis qu’elle a été bombardée par Israël en 2006. Elle produit environ 70 mégawatts sur sa capacité de 140 mégawatts en raison du manque de pièces de rechange. Elle consomme environ 300.000 litres de fuel industriel et pas un litre n’est entré dans Gaza au cours de ces 20 derniers jours.

L'arrêt de la centrale a plongé entre 50 et 60% de la Bande de Gaza dans une profonde obscurité en raison d'un manque d’énergie. Les autres arties dépendent de l’électrivité provenant d’Israël et d’Egypte. Les lignes électriques en provenance d’Israel sont en mauvais état et ont un besoin urgent de réparation.


Crise du pain

A Gaza, le nombre de boulangeries est de 47 mais maintenant, seules 17 fonctionnent.

Normalement, les besoins de la bande de Gaza sont de 450 tonnes de farine, 100 tonnes pour les boulangeries et 300 tonnes pour usage domestique. Une partie des besoins domestiques est fournie par l'UNRWA qui a mis récemment fin à son travail.

Les quantités de farine et de blé restantes permettent de tenir encore 15 jours. Et puis après, si Israël n’ouvre pas ses passage frontaliers alors aura lieu une véritable famine.


Eau et eaux usées

Le secteur fait face à une forte pénurie de chlore nécessaire pour l'eau et bientôt il n’y en aura plus pour l'eau potable. Par conséquent, l’eau contaminée mélangée aux eaux usées sera une cause de fléaux.

Une eau pleine de bactéries sera distribuée aux civils de la bande de Gaza. Gaza a besoin de 60 mètres cubes de chlore et son dernier stock s’élevait à zéro.

Sur les 145 puits, environ 100 fonctionnent à seulement 60% de leur capacité normale. Les 45 autres puits d'eau fonctionnent à 80% en raison raison d’une pénurie de pièces de rechange et du bouclage israélien.

La consommation d'eau est de 220 mille mètres cubes en temps normal. Toutefois, elle a diminué de 40%. Certaines zones dans la bande de Gaza ne reçoivent pas d'eau en particulier, les immeubles.

Une autre conséquence est que les eaux usées sont déversées dans la mer. On estime que ce rejet représente 77 millions de litres par jour. Cela tue les poissons et cause une catastrophe écologique.



Crise de la nourriture et des produits de base

Les produits de base comme le lait, la farine, les huiles alimentaires, la viande, le riz et les légumineuses ne sont pas disponibles en grandes quantités. D'autre part, les matières premières ne sont pas non plus disponibles.

Les estimations pour la consommation quotidienne des produits alimentaires suivants dans la bande de Gaza sont de : 867 tonnes de farine, 153 tonnes de sucre, 110 tonnes de riz, 75 tonnes de différents types d'huile et 49 tonnes d'herbes et de légumes. Selon l'administration des passages, seuls 15% de ces besoins entrent dans la bande de Gaza.



Crise de l’UNRWA:

En raison de la fermeture des passages, tous les types de services et d’aide sont interdits d'entrer dans la bande de Gaza. L'UNRWA, qui fournit des colis alimentaires à 750.000 personnes a cessé son travail vital.



Secteur industriel :

Le secteur industriel dépend entièrement des importations de matières premières. Il dépend à hauteur de 80% des importations de machines et de pièces de rechange, et au cours de la haute saison de production (Mai - Juin), il est possible d'exporter 748 camions chargés de produits industriels par mois (y compris des meubles, des produits alimentaires, des vêtements et des produits agricoles).

Depuis le début du siège, l’Occupant a annulé l'application de son code des douanes pour la bande de Gaza, ce qui a entraîné l'arrêt de toutes les activités industrielles qui dépendent à 85% des matières premières qui sont importées d'Israël ou via son territoire, et les statistiques indiquent que plus de 97% des établissements industriels, sur un total de 3900, ont été fermés, mettant fin à l'exportation de leurs produits.

Comme conséquence, 33.000 sur les 35000 ouvriers de ce secteur rejoint les rangs des chômeurs dès l'imposition du siège en Juin 2007, et depuis le début du siège, le nombre d'ouvriers dans le secteur de l'industrie ne dépasse pas les 1500.

Sources ISM

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LE MARTYRE DE GAZA

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