Infos Union Juive Française pour la Paix

Publié le par Adriana Evangelizt


INFOS UJFP ILE-DE-FRANCE




 

31/12/08

 

 

GAZA : DES VOIX S’EXPRIMENT À PARIS…

 

Le 30 décembre, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Paris pour réclamer l’arrêt du massacre, la levée du blocus, la suspension des accords entre l’Union européenne et Israël, des sanctions contre ce dernier et une protection pour la population de Gaza. Appelé par pas moins de 62 associations, syndicats et partis, le cortège, qui marchait vers le Quai d’Orsay, a été stoppé au niveau de la rue de Varenne par un impressionnant déploiement de CRS. La raison d’une telle précaution ? Une réunion des ministres européens des Affaires étrangères, convoquée par Bernard Kouchner à la veille de la fin du mandat de Nicolas Sarkozy comme président de l’Union européenne. Le 1er janvier, la France passe le flambeau de la présidence de l’UE à la République tchèque. Les propositions des ministres des gouvernements européens étaient sensiblement moins exigeantes que celles des manifestants à l’extérieur de la salle de conférences : juste un cessez-le-feu et un retour au « processus de paix ». La grande initiative de la France, pays hôte de la conférence, étant de proposer une trêve de 48 heures. Mais avant le début de l’offensive israélienne, y avait-il un processus de paix en cours ? Aucune négociation entre Israël et les autorités palestiniennes, poursuite de la colonisation, renforcement du blocus contre la Bande de Gaza, multiplication des déclarations bellicistes de Tel-Aviv et rupture de la trêve par l’armée israélienne (suivie par la rupture, prévisible, de cette même trêve par la résistance palestinienne) : drôle de processus de paix. C’est sans doute cette vision « pacifique » des événements qui avait incité le gouvernement français, et celui de ses voisins européens, à accueillir favorablement la demande de rehausser le statut diplomatique d’Israël auprès de l’Union européenne, et ceci malgré le vote négatif du Parlement européen sur cette proposition. Avec un tel traitement de faveur pour la puissance occupante, il n’est pas surprenant que les responsables israéliens restent sourds aux requêtes européennes en faveur d’un cessez-le-feu. Rehausser, auprès de l’Union européenne, le statut diplomatique d’Israël ne peut en effet qu’encourager cet État à ne pas prendre au sérieux les gesticulations diplomatiques européennes pour une nouvelle trêve. Pas de sanctions, pas de pressions réelles, mais au contraire un traitement de faveur pour Israël. Voilà qui ne risque pas d’empêcher Tel-Aviv à perpétuer ses crimes de guerre à Gaza. Quant à Nicolas Sarkozy, futur ex-président de l’Union européenne, il a laissé savoir qu’il pourrait se rendre en Israël la semaine prochaine.

 

… ET À TEL-AVIV

 

En Israël, la droite rivalise de déclarations martiales, entre le Premier ministre Ehud Olmert, son ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni (Kadima) et le grand rival de cette dernière pour les législatives anticipées en février, Benyamin Netenyahou (Likoud). Par ailleurs Tzipi Livni est attendue à Paris pour une visite officielle le 1er janvier. Et les va-t’en-guerre n’ont rien à craindre du côté de la « gauche » (sioniste et sociale-démocrate). Car le ministre de la Défense, qui mène les opérations militaires contre Gaza, n’est nul autre qu’Ehud Barak, ancien Premier ministre et actuel chef du parti… Travailliste ! Quant au Meretz (parti, qui, à la Knesset, se présente comme la « gauche laïque »), il soutient l’offensive de l’armée israélienne à Gaza. Tout comme l’association Shalom Archav, proche du Parti Travailliste, dont l’appellation en français se traduit par « La Paix Maintenant ». Avec de tels soutiens pour « la paix », la guerre a de beaux jours devant elle. Il n’empêche, tous les Israéliens ne sont pas complètement aveuglés. Même si les partis institutionnels (à l’exception du Parti communiste et des formations arabes à la Knesset) se sont tous ralliés à « l’union sacrée » comme veut la tradition en temps de guerre, la société civile continue à faire de la résistance. À commencer par les objecteurs de conscience, qui n’ont pas baissé les bras et dont plusieurs militants purgent actuellement des peines derrière les barreaux des prisons militaires pour insoumission et refus de faire leur service militaire (obligatoire) dans les territoires occupés, voire pour refus tout court d’être incorporés dans une armée d’occupation. D’autres groupes de citoyens ne sont pas en reste : des syndicats étudiants, la Coalition des femmes pour la paix, les Médecins pour les droits humains, les Rabbins pour les droits humains, Gush Shalom (le bloc de la paix), les Anarchistes contre le Mur, le Centre d’information alternative de Jérusalem et bien d’autres encore, réunis dans la Coalition israélienne contre la guerre. À cela il faut ajouter un certain nombre de journalistes et d’intellectuels dissidents qui font entendre leurs voix. De cette mouvance critique, allant des pacifistes de conviction aux militants anticolonialistes, la presse israélienne ne parle guère. Pas plus que la presse internationale. Et pourtant, cette dissidence israélienne existe bel et bien et c’est elle, avec ses relais dans l’opinion internationale, qui représente un véritable espoir de paix, car fondé sur l’exigence de justice à l’égard du peuple palestinien. C’est à la résistance légitime du peuple palestinien et à l’activité courageuse des Israéliens antimilitaristes que nous exprimons notre soutien, dans la perspective de créer les conditions pour d’une véritable solution politique sur cette terre où ne cesse de se répandre le sang de victimes innocentes.

 

MANIFESTATION UNITAIRE À PARIS LE 3 JANVIER

 

Ici à Paris, tout en maintenant notre demande d’audience auprès du ministère des Affaires étrangères, il ne nous reste plus qu’à continuer à exprimer notre indignation dans la rue. Après la manifestation du 30 décembre, l’UJFP et ses partenaires associatifs vont réitérer une importante protestation samedi le 3 janvier. Une grande marche unitaire partira à 15 heures de la Place de la République. L’UJFP organise un cortège conjoint avec l’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), sous notre banderole commune : « Juifs et Arabes Unis pour la Justice ». Rendez-vous pour former notre cortège à 14h30 au milieu de la place, côté ouest, à l’angle de la rue du Temple (en face du lion sur le socle du statut de la République). Venez-nombreux !

 

UJFP SERA REÇUE À L’HÔTEL DE VILLE LE 8 JANVIER

 

Bernard Kouchner n’est pas pressé de recevoir une délégation de l’UJFP et de ses partenaires associatifs. Bertrand Delanoë non plus. C’est avec plusieurs mois de retard que les services du Maire de Paris ont fini par accéder à notre requête. Nous demandons publiquement une telle rencontre depuis… juillet 2008 ! Notre démarche est motivée par la multiplication des gestes pro-israéliens de la Mairie au cours de l’année 2008, qui correspondait au 60ème anniversaire de l’État d’Israël. Dans une lettre ouverte adressée à Bertrand Delanoë, Richard Wagman, président d’honneur de l’UJFP, a précisé : « Rappelons cependant que 2008 n’est pas seulement le 60ème anniversaire de la proclamation de l’État d’Israël. Il est aussi le 60ème anniversaire de la Nakba, l’expulsion de quelques 750 000 Palestiniens de leurs foyers. Ce n’est pas en lisant les communiqués de la Mairie de Paris, ni en feuilletant les bulletins municipaux, que nos concitoyens le sauraient. Le silence commence à être assourdissant. (…) Vous avez reçu Simon Pérès en grande pompe, vous avez fait afficher d’immenses photos en faveur de soldats israéliens sur le bâtiment de la Mairie de Paris, vous avez offert une fontaine à Jérusalem-Ouest, ce dont vous n’avez pas fait mystère, le Salon du Livre s’est tenu avec Israël comme invité d’honneur, pour ne parler que de ces quelques exemples en cette année du 60ème anniversaire. De l’autre côté, il y aurait quelques projets en faveur des Palestiniens dont vous affirmez l’existence dans un courrier privé ou en réponse à des questions en séance plénière du conseil municipal. Ces projets ne sont accompagnés d’aucune annonce publique. Il n’y a pas de conférence de presse pour les faire connaître, ni d’article dans la presse municipale. Tout cela fait une politique. Une politique exclusivement pro-israélienne, il faut en convenir. Où est l’équilibre dans cette pratique de communication sélective ? Ce n’est pas comme ça que la Ville de Paris peut favoriser une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. » Malheureusement, ce n’est pas Monsieur le Maire qui recevra la délégation de l’UJFP, ni même un de ses adjoints. Ce sera un fonctionnaire, le Délégué général aux Relations internationales de la Ville de Paris, conseiller diplomatique du maire, qui nous recevra. C’est mieux que rien, après cinq mois de sollicitations à l’Hôtel de Ville. Nous vous tiendrons au courant des résultats de cette rencontre.

 

UJFP DANS LA PRESSE

 

Avant la manifestation samedi le 3 janvier, vous pouvez allumer votre poste de radio à midi ce jour-là. Sur les ondes de Fréquence Paris Pluriel (106.3 FM), vous pourrez vous informer sur l’évolution de la situation en Israël et en Palestine. Une table ronde sur le sujet sera diffusée en direct avec plusieurs intervenants, dont Richard Wagman, porte-parole de l’UJFP. Un article qui a paru sur le site web de Le Parisien fait part de la participation de l’UJFP à une manifestation à Lyon le 29 décembre. Depuis dimanche dernier, des responsables de notre association ont également pris la parole sur les ondes de France-Info et de Radio France Internationale.

 

 

Richard WAGMAN

Président, UJFP Ile-de-France

 

Union juive française pour la paix (UJFP)

21 ter, rue Voltaire

75011 PARIS

 

Tél. Ile-de-France : 01 42 02 59 76

Tél. national : 06 23 27 26 87

Site : www.ujfp.org

 

 

Calendrier d’activités Ile-de-France

 

Sam. 3 janvier – À Paris (75), grande manifestation unitaire contre le massacre à Gaza et pour la levée du blocus. À 15 heures, Place de la République. Venez nombreux sous la banderole de l’UJFP-ATMF : « Juifs et Arabes Unis pour la Justice ».

 

Sam. 10 janvier – À Paris (75), pièce de théâtre « Israël-Palestine, portraits » de Pauline Sales de 18 heures à 22h30 (avec des entractes !). En partenariat avec l’UJFP, c’est à 11 € au lieu de 22 € pour tout membre ou sympathisant de l’association, ainsi que pour la personne qui l’accompagne. Au Théâtre de l’Est parisien, 159 avenue Gambetta, 75020 Paris (M° St-Fargeau). Réservation obligatoire au 01 43 64 80 80 en précisant que vous venez de la part de l’UJFP.

 

Jeudi 22 janvier – Aux Mureaux (78), ciné-débat autour du film israélien « Valse avec Bachir », suivi d’un débat animé par Bernard Ravenel (AFPS) et Richard Wagman (UJFP). Projection à 20 heures au cinéma Frédéric Dard, 77 rue Paul-Doumer, 78130 Les Mureaux. Organisé par le Comité ATTAC 78 Nord en collaboration avec la section locale de la LDH.

 

Dim. 8 février – À Paris (75), pièce de théâtre « Israël-Palestine, portraits » de Pauline Sales de 15 heures à 19h30 (avec des entractes !). En partenariat avec l’UJFP, c’est à 11 € au lieu de 22 € pour tout membre ou sympathisant de l’association, ainsi que pour la personne qui l’accompagne. Au Théâtre de l’Est parisien, 159 avenue Gambetta, 75020 Paris (M° St-Fargeau). Réservation obligatoire au 01 43 64 80 80 en précisant que vous venez de la part de l’UJFP.

 

Lundi 9 février – À Paris (75), grande soirée culturelle au profit d’ATL-Jénine (l’association des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine), avec la participation de plusieurs partenaires, dont l’UJFP. Exposition de photos, extraits de films, concert, lecture de poésie et beaucoup plus encore. À 19h30 au Studio de l’Ermitage, 8 rue de l’Ermitage, 75020 Paris (bus 26, arrêt de l’Ermitage).


Posté par Adriana Evangelizt

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