Gaza ne croit pas au cessez-le-feu

Publié le par Adriana Evangelizt

Les Gazaouites ont bien raison de ne pas faire confiance aux sionistes car il est impossible de croire ce qu'ils disent. Ils sont passés maîtres dans l'Art du mensonge, de la tromperie, de la duperie et de l'hypocrisie.



Gaza ne croit pas au cessez-le-feu


IL est minuit à Gaza. La rue Omar al-Mokhtar est déserte. Quelques lumières, alimentées par des générateurs, scintillent dans des maisons. Croyant repérer un client, un des rares chauffeurs de taxi s'arrête: "Le cessez-le-feu ? J'ai pas confiance", dit-il avant de redémarrer.


Israël vient d'annoncer un cessez-le-feu unilatéral mais a laissé ses forces dans la bande de Gaza après 22 jours de la plus vaste offensive israélienne menée contre le territoire qui a fait plus de 1.200 morts selon les services d'urgence palestiniens. Les destructions sont immenses.

Peu auparavant, des bombardements ont eu lieu à Rafah, dans le sud.


Une silhouette s'approche d'un pas pressé. Un jeune homme, Abed Abou Raouf, 16 ans, une casquette sur la tête, rentre chez lui. "J'ai pas peur d'eux", lance-t-il avec un sourire aux lèvres. "Je n'ai peur que de Dieu"


Quelques jeunes se rassemblent. "Ne restez pas immobiles et aussi nombreux au milieu de la route. Ils voient et risquent de vous tirer dessus", leur crie un homme tout en continuant à raser les murs.


Dans le ciel, on entend des drones, des hélicoptères, des avions de chasse, sans pouvoir les distinguer en raison de l'obscurité.

L'un des jeunes hommes pointe son doigt vers le ciel. "Ecoutez ! Comment voulez-vous qu'on leur fasse confiance".


A l'hôpital Chiffa de Gaza, les générateurs ronronnent. Les médecins poursuivent sans relâche les opérations chirurgicales, dans le va-et-vient des ambulances qui continuent de déverser leur lot de blessés.


"Je ne leur fait pas confiance. J'y crois pas à ce cessez-le-feu", lance Kharaf Saadou, un dentiste en blouse verte. "De toute façon, les chars israéliens vont continuer à occuper Gaza et les Palestiniens vont continuer à combattre", ajoute-t-il.


Et de reprendre: "Je me vois mal ce soir aller me promener avec mes deux enfants dans les rues".


Dans d'autres quartiers ou localités de la bande de Gaza, l'ambiance est la même. Ceux qui sont réfugiés dans les écoles gérées par l'ONU craignent de rentrer chez eux, surtout les habitants du nord de la bande de Gaza qui a connu les combats les plus acharnés.


"Je ne peux pas retourner chez moi. Ma maison a été bombardée. Mon fils a été tué, mon mari blessé. J'ai peur pour mes autres enfants", raconte par téléphone Latifa Ghaban, 56 ans, qui a trouvé refuge dans un de ces établissements.


Plus tôt, l'endroit a été visé par des tirs israéliens. Deux garçons de 5 et 7 ans ont été tués. Leur mère a eu les jambes sectionnées par l'obus.


"Les juifs sont des menteurs. Ils annoncent un cessez-le-feu mais ils vont continuer à nous bombarder", ajoute la femme.


A Tal Hawa, un quartier ravagé du sud de Gaza, on reste terré chez soi. A seulement quelques kilomètres les chars sont toujours là.


"On va voir comment est la situation d'ici demain matin. Peut-être que j'irai à mon magasin. Si Israël continue ses frappes, je resterai chez moi", lâche stoïquement Achraf Achour, 22 ans, habitant du quartier, lui aussi contacté par téléphone.


"J'habitais dans les immeubles de Tal Hawa. Mais nous avons dû partir à cause des tirs d'avions et de chars. Je ne pense pas retourner chez moi tant qu'un accord ne sera pas signé entre le Hamas et Israël", ajoute Ihlem Al-Oustaz, une fonctionnaire de 31 ans.

 


Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LE MARTYRE DE GAZA

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