L'insolente terreur d'Israël et l'insupportable démission de l'humanité

Publié le par Adriana Evangelizt

Un très bel article à faire circuler...



L'insolente terreur d'Israël et l'insupportable démission de l'humanité


Par Alassane Kitane



“Toute action humaine a commencé par être un rêve et a fini par devenir un rêve.” Ces propos de Theodor Herzl (L'Etat juif, 1896) véritable père de l’idée d’un État israélien, peuvent résumer ce que Israël est train de faire vivre le monde dans sa confrontation avec les Palestiniens, sauf qu’à la place d’un rêve, l’actuel mode d’être d’Israël est plutôt un cauchemar et ce, non seulement pour les seuls Palestiniens et Israéliens, mais aussi pour l’humanité.

La communauté internationale ne connaîtra jamais la paix tant qu’elle se servira de l’insoutenable martyr des Palestiniens comme la rançon de sa bonne conscience envers les juifs après le silence ou la complicité coupable et abjecte dont elle a fait montre face à la longue barbarie que de sinistres idéologies ont exercée sur les juifs. L’ONU, l’Union européenne, le monde musulman, sont tous quasiment hypnotisés dès qu’il s’agit de juger Israël ou de lui demander de respecter les résolutions des Nations unies. Ce pays serait-il donc intouchable ? Immaculé ? Infaillible ? Les malheurs du peuple juif seraient-ils plus humainement révoltants que ceux présentement subis par les Palestiniens ?

Le problème de la géopolitique actuelle est qu’elle est prisonnière de son propre passé, elle est pilotée par la pesanteur du remords qui s’est saisi du monde civilisé depuis que sa culpabilité a été établie à propos des crimes inhumains que le peuple juif a subis dans le passé. Hélas ! Cette pesanteur est tellement grande qu’elle a tué la capacité critique de tous les humanistes modernes. Le sionisme a été dangereusement travesti et s’est mué en idéologie de vengeance et de domination au lieu de rester un mouvement humaniste éclairé par une haute idée de l’universel qui transcende nos races et ethnies.

Après avoir capturé le capitalisme américain, l’idéologie sioniste a simplement domestiqué et cadenassé les catégories morales et intellectuelles par lesquelles la communauté internationale pense et évalue, de sorte qu’on ne peut pas critiquer Israël sans courir le risque d’être accusé de négationniste. On raconte même que les services de renseignements sionistes ont, entre autre mission, de répertorier le nom de tous ceux qui ont écrit ou dit des propos critiques envers la politique israélienne et de chercher le maximum d’informations sur eux ! Peut-être qu’ils nous feront l’honneur de nous faire figurer dans leur répertoire, mais au-delà du caractère anecdotique de cette rumeur, il y a lieu de chercher à comprendre le génie par lequel s’est opéré cet impérialisme intellectuel du sionisme sur les consciences.

Israël est presque le synonyme du bien et ses critiques le symbole du mal ! Il y a donc une sorte de terrorisme intellectuel et moral qui s’est abattu sur les consciences humaines et qui les contraint à courber l’échine devant les crimes commis par l’État juif par peur de commettre le crime de liberté d’esprit face à Israël : c’est le seul État devant lequel il faut s’aliéner de sa liberté d’esprit sous peine d’être maudit. L’ONU et l’UE s’empressent de faire des procès à des pays africains pour génocide alors qu’au même moment un État nanti d’armes bannies sème le crime et la désolation à une échelle qui n’a rien à envier aux dérives inhumaines du régime soudanais, encore que là également c’est le règne de l’impunité et le régime de la pensée unique.

C’est vrai que les crimes d’Israël ne sont pas comparables à ceux commis par les fascistes et nazis contre le peuple juif, mais justement c’est là une raison fondamentale pour dénoncer et stopper l’anarchisme internationale dont Israël fait montre en violant les conventions et en ignorant les résolutions des Nations unies. Si un État peut faire preuve d’une si grande indifférence à l’égard de la morale internationale, il n’y a plus de garantie qu’il ne franchira pas le cap de la dérive nazie et rien, à part l’arbitraire, ne peut guère justifier que l’on soit regardant envers les autres pays en matière de respect des droits de l’Homme et de la morale internationale.

L’histoire du peuple juif est assez pertinente pour mobiliser toute la communauté internationale à obliger Israël d’arrêter le massacre planifié qu’il exécuté au vu et au su de tout le monde sans que personne n’ait le courage de lever le doigt en signe de protestation. Dommage, l’historien Max Gallo a raison lorsqu’il dit que le drame de l’homme en général et de ceux qui vivent l’histoire c’est que « les évènement qui se sont déroulés ne les aident pas à reconnaître la route de l’avenir ». Comment la communauté internationale qui, a pourtant été à l’origine de cette aporie politique dans laquelle Israéliens et Palestiniens se trouvent présentement, peut-elle assister impuissante à cette frénésie de la violence entretenue par quelques activistes palestiniens et l’État hébreux ? Mais le plus étonnant et le plus révoltant c’est encore le mutisme hautement plus coupable que l’action israélienne dont la oumah islamique fait preuve face à cette épreuve de frères musulmans. Que personne ne nous reproche de faire une approche émotive de la question car c’est l’émotion qui aussi été à l’origine de l’assomption politique dont jouit l’État israélien.

Les pays musulmans dont les fonds alimentent en partie le capitalisme domestiqué par le sionisme sont honteusement incapables de faire la moindre action géostratégique pour contrecarrer les lobbies intellectuels et économiques qui servent de moteur à l’insolence dont Israël fait preuve face aux injonctions, du reste, mystificatrices de la communauté internationale. La voix inaudible des peuples musulmans est paradoxalement sévèrement réprimée par les autorités de ces pays dirigés par des oligarques qui ne se sentent nullement concernés par le destin de la communauté musulmane, s’ils n’ignorent pas simplement ce que signifie cette notion. En ce qui concerne notre pays, il y a lieu de se demander si nous méritons encore le nom de muslim ! Des Sénégalais qui se permettent de parader pour fêter la victoire de Obama alors qu’ils sont incapables de manifester, ne serait-ce que pour la forme, leur compassion avec le peuple palestinien. Ils oublient peut-être que, quelque soit le génie et le mérite de Obama, il reste le fruit d’un système moralement corrompu et dont il ne peut s’arracher qu’en risquant sa vie et statut de héros.

Et pour dire encore un mot sur l’incohérence économique et diplomatique qui règne dans la oumah, il y a lieu de se demander si devant le Seigneur (SWT) nous oserons encore revendiquer le titre de musulmans, tellement notre complicité avec le diable est nette. Nous manquons tellement de confiance en nous-mêmes que nous n’hésitons pas à aller engraisser le système politique et économique qui nous maintient dans la servitude et l’insignifiance. Si jusqu’ici le monde musulman est incapable de trouver une stratégie et des mécanismes pour sauver son être face à l’hégémonie et à l’unilatéralisme occidental, il y a vraiment lieu de mettre en doute l’efficience de notre foi et notre mérite à revendiquer un quelconque legs du prophète Mahomet (PSL), car lui au moins a réussi, malgré la modicité de ses moyens, à fonder une communauté solidaire et forte dans un univers où tout travaillait à l’écraser.

Alassane K KITANE, professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès


Sources Alpha 2 Info

Posté par Adriana Evangelizt

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