L'ONU réclame une enquête sur de "graves" violations des droits de l'homme à Gaza

Publié le par Adriana Evangelizt



L'ONU réclame une enquête sur de "graves" violations
des droits de l'homme à Gaza



La haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme a demandé, vendredi 9 janvier, des investigations "crédibles et indépendantes" sur des violations du droit humanitaire dans la bande de Gaza qui pourraient constituer des crimes de guerre. Navi Pillay réclame aussi le déploiement dans le territoire, ainsi qu'en Cisjordanie et en Israël, d'observateurs des droits de l'homme, mandatés par l'ONU, pour recenser ces violations et leurs auteurs.

"L'impossibilité d'obtenir des services de base et l'effondrement des infrastructures exposent une part de plus en plus grande de la population [de Gaza] à des risques additionnels. Ces conditions constituent de très graves violations des droits de l'homme", a-t-elle dit devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, réuni en séance spéciale à Genève au lendemain de l'adoption par le Conseil de sécurité d'une résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat. "Les violations du droit humanitaire international pourraient constituer des crimes de guerre, pour lesquels la responsabilité pénale individuelle pourrait être invoquée", a ajouté l'ancienne magistrate de la Cour pénale internationale.


DES ATTAQUES CONTRE "DES STRUCTURES DE L'ONU CLAIREMENT INDIQUÉES"


Navi Pillay

 


L'offensive militaire lancée il y a quatorze jours par Israël pour faire cesser les tirs de roquettes sur son territoire en provenance de la bande de Gaza a fait près de huit cents morts dont de nombreux civils. Les violences suscitent une réprobation croissante dans l'opinion internationale mais en Israël, l'opération reste fortement soutenue par les électeurs qui se rendront aux urnes le 10 février.


La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a jugé, vendredi, "difficile" pour Israël de ne pas atteindre des civils dans la bande de Gaza, une zone à forte densité de population dans laquelle le Hamas utilise, selon elle, les habitants comme boucliers humains. Navi Pillay a souligné qu'Israël, comme le Hamas, sont tenus de respecter trois principes cardinaux du droit humanitaire international, gravés dans le marbre de la convention de Genève en 1949. Ce sont les principes de proportionnalité, de distinction entre combattants et civils et entre cibles militaires et installations civiles, et de précaution réalisable pour éviter ou minimiser les pertes civiles.


ISRAËL DÉCIDÉ À POURSUIVRE L'OFFENSIVE



Malgré l'appel au cessez-le-feu du Conseil de sécurité de l'ONU, le cabinet de sécurité israélien a décidé de poursuivre l'offensive dans la bande de Gaza, ont annoncé des responsables à Tel-Aviv. Le premier ministre, Ehoud Olmert, avait déclaré plus tôt, que les tirs de roquettes palestiniennes prouvaient bien que la résolution 1860 de l'ONU ne pouvait pas fonctionner, ajoutant que l'armée israélienne continuerait de défendre ses citoyens.


De son côté, le Hamas a rejeté la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui appelle à un cessez-le-feu immédiat, estimant qu'elle ne sert pas les intérêts du peuple palestinien, a déclaré un responsable du mouvement islamiste. "Nous n'avons pas été consultés. (...) Par conséquent, nous ne nous estimons pas concernés par cette résolution et lorsque les différentes parties voudront l'appliquer, ils devront traiter avec ceux qui sont en charge sur le terrain", c'est-à-dire le Hamas, a déclaré un haut responsable du groupe, Ayman Taha.


Vendredi, au moins vingt-cinq Palestiniens sont morts, dont deux femmes et une fillette, ainsi que six membres d'une même famille, selon des sources médicales palestiniennes. Des témoins avancent que l'armée a en outre arrêté quelque trois cents Palestiniens dans le nord de la bande de Gaza. Tsahal a fait état d'une trentaine de roquettes tirées de Gaza sur le sud d'Israël, faisant un blessé léger.

Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

a rappelé que les belligérants étaient tenus, selon la loi internationale, de prodiguer des soins aux blessés, de protéger les ambulances, les hôpitaux et les travailleurs médicaux. Elle a particulièrement mis en cause Israël pour des attaques contre "des structures de l'ONU clairement indiquées, où des civils étaient abrités", tuant des dizaines de personnes. "La localisation de toutes les structures de l'ONU a été communiquée aux autorités israéliennes", a-t-elle ajouté. "Malgré cette connaissance, Israël a défié la demande de protection de l'ONU", a-t-elle insisté.

Publié dans ONU ISRAEL

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