La politique du fait accompli : La visions des colonies par ISRAEL

Publié le par Adriana Evangelizt




La politique du fait accompli : La visions des colonies par ISRAEL

Par FMEP


Extraits du rapport sur les colonies publié par The Foundation for Middle East Peace - Juin 2002

"Il y a environ une centaine d'années, les régions de la Terre d'Israël était peuplée par les Arabes et certaines fois seulement par les arabes - était-ce moral ou immoral ? Permis ou interdit ? C'est l'un ou l'autre. Si cela était moral alors la colonie près de Naplouse est morale .... Il n'y a pas de troisième voie Menachem Begin devant la Knesset en Mai 1982

"Il y a environ une centaine d’années, les régions de la Terre d’Israël était peuplée par les Arabes et certaines fois seulement par les arabes – était-ce moral ou immoral ? Permis ou interdit ? C’est l’un ou l’autre. Si cela était moral alors la colonie près de Naplouse est morale …. Il n’y a pas de troisième voie".
Pour Menachem Begin, qui utilisait ses mots lors d’un discours devant la Knesset en Mai 1982, les colonies juives implantées partout sur la “Terre d’Israel” était et reste une expression de la vitalité durable du Sionisme et de sa vision morale.

Pour Begin et beaucoup d’Israéliens, il n’y a pas de différence vitale entre les colonies juives d’avant la creation de l’Etat en 1948 et celles qu’Israel a installé en violation des Lois Internationales en Cisjordanie, la Bande de Gaza, les hauteurs du Golan et Jérusalem Est après la guerre de 1967.

Tous les gouvernements Israeliens, les Travaillistes et le Likoud, ont pousuivi l’implantation des colonies après 1967 dans le but de renforcer le controle Israélien sur les Territoires occupés et prévenir l’émergence d’un Etat Palestinien.

L’expérience Sioniste de la création d’un Etat en Palestine dans la première moitié du 20ème siècle a conduit les leaders Israéliens à penser que les colonies juives civiles seraient les groupes de constructions sur lesquels leur souveraineté serait installée et qu’ils définiraient les limites de leur territoire.

Ces leaders considéraient que la sécurité, la souveraineté et les colonies étaient inextricablement liées. Pour eux, la sécurité obtenue par une colonie était un concept existentiel plus qu’un impératif militaire. Comme Moshe Dayan l’expliquait, les colonies juives dans les Territoires Occupés sont essentielles “non parce qu’elles peuvent garantir la sécurité mieux que l’armée, mais parce que sans elles, nous ne pourrions pas garder l’armée dans ces territoires. Sans elles, l’IDF serait une armée étrangère dominant une population étrangère."


Durant la première décénnie d’occupation après la guerre de 1967, les gouvernements Travaillistes établirent l’infrastructure et les institutions pour la création et l’expansion des colonies permanentes Israéliennes dans les Territoires. La démarche des Travaillistes était marginale, mais après 1977, le gouvenement du Likoud de Begin adoptèrent les colonies comme leur rairon d’être et la clé de la renaissance politique du Likoud.

En plus de l’impératif idéologique de coloniser la terre, Begin considérait les colonies comme son opportunité pour créer une circonscrition électorale politique enracinée dans les colonies de la Cisjordanie comme les Travaillistes l’avaient fait avec les Kibboutz et les colonies moshav avec la création d’Israel.

En Juillet 1977, Begin refusa la demande du Président Carter de geler l’activité des colonies. A cette époque, il y avait environ 50 000 Israéliens qui vivaient dans le Jérusalem Est annexé, mais seulement 7 000 colons dans 45 avant-postes civils en Cisjordanie et à Gaza.

En Septembre 1977, le Ministre de l’Agriculture Ariel SHARON, dévoila «une vision d’Israel à la fin du Siècle» évoquant pour les colonies un chiffre de 2 millions de Juifs dans les Territoires Occupés.

Le plan du Likoud proposait des colonisations juives dans les régions d’habitations arabes et pour de nombreux points de colonies tout comme de grandes concentrations urbaines dans trois régions principales :

• un axe nord-Sud allant du plateau du Golan à travers la vallée du Jourdain jusqu’en bas de la côte Est du Sinai ;

• un large couloir autour de Jérusalem ;

• et les collines occidentales peuplées de la Samarie, cœur de la Cisjordanie.

Ce dernier site de colonies juives était le principal intérêt des stratèges du Likoud, particulièrement Sharon, qui avait l’intention d’établir des colonies israéliennes afin de séparer les vastes blocs de population arabe de chaque côté de la Ligne Verte au Nord de Tel Aviv.

Les colonies, pour le Likoud, sont crées pour apporter une « transformation démographique » des Territoires et une majorité juive. Le co-Président du Département des Colonies de l’Organisation Mondiale du Sionisme, Mattityahu Drobless, constate que le plan du Likoud "nous permettra de provoquer la dispersion de la population (juive) des villes sur-peuplées de la plaine côtière vers les régions actuellement vides (de juifs) de Judée et Samarie".

L’intention du Likoud d’anticiper l’éventuelle division territoriale de la terre et de frapper les bases d’un souveraineté potentielle Palestinienne en détruisant la persistance du contrôle Palestinien des Territoires a été établie clairement par Drobless il y a plus de 20 ans. "La disposition des colonies doit être réalisée non seulement autour des colonies des minorités (Arabes), mais aussi entre-elles."

Quand les négotiateurs se sont rencontrés à Camp David en 2000 pour obtenir un accord permanent sur la frontière, ils ont eu à s’occuper d’une région dans laquelle les villes et villages Palestiniens étaient souvent encerclés et séparés par des colonies et des routes Israéliennes.

Le Gouvernement Israélien a utilisé des ruses légales pour confisquer la terre Palestinienne pour les colonies. Il a alloué annuellement des centaines de millions de Dollars pour le développement et l’expansion des colonies dans les Territoires Occupés. La contruction des colonies fluctue entre 2 000 et 5 000 maisons par an.
Vers la fin de 1985, la population des colons en Cisjordanie et à Gaza s’élevait à 42 000 personnes, une augmentation de 100% par rapport à 1982.
En 1990, elle s’élevait à 76 000. En plus, 120 00 Israéliens avaient colonisé Jérusalem-Est, 10 000 de plus étaient sur les hauteurs du Golan et 3 000 vivaient à Gaza.

La seule façon pour les Israéliens d’obtenir la sécurité est, tout simplement, en terminer avec l’Occupation du Territoire Palestinien. Les Israéliens doivent abandonner le mythe qu’il est possible d’avoir la Paix et l’Occupation en même temps, cette coexistence pacifique est possible entre esclave et maitre. Le manque de sécurité en Israel est né du manque de liberté des Palestiniens. Israel aura la sécurité seulement après la fin de l’occupation, pas avant.
Marwan Barghouti, Secrétaire Général du Fatah(Cisjordanie),
The Washington Post, January 16, 2002

LES COLONIES ET LA LOI INTERNATIONALE
Résolution 465 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies en 1980

5. Détermine que toutes les mesures prises par Israel pour changer le physical character, la composition démographique, la structure institutionnelle ou les statuts des Territoires Occupés Palestiniens et arabes depuis 1967, y compris Jérusalem, ou toute autre partie, n’ont pas de validité légale et que la politique Israélienne et les pratiques de colonisation par une partie de sa population et des nouveaux immigrants sur ces Territoires constituent une violation flagrante à la Quatrième Convention de Genève relative à la Protection des Civils en temps de Guerre et également constitue un sérieux obstacle pour arriver à une Paix complète, juste et durable au Moyen Orient.

La Quatrième Convention de Genève, dont Israel est un Etat signataire stipule que "la puissance Occupante ne doit pas déporter ou transférer un partie de sa population dans les Territoires qu’il occupe".

Le Statut de Rome de la Cour Internationale de Justice (1998) définit « le transfert direct ou indirect par la puissance Occupante d’une partie de sa propre population civile dans le Territoire qu’il occupe » comme un Crime de Guerre punissable par la Cour Internationale de Justice

DONNEES SUR LES COLONIES :

Nombre de colonies en Cisjordanie : (5,640 Kms/carré): 130
Nombre de colonies dans la Bande de Gaza : (360 Kms/carré): 16
Nombre de points de colonies à East Jerusalem: 11
Nombre de points de colonies sur le Plateau du Golan : 33


Total de la population de colons en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza :
1972: 1,500
1983: 29,090
1992: 109,784
2001: 213,672

Total de la population de colons à Jerusalem-Est :
1972: 6,900
1992: 141,000
2000: 170,400

Total de la population de colons sur le plateau du Golan : 17 000


Population Palestinienne :
-- 2 millions dans 650 localités en Cisjordanie (dont 200 000 à Jérusalem-Est)
-- 1.1 millions dans 40 localités dans la bande de Gaza

Un estimatif de 100,000 Israeliens, représentant 50% de la population des colons, resident dans huit colonies. La population moyenne dans les autres 140 colonies est de 714.
Les agglomérations de Colonies occupent 1,4% de la Cisjordanie soit 5,640 sq. km.

Les limites des colonies englobent environ 10 % du Territoire de la Cisjordanie. En plus, avec le soulèvement de l’Intifada d’al-Aqsa intifada en Septembre 2000, Israel semble metre en place des zones “interdites” d’une largeur entre 70 et 500 mètres aoutour de chaque colonie et de chaque installation militaire dans les Territoires Occupés.

Selon l’assemblée YESHA, 3 000 colons --représentant 1.5% de la population des 200 000 colons --en Cisjordanie (non compris Jérusalem-Est) et la Bande de Gaza -- --ont quitté les colonies en 2001. Cet exode a été plus que compensé par une augmentation naturelle et un afflux de nouveaux residents, augmentant la population des colonies de 5%.

Le 12 Août 2001, Ha'aretz constatait que le taux de depart des colons avait explosé à 5% soit 10 000 personnes. Le taux habituel annuel est de 1%.

Enfin, 360 maisons palestiniennes ont été démolies dans la Bande de Gaza par l’IDF pendant la première année de l’Intifada. Depuis Octobre 2000, les autorités Israéliennes ont démoli plus de 200 maisons en Cisjordanie.

En Septembre 1993, il y avait 32 750 habitations dans les colonies de la Cisjordanie et la Bande de Gaza.

Entre 1993 et Juillet 2000, 17 190 maisons ont été construites.
Pendant l’année 2000, les colons de la Cisjordanie, la Bande de Gaza et du Plateau du Golan ont reçu du gouvernement deux fois plus d’emprunts-logements que la moyenne nationale. Il y a eu 16 nouveaux emprunts-logements pour 1 000 colons contre seulement 6 pour 1 000 Israéliens.

Israel a déraciné 5,5 Kms carré de vergers Palestiniens et détruits 4,5 Kms carré de champs de récolte.

SOURCES
ISM

Posté par Adriana Evangelizt

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