Obama considérerait parler au Hamas

Publié le par Adriana Evangelizt



Obama considérerait parler au Hamas



Le gouvernement du prochain président des États-Unis, Barack Obama, considérerait établir un canal de communication avec le Hamas, rapporte vendredi le quotidien britannique The Guardian.


S'il devait s'avérer, ce scénario constituerait une rupture marquée avec la politique du président George W. Bush, qui refuse d'entreprendre des discussions avec le mouvement islamiste.


Le Hamas figure officiellement sur la liste des organisations considérées « terroristes » des États-Unis. Au cours de la campagne présidentielle, Barack Obama a toutefois réitéré à de multiples reprises qu'il était prêt à entreprendre des discussions avec les ennemis des États-Unis, y compris avec l'Iran, considéré un allié indéfectible du Hamas.


Selon le Guardian, trois sources au courant des discussions à ce sujet au sein de l'équipe de transition du président élu laissent entendre que les conseillers de Barack Obama le pressent d'entreprendre des pourparlers, possiblement de manière clandestine, comme cela fut le cas avec l'Organisation de libération de la Palestine dans les années 70. Il ne serait pas question, pour le moment, d'un effort diplomatique direct.


La perspective que l'administration Obama entreprenne des pourparlers est notamment alimentée par un article écrit dans la prestigieuse publication Foreign Affairs par Richard Haass, identifié par plusieurs médias américains comme le futur envoyé spécial du prochain gouvernement au Moyen-Orient.


Dans cet article publié cette semaine, mais écrit avant que les hostilités ne soient déclenchées, M. Haass écrit: « Si le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas continue de tenir et qu'une réconciliation entre le Hamas et l'Autorité palestinienne fait surface, l'administration Obama devrait négocier avec le leadership palestinien conjoint et autoriser des contacts de niveau inférieur entre des diplomates américains et le Hamas à Gaza. »


M. Haass, qui dirige le Council of Foreign Relations, éditeur de Foreign Affairs, a occupé diverses fonctions au sein des administrations Reagan, Bush et Bush fils. L'article a été écrit en collaboration avec Martin Indyk, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël et conseiller de la prochaine secrétaire d'État du président Obama, Hillary Clinton.


Pour l'heure, les conditions évoquées par Richard Haass dans son article sont loin d'être réunies. Le cessez-le-feu n'a pas été renouvelé à son expiration, le 19 décembre, la guerre se poursuit toujours et aucune réconciliation entre le Hamas et l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas ne pointe à l'horizon.


Le changement de ton promis par l'administration Obama semble néanmoins se confirmer. Le Washington Post rapporte pour sa part vendredi que le président élu a choisi Richard Brennan à titre de conseiller pour les questions relatives au contre-terrorisme. M. Brennan, indique le quotidien, préconise lui aussi une rupture avec la politique étrangère américaine des dernières années.


Dans un article écrit en juillet, il se disait en faveur d'une nouvelle approche face au mouvement chiite libanais Hezbollah, considéré comme un fer de lance de la résistance à Israël dans le monde arabe, mais comme une organisation terroriste par Israël et plusieurs pays occidentaux, dont les États-Unis et le Canada. « Washington doit convaincre les responsables israéliens qu'il doivent abandonner leur objectif d'éliminer le Hezbollah comme force politique », écrivait M. Brennan.

Radio-Canada.ca avec The Guardian et Washington Post

Sources
Radio - Canada

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans CONNEXION ISRAEL USA

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