A l'horizon rougeoyant, les obus israéliens frappent Gaza

Publié le par Adriana Evangelizt

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A l'horizon rougeoyant, les obus israéliens frappent Gaza


Tirs d'artillerie à Gaza le soir du 3 janvier



Dans un ciel de feu s'élèvent des volutes de fumée noire. Le pilonnage de Gaza par l'artillerie israélienne vient de commencer. A l'arrière, des Israéliens espèrent que ces bombardements préludent à une action décisive contre le Hamas.

 


Les tirs d'artillerie nourris de dizaines d'obus commencent vers 16H30 locales (14H30 GMT). Les obus s'abattent sur le nord du territoire palestinien dans des nuées de poussière. Des avions survolent le secteur.


Dans un café, à 2,5 km de la frontière, des soldats israéliens regardent la scène se dérouler à la télévision.


Un militaire coiffé d'une kippa, apparemment indifférent au bruit des explosions, se balance d'avant en arrière en lisant la Bible sur le parking de l'établissement.


En cette fin de shabbat, le repos hebdomadaire juif, seules deux familles de civils se trouvent dans le café.


"C'est une excellente idée", estime Rachel Gadoch, une ouvrière d'une cinquantaine d'années, au sujet des tirs d'artillerie, qui présagent peut-être d'une opération terrestre, après une semaine de bombardements de Gaza par air et par mer pour empêcher le Hamas de tirer ses roquettes Qassam sur le sud d'Israël.

"Depuis huit ans, nous sommes visés par les Qassam, nous n'en pouvons plus", soupire-t-elle.

Interrogée sur la nécessité d'une opération terrestre, elle lâche : "S'il le faut, s'il le faut".


Un couple de sexagénaires, Daniel et Ada Sagi, qui habitent depuis 40 ans dans un kibboutz proche de la frontière, espèrent eux aussi ne plus vivre sous la menace des roquettes.


"Nous sommes sous pression depuis près de huit ans", affirme le mari.


"C'est le Hamas qui a attiré ça à Gaza. Nous sommes furieux que notre gouvernement ait attendu aussi longtemps pour agir", dit-il.


Israël a lancé de nombreuses opérations depuis plusieurs années pour faire cesser les tirs de roquettes, mais aucune de cette ampleur.


Au moins 460 Palestiniens ont été tués dans l'offensive israélienne, dont plus de 75 enfants et 21 femmes, selon des sources médicales palestiniennes.


"Il faut en finir mais il ne faut pas y aller avec les chars. Nous avons peur à cause de ce qui s'est passé au Liban", confie Daniel Sagi, en référence à la guerre en 2006 contre le Hezbollah chiite, qui avait infligé de lourdes pertes à l'armée israélienne.


"Cela suffit", ajoute la femme, Ada Sagi, maîtresse d'école.


"Il nous faut un cessez-le-feu. Pas pour un an seulement, mais pour toute la vie", espère-t-elle. "Après tout, nous sommes des voisins, nous devons vivre ensemble".


Alors que la nuit tombe, les éclairs des obus illuminent le ciel, mais l'intensité des tirs diminue peu à peu.

 
Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LE MARTYRE DE GAZA

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