Gaza : le martyr du village de Khuza’a

Publié le par Adriana Evangelizt

Admirez le travail. Des criminels de guerre et qui seront jugés en tant que tels. Ils ont délibérément tué de sang froid des civils.



Gaza : le martyr du village de Khuza'a



Les journalistes Fida Qishta et Peter Beaumont, de l’hebdomadaire britannique The Observer, racontent le martyr du village de Khuza’a, victime des exactions de la soldatesque israélienne. Quelque 14 habitants de ce village ont été assassinés pendant le raid, tandis que les militaires tiraient sur des civils arborant le drapeau blanc et que les bulldozers de l’armée attaquaient les maisons avec leurs habitants à l’intérieur.

L’enquête des journalistes de l’Observer corrobore les accusations pour crimes de guerre portées par l’ONG israélienne Bt’selem.


Voici maintenant l’article publié dimanche par The Observer (traduction CAPJPO-EuroPalestine)


« Israel est accusé d’avoir perpétré une série de crimes de guerre, au cours d’une attaque d’une durée de douze heures contre un village du sud de la bande de Gaza où 14 personnes ont trouvé la mort.

Les témoignages recueillis par The Observer auprès des habitants de Khuza’a rendent compte des accusations suivantes à l’encontre de l’armée israélienne :


>>>>> tentative de destruction de maisons au bulldozer avec les habitants à l’intérieur

 
>>>>> meurtre de civils cherchant à fuir sous la protection d’un drapeau blanc déployé

>>>>> tirs sur une ambulance cherchant à atteindre des blessés

>>>>> recours indiscriminé à la force dans une zone civile, et utilisation d’obus au phosphore blanc


Si de telles accusations devaient être avérées, elles constitueraient autant de violations des Conventions de Genève.


Les accusations relatives au village de Kuza’a font suite à des dénonciations répétées de violations du droit humanitaire émanant tant de la Croix-Rouge que d’organisations des Nations-Unies et d’autres organisations des Droits de l’Homme.


L’armée israélienne a annoncé hier qu’elle avait ouvert une enquête, “au plus haut niveau”, à propos de cinq autres attaques contre des civils à Gaza, dont l’attaque de deux installations des Nations-Unies et celle d’un hôpital. L’armée a ajouté que les investigations initiales suggéraient que dans chaque cas, ses soldats avaient répondu à des tirs. « Il n’y a pas le moindre élément objectif appuyant ces accusations de crimes de guerre », a declare Yigal Palmor, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.


Les premières alarmes sur ce qui s’est réellement passé au cours des premières heures du jeudi 8 janvier dans le village de Khuza’a ont été lancées par l’association israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem. Bien qu’un porte-parole de l’armée israélienne ait indiqué « ne pas avoir d’information sur le fait que l’incident allégué ait eu lieu », les témoignages recueillis par l’Observer corroborent ceux recueillis par B’Tselem.


Il y aussi un faisceau d’éléments objectfs que le village de Khuza’a a été la cible d’une dure attaque de blindés et de bulldozers qui ont réduit plusieurs immeubles en miettes.


Les images prises par le photographe Bruno Stevens peu après montrent des destructions importantes, et du phosphore encore en combustion. « Ce que je puis vous dire, c’est que beaucoup, beaucoup de maisons ont été bombardées, et qu’ils ont utilisé du phosphore blanc », a déclaré samedi Stevens, l’un des premiers journalistes occidentaux à avoir pu entrer dans la bande de Gaza. « Il semble que les tirs ont été faits de manière indiscriminée ». Stevens ajoute que des maisons proches du village qui avaient échappé aux bombardements ont été incendiées.


Kuza’a est situé à un demi-kilomètre environ de la frontière avec Israël.


L’enquêteur de terrain de B’Tselem a été contacté mardi 13 janvier par un habitant du village, Mounir Shafik al-Najar, qui lui a dit que les bulldozers israéliens avaient commencé à détruire des maisons à 2h30 du matin le jeudi 15 janvier.


Lorsque Rawhiya al-Najar, une femme âgée de 50 ans, est sortie de sa maison brandissant un drapeau blanc, afin de permettre au reste de sa famille de quitter la maison, elle fut abattue par à faible distance par les soldats israéliens.


Un second témoignage concerne l’après-midi du jeudi, lorsque les troupes israéliennes donnèrent l’ordre à une trentaine de villageois de quitter leurs maisons, et de se regrouper dans une école au centre du village. Au bout de vingt mètres de marche environ, ils ouvrirent le feu sur ces civils, tuant trois d’entre eux.


D’autres détails sur les événements ont été apportés lors d’interviews accordées à un enquêteur palestinien travaillant pour l’Observer, après la décision israélienne d’interdire la presse étrangère dans la bande de Gaza. Iman al-Najar, 29 ans, a déclaré qu’elle a vu les bulldozers entrer en action pour détruire la maison de ses voisins, et qu’elle a vu des villageois terrifiés quitter leurs maisons dont les murs s’écroulaient. “A six heures du matin, les tanks et les bulldozers sont arrivés à la maison”, se rappelle Iman. « On est montés sur les toits, et on a essayé de montrer qu’on était des civils, avec nos drapeaux blancs. On leur a dit qu’on était des civils, qu’on n’avait pas d’armes du tout. Mais les soldats ont commencé à détruire les maisons, même s’il y avait des gens dedans”, ajoute-t-elle. A propos de la mort de Rawhiya, Iman indique qu’ils avaient tous reçu l’ordre des soldats de se rendre au centre du bourg. Alors qu’ils le faisaient, les troupes ont ouvert le feu. Rawhiya se trouvait en tête du groupe.


Marouane Abou Raeda, 40 ans, est infirmier à l’hôpital Nasser de Khan Younès. Il dit : « A huit heures du matin, nous avons reçu un appel téléphonique de Khuza’a. On nous a parlé d’une femme blessée. Je suis parti tout de suite. J’étais à 60 ou 70 mètres de cette femme blessée quand les soldats israéliens ont commence à me tirer dessus”. Alors que j’empruntais une autre route, ils ont recommence à tirer. Douze heures plus tard, Rawhiya fut finalement atteinte, elle était morte.


Iman déclare de son côté qu’elle a fini dans une aire de gravats où un groupe important de personnes s’était mis à couvert, au fond d’un trou créé par les maisons démolies. C’est alors, dit-elle, que les bulldozers se sont mis à pousser les gravats de tous côtés. « Ils voulaient nous enterrer vivants », accuse Iman.


(Traduction CAPJPO-EuroPalestine)


CAPJPO-EuroPalestine

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES COLONS EXTREMISTES

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