USA-Israël : le changement portera peut-être sur le ton mais non sur la forme

Publié le par Adriana Evangelizt



ETATS-UNIS - ISRAËL : LE CHANGEMENT PORTERA, PEUT-ETRE SUR LE TON, MAIS NON SUR LA LIGNE...


Par Mati Ben-Avraham



Barack Obama va-t-il, dans l’immédiat, peser sur les élections législatives israéliennes? Indirectement, oui. Par exemple : pour contrer Binyamin Netanyahou, Kadima, le parti de Tzipi Livni, va appeler à la rescousse le livre de Denis Ross ” La paix perdue ” où Le leader du Likoud est décrit comme un personnage non fiable, arrogant, imbu de lui-même et dont les décisions relèvent le plus souvent de la politique politicienne…Or, Dennis Ross est pressenti pour gérer le dossier Proche-Orient dans l’équipe du nouveau président américain. Et Tzipi Livni, hier soir : ” Binyamin Netanyahou aura du mal à établir des relations correctes avec la nouvelle administration.”


Mais, la nomination la plus significative, en ce qui concerne la région, sera celle de Georges Mitchell en tant que conseiller spécial du président pour le Proche-Orient. Ancien leader de la majorité démocrate au Sénat, Georges Mitchell, 75 ans, est considéré comme le meilleur spécialiste américain de la gestion des conflits. Il l’a prouvé, au temps de l’administration Clinton.


Ses talents ont été également mis à profit par le président sortant Georges Bush. A la demande de celui-ci, il a rédigé un rapport, le plus pénétrant à ce jour, sur le conflit israélo-palestinien, rapport qui a alimenté la prise de position de Georges Bush sur la nécessité de deux Etats, israélien et palestinien, et sur le retrait israélien de la quasi-totalité de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Georges Mitchell préconisait également un usage limité, par Israël, de sa puissance de feu, et de pas se laisser piéger par les terroristes dont l’objectif est, selon lui, d’amener Israël à causer la mort de civils innocents pour mieux le clouer au pilori sur la scène internationale. Un rapport que le gouvernement Sharon, en son temps, avait adopté. Sans plus. Ce qui avait alors provoqué une irritation certaine au département d’Etat.


En ce, les incertitudes manifestées par la classe politique israélienne, quant aux intentions du nouveau locataire de la Maison blanche, ne sont pas fondées : Barack Obama suivra la voie tracée par ses prédécesseurs. Le changement sera, peut-être, dans le ton, mais non sur la ligne.


Sources Israel Valley 

Posté par Adriana Evangelizt  

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