Gaza: l'offensive israélienne "sans merci" se poursuit, plus de 300 tués dont 51 civils

Publié le par Adriana Evangelizt



Gaza: l'offensive israélienne "sans merci" se poursuit, plus de 300 tués dont 51 civils



Israël, engagé dans une "guerre sans merci" contre le Hamas, attaquait lundi des cibles du mouvement islamiste pour la 3e journée consécutive dans la bande de Gaza où ses raids ont fait plus de 300 morts dont 51 civils, alors que se profile la perspective d'attaques terrestres.

En Israël, des roquettes tirées par des combattants du Hamas depuis la bande de Gaza ont fait un mort et huit blessés, à Ashkelon, dans le sud du pays.


Après une série de raids nocturnes, l'armée de l'air israélienne a mené de nouvelles frappes lundi matin, détruisant notamment le bureau du Premier ministre du gouvernement du Hamas Ismaïl Haniyeh, selon des témoins.


Dans la nuit, un appareil israélien a bombardé l'Université islamique de Gaza, un bastion du Hamas, et détruit une mosquée à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.


Cinq fillettes d'une même famille âgées de un à douze ans et habitant près de la mosquée ont été tuées lors du raid.


Selon le dernier bilan fourni par le chef des services d'urgence dans la bande de Gaza Mouawiya Hassanein, les attaques aériennes israéliennes ont fait depuis samedi au total 312 tués, et 1.420 blessés. La majorité des morts appartiennent au Hamas.


Christopher Gunness, porte-parole de l'UNRWA, l'agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens, citant des chiffres obtenus de sources hospitalières, a fait état de 51 morts civils "dont des femmes et des enfants" parmi les victimes.

"Nous n'avons rien contre les habitants de Gaza mais nous sommes engagés dans une guerre sans merci contre le Hamas et ses alliés", a déclaré au Parlement le ministre israélien de la Défense Ehud Barak.

"A notre grand regret, il y a des victimes civiles, même si elles ne sont pas nombreuses. Nous ne voulons pas porter atteinte à des femmes, des enfants, des hommes, et nous n'empêchons pas une aide humanitaire", a-t-il dit.


L'opération dite "plomb durci", d'une violence inédite depuis l'occupation des territoires palestiniens par Israël en 1967, vise selon l'Etat hébreu à mettre fin aux tirs de roquettes sur le sud du pays depuis la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas qui en a délogé en juin 2007 les forces fidèles au président palestinien Mahmoud Abbas.


Laissant planer la menace d'une offensive terrestre, Israël a donné dimanche son feu vert à la mobilisation de 6.500 réservistes.


Lundi, des renforts d'infanterie et de blindés ont été déployés à la lisière de la bande de Gaza, selon des photographes de l'AFP.


Dans une mesure qui pourrait préluder à une attaque terrestre imminente, l'armée israélienne a décrété lundi le secteur frontalier longeant la bande de Gaza "zone militaire fermée", selon un porte-parole militaire.


Le porte-parole a indiqué que les routes de ce secteur étaient interdites à la circulation des civils sauf autorisation de l'armée, et que seuls les habitants des localités israéliennes pouvaient y accéder.


A Ashkelon, à quelque 13 km de la bande de Gaza, un ouvrier arabe israélien a été tué et huit autres civils blessés par une roquette palestinienne.


Dans un communiqué à Gaza, la branche armée du Hamas a affirmé avoir tiré "quatre roquettes de type Grad" sur Ashkelon. Au total, une vingtaine de roquettes tirées depuis Gaza se sont abattues lundi dans le sud d'Israël.

Il s'agit du deuxième civil tué par des roquettes palestiniennes en Israël depuis le début des raids aériens.


Par ailleurs, un Palestinien a blessé quatre Israéliens dans une attaque à la lame dans une colonie de Cisjordanie avant d'être lui même grièvement blessé par balle, selon des sources des services de sécurité.

Dimanche après-midi, l'aviation israélienne a mené des raids contre des tunnels de contrebande dans le secteur de Rafah, à la frontière avec l'Egypte. Ces souterrains permettent au Hamas d'introduire des armes dans la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien.


De l'autre côté de la frontière, la police égyptienne a tiré des coups de feu en l'air pour empêcher des dizaines de Palestiniens d'entrer en Egypte au nord du terminal de Rafah. Le Caire a déployé de nouveaux renforts dans ce secteur.


Dimanche soir, un policier égyptien a été tué par balle et un autre blessé à Rafah par des tirs en provenance de la bande de Gaza.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


 

Publié dans LE MARTYRE DE GAZA

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