Israël redoute une attaque du Hezbollah mais le Liban écarte cette possibilité

Publié le par Adriana Evangelizt



Israël redoute une attaque du Hezbollah mais le Liban écarte cette possibilité


Israël redoute une attaque du Hezbollah, pour la première commémoration de l’assassinat de Imad Moghnié, en février 2008, mais le Liban exclut une réaction militaire du parti de Dieu aux massacres de Gaza.

Le chef des Renseignements militaires israéliens, le général Amos Yadlin, a mis en garde contre une attaque du Hezbollah à la frontière israélo-libanaise, a indiqué le quotidien israélien Haaretz.

Selon Yadlin, le parti de Dieu pourrait prendre prétexte de l’offensive militaire israélienne déclenchée le 27 décembre contre le Hamas dans la bande de Gaza pour ouvrir « un second front ». S’exprimant durant une réunion du cabinet israélien, dimanche, le général Yadlin a écarté la possibilité d’une provocation directe du Hezbollah ou même d’une attaque importante, affirmant que « le coup porté (au parti de Dieu) en 2006 l’en empêche ». Il a estimé que le Hezbollah pourrait lancer une attaque « limitée contre le nord d’Israël, « par le biais d’un groupe palestinien terroriste ». Selon lui, celle-ci pourrait se produire le 14 février, date de l’assassinat du cadre hezbollahi Imad Moghnié, l’année dernière à Damas.

Selon une source du gouvernement israélien, cité par le Haaretz, l’armée israélienne est en état d’alerte maximale à sa frontière nord. Des dizaines de milliers de réservistes ont été mobilisés et ces effectifs pourraient en partie être affectés à la défense de la frontière nord du pays en cas d’attaque du Hezbollah, selon la même source.

« Nous avons les yeux tournés vers le nord (d’Israël) et sommes prêts à tout développement », a déclaré pour sa part, devant la commission parlementaire israélienne des Affaires étrangères et de la Défense, le ministre de la Défense Ehud Barak, dont les propos ont été diffusés en direct sur la radio publique israélienne.

Mais au Liban, le ton est totalement différent. Non seulement le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, avait affirmé il y a quelques jours, dans un discours au premier jour de la Achoura, que son parti « n’envisage d’attaquer personne », mais le ministre de l’Information, Tarek Mitri, a assuré que le Hezbollah ne veut pas d’une nouvelle guerre avec Israël.

« Le Liban ne souhaite pas être entraîné dans ce conflit (dans la bande de Gaza) (...) et nous n’avons reçu aucun signe du Hezbollah indiquant qu’il risquait d’engager le pays dans cette guerre », a-t-il affirmé lors d’une rencontre avec des journalistes.

Selon lui, le gouvernement a déjà « souligné l’importance de l’union entre Libanais et de la stabilité » dans le pays. « Le Hezbollah adhère à cette position. Nous n’avons pas entendu le ministre du Hezbollah (Mohammad Fneich) dire le contraire », a-t-il poursuivi.

« Je ne pense pas que la population dans le sud du pays veuille d’un nouveau conflit. Il y a un consensus sur le fait que le Liban n’a aucun intérêt à vivre une nouvelle guerre dans le Sud », a insisté M. Mitri.

Il a toutefois mis en garde contre la possibilité d’une escalade en cas de prolongement du conflit qui ferait davantage de victimes parmi les habitants de la bande de Gaza.

« Plus la communauté internationale tarde à agir, plus la colère montera et les esprits se radicaliseront, ce qui entraînera davantage de violence », a-t-il prévenu. « Je ne sais pas si cela va amener le Hezbollah à réagir », a-t-il précisé.

De son côté, le député Marwan Hamadé a aussi exclu, dans une interview à la Voix du Liban, une escalade au Liban-Sud, affirmant que « la sagesse dont ont fait part les forces officielles et populaires au Liban montre que le pays ne sera pas entraîné sur la voie d’une nouvelle confrontation ». Il a affirmé que le Hezbollah et l’émissaire iranien venu au Liban sont hostiles à l’ouverture d’un nouveau front dans la partie sud du pays ainsi qu’à une atteinte à la résolution 1701 du Conseil de sécurité ».

Sources
Lorient Le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

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stalinien 18/01/2009 10:19

http://www.invisiblesurfing.com/surf.php?q=aHR0cDovL3Zoby5vcmcvYWFhcmdoL2ZyYW4vbGl2cmVzLy4uL2xpdnJlczcvdmljdG9pcmVoZXpiLnBkZg%3D%3D Comment le Hezbollah a-t-il vaincu Israël ? Dès le début du conflit et jusqu’à ses dernières opérations, les commandants du Hezbollah ont réussi à pénétrer le cycle de prise de décision stratégique et tactique d’Israël, grâce à un ensemble d’opérations de renseignement, d’opérations militaire et d’opérations politiques, avec pour résultat le fait que le Hezbollah a enregistré une victoire décisive et complète dans sa guerre contre Israël.Le creusement des dépôts d’armes, au cours des années précédentes, s’était accompagné d’un programme d’installation de leurres, certains bunkers étant construits à l’air libre, à la vue des observations des drones israéliens et au vu et au su de civils libanais fortement liés aux Israéliens. A de rares exceptions près, ces bunkers étaient des leurres. La construction des véritables bunkers se poursuivait,sur ces entrefaites, dans des zones interdites à la population libanaise. Les bunkers de commandement et d’entreposage d’armes les plus importants étaient creusés à l’intérieur des collines rocheuses du Liban, à un profondeur atteignant jusqu’à quarante mètres. Près de 600 bunkers d’entreposage d’armes et de munitions furent ainsi creusés en des positions stratégiques au Sud de la rivière Litani. « Israël a perdu la guerre durant les trois premiers jours », a dit un expert militaire états-unien. « Si vous êtes confronté à ce type de surprise et que vous disposez de ce niveau de puissance de feu, vous avez intérêt à gagner ! Sinon, vous êtes cuits, et durablement. » De nombreux hommes de la Brigade Nasr avaient passé des jours interminables à attendre l’assaut israélien et, grâce à l’aptitude du Hezbollah à intercepter les communications militaires israéliennes, les soldats israéliens se sont cassé les dents contre des unités hezbollahies puissamment retranchées. La tactique du Hezbollah n’était pas sans rappeler celle de l’armée nordvietnamienne durant les premiers jours du conflit vietnamien – époque où les commandants de l’armée nord-vietnamienne dirent à leurs hommes qu’ils devaient « éviter les bombes », puis se battre contre les Américains au cours d’engagements menés par de petites unités. « Vous devez les attraper par la boucle de leur ceinture », avait dit un commandant vietnamien afin de faire comprendre en quoi consistait cette tactique. De surcroît, et de manière encore plus significative, les combattants du Hezbollah ont apporté la démonstration qu’ils étaient dévoués et disciplinés. En utilisant leurs atouts en matière de renseignement pour clouer sur place les incursions de l’infanterie israélienne, ils ont prouvé qu’ils étaient les égaux des combattants des meilleurs unités israéliennes. Dans certains cas, des unités israéliennes ont été vaincues sur le champ de bataille, et contraintes à des retraits soudains ou contraints à recourir à une couverture aérienne pour sauver certains de leurs éléments d’un débordement inéluctable. La robuste défense du Hezbollah infligeait également un lourd tribu aux blindés israéliens. Israël ayant finalement accepté un cessez-le-feu et commencé à se retirer de la zone frontalière, il abandonna derrière lui sur le terrain quarante véhicules blindés, presque tous détruits par des missiles anti-tanks AT-3 « Sagger », utilisés avec une grande expertise – il s’agit du nom utilisé par l’Otan pour désigner un missile de fabrication russe, lancé depuis un véhicule ou portable, guidé par fil, le 9M14 Malyutka de deuxième génération (Malyutka signifiant « Petit Bébé »…) Atteignant des cibles se situant jusqu’à une distance de trois kilomètres, le Sagger (le Malyutka) s’est avéré extrêmement efficace dans l’élimination des tanks israéliens, et cela n’a sans doute pas manqué de donner des sueurs froides aux commandants des blindés israéliens, dans une grande mesure parce que le missile Sagger mis en oeuvre par le Hezbollah est une version ancienne (mise au point et diffusée en 1973) d’une version plus moderne, encore plus aisée à dissimuler et à déployer, et porteur d’une tête explosive plus importante. Si l’armée israélienne n’a pas été capable de protéger ses blindés contre la version de « deuxième génération » 1973, ses commandants doivent aujourd’hui se demander comment ils pourront se protéger contre une version plus moderne, encore plus sophistiquée et létale… Au lendemain du conflit entre Israël et le Hezbollah, un sondage d’opinion a été effectué en Egypte : on a demandé à un échantillon représentatif de la population égyptienne de citer les deux dirigeants politiques les plus admirés. Un nombre écrasant d’Egyptiens a cité Hassan Nasrallah, le président iranien Mahmud Ahmadinejad arrivant immédiatement après…