La République bananière de Ramallah

Publié le par Adriana Evangelizt

 

 

La République bananière de Ramallah


Par Jamal Dajani



Au moment où le Président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, s'adressait aux Israéliens par le biais des médias, il ordonnait l'interdiction d'accès à un site web d'informations populaires dans la bande de Gaza.


Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza sont maintenant dans l'impossibilité de visualiser le site Donia Al-Watan. Abbas a publié l'ordre de blocage du site sans effectuer les procédures normales, sans avis juridique ou sans la possibilité au site internet de se défendre, selon un rapport publié sur le site.


La raison en est que le site avait fait un reportage sur la corruption généralisée dans l'entourage d'Abbas.

Lors de son huitième et peut-être dernier voyage en Israël et en Cisjordanie, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a déclaré au cours d'une conférence de presse dans la ville de Jénine que les Palestiniens et les Israéliens restaient attachés aux négociations de paix, et que les États-Unis continueront à soutenir leurs efforts .

"La distance vers la paix a diminué», dit-elle, "bien que nous ne sommes pas encore arrivés à la paix."

Jénine a été le théâtre sanglant de la «bataille de Jénine" en 2002. C’était une zone interdite aux dignitaires étrangers et un lieu sûr pour les militants palestiniens. Jusqu’à récemment, l'Autorité Palestinienne avait peu ou pas de contrôle sur la ville. En 2005, j'avais interviewé certains des militants qui la contrôlaient.

En y organisant la conférence de presse, Condoleezza Rice, et le Premier ministre de l'Autorité Palestinienne, Salam Fayyad voulaient mettre en évidence les progrès réalisés dans le chemin vers la paix; que l'activité économique était de retour, et que les forces de sécurité palestiniennes faisaient respecter la loi à Jénine.

Pendant ce temps, dans une précipitation de dernière minute, l'administration Bush a envoyé au moins 300 millions de dollars à l'Autorité Palestinienne qui auraient autrement fait face au contrôle sévère d’un Congrès préoccupé par l’effondrement économique. L'argent est un dernier effort visant à renforcer le Président très critiqué de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas.

Une partie de cette somme pourrait avoir servi à payer les derniers encarts publicitaires que Mahmoud Abbas a fait paraitre dans les journaux israéliens pour tenter d'accroître l'intérêt dans un plan de paix arabe pour la région.

L'initiative, qui offre Israël des relations normales avec les pays arabes, a été proposée pour la première fois en 2002.

Ce jeudi, ces pleine page des publicités ont été publiées en hébreu dans quatre journaux israéliens. Le texte de l'annonce dit:

"Cinquante-sept pays arabes et islamiques établiront des relations diplomatiques et des relations normales avec Israël en échange d'un accord de paix et la fin de l'occupation."

Madison Avenue semble avoir déménagé à Ramallah. Pas mal de la part d'un président dont le mandat est "censé" se terminer le 9 Janvier 2009. Mais souvenez-vous bien de ce que je vous dis... il ne partira pas.

Toutefois, le problème est que Mahmoud Abbas semble avoir oublié l'autre gouvernement palestinien - celui dans la bande de Gaza ... ou peut-être pas.

Au moment où le Président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, s’adressait aux Israéliens par le biais des médias, il ordonnait l’interdiction d'accès à un site web d'informations populaires dans la bande de Gaza.

Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza sont maintenant dans l’impossibilité de visualiser le site
Donia Al-Watan. Abbas a publié l'ordre de blocage du site sans effectuer les procédures normales, sans avis juridique ou sans la possibilité au site internet de se défendre, selon un rapport publié sur le site. La raison en est que le site avait fait un reportage sur la corruption généralisée dans l’entourage d’Abbas.

Selon une interview accordé à
The Electronic Intifada, le rédacteur en chef de Donia Al-Watan, Abdallah al-Issa, a déclaré qu’avec les coupures d'électricité, qui dure souvent pendant dix-huit heures par jour et les graves privations dans la bande de Gaza, son travail de journaliste a été suffisamment difficile sans avoir à faire face à la censure de l'Autorité palestinienne. Mais le site peut encore être vu de l'étranger.

En représailles, le site affiche une image d'Abbas avec le titre: «La République bananière de Ramallah."

Sources ISM

 

Posté par Adriana Evangelizt

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