La suspension des aides est dangereuse

Publié le par Adriana Evangelizt

Dans le fond, il est très bien que l'Union Européenne ait agi de la sorte en bloquant l'argent des palestiniens, on sait au moins à quoi s'en tenir. C'est très très malheureux pour eux mais une chose est certaine, la France n'est pas prête d'en faire partie et nou y veillerons particulièrement en nous impliquant comme nous l'avons fait pour le NON.  L'Union n'est qu'une prostituée à la solde des Etats-Unis et d'Israël. Elle bloque l'argent des Palestiniens mais elle fait du business avec Israël. Et d'un autre côté, elle prend en son sein tous les pays de l'Est démocratisés par les USA dont le trois-quart sont d'extrême droite voire néo-nazi. Notamment la Lettonie... voir notre autre blog et les articles :

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Quand on a lu tout ça, on se demande ce que ces pays font dans l'Union quand on connait la Charte. Mais bien entendu, ce sont les USA qui poussent à la roue pour qu'on les prenne car leur but c'est d'y installer des bases de l'Otan pour faire une ceinture entre la Russie et l'Europe. Désolé, mais on préfère Poutine à Bush...

Bernard Ravenel : « La suspension des aides est une décision dangereuse »

Le président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) évoque une « punition collective » totalement contre-productive infligée aux Palestiniens .

Vous avez cosigné le 4 mai un appel des ONG françaises impliquées dans les territoires palestiniens demandant à l’Union européenne, je cite, « la reprise immédiate de son aide à l’Autorité palestinienne ». Lundi, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne réunis à Bruxelles ont proposé de créer un « fonds spécial » pour collecter les financements des divers donateurs internationaux et les faire parvenir aux Palestiniens. Comment réagissez-vous à cette décision ?

Bernard Ravenel. J’estime qu’il s’agit d’une décision hypocrite. Elle aboutit à un nouveau report de l’aide dont les populations palestiniennes ont le plus urgent besoin. Il s’agit d’une punition collective infligée à l’ensemble de la population. L’Union européenne maintient son chantage vis-à-vis d’un gouvernement palestinien dont tout le monde reconnaît qu’il est sorti des urnes d’une manière démocratique. Tout semble être fait pour renverser ce gouvernement. On sait que c’est la stratégie d’Israël et des États-Unis, mais est-ce que l’Union européenne doit suivre ? Nous pensons que non. Nous disons qu’il s’agit d’une ingérence dangereuse qui aboutira à une exaspération croissante de la population palestinienne et à sa radicalisation. Nous demandons que cette politique cesse et que l’aide reprenne de toute urgence.

Dans leur appel du 4 mai, les ONG françaises se disent prêtes à « intensifier leurs activités d’aide à la population palestinienne » mais en même temps « refusent de servir d’alibi » à l’Union européenne. N’est-ce pas contradictoire ?

Bernard Ravenel. Les associations de terrain, qui sont à l’origine de cet appel, ont décidé deux choses : les projets en cours doivent continuer. Par exemple les médecins des ONG médicales doivent pouvoir aller à Gaza pour soigner les gens, faire parvenir les médicaments et les équipements ; mais les ONG ne veulent pas se substituer aux institutions palestiniennes qui doivent pouvoir continuer à assumer leurs responsabilités. Toujours le domaine médical : le ministère de la Santé a perdu les deux tiers de son budget qui était assuré pour 40 % par les taxes prélevées et reversées par Israël et pour 30 % par les dons internationaux. On va à la catastrophe sanitaire si ces financements ne sont pas rétablis. Nous ne voulons remplacer ni les services palestiniens ni les donateurs internationaux. Ce n’est pas notre rôle. Ce serait plutôt à Israël, comme puissance occupante, d’assumer ses responsabilités, conformément à la 4e convention de Genève. Et à l’UE de les lui rappeler, au lieu de persister dans une attitude asymétrique complètement alignée sur les États-Unis. S’agit-il d’un simple aveuglement ou d’une volonté délibérée de chercher l’explosion ? L’expérience montre pourtant que l’on ne vient pas ainsi à bout d’un mouvement de libération nationale. En ce qui nous concerne, nous allons continuer notre travail de solidarité auprès du peuple palestinien, mais aussi notre pression continue sur les gouvernements européens, à commencer par le gouvernement français qui a déjà infléchi sa position, mais de façon très insuffisante.

Entretien réalisé par F. G-R

Sources : L'HUMANITE

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans PALESTINE EUROPE

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