30 impacts de balles sur les victimes de la flottille

Publié le par Adriana Evangelizt

Nous avons mis en bas l'article du Guardian en anglais et en dessous la traduction pas terrible du traducteur. Ils ont tiré à bout portant pour la plupart, par derrière dans la tête ou dans le dos. Il y en a un qui a pris 4 balles dans la tempe, certains ont jusqu'à 30 balles dans le corps. Les projectiles utilisés étaient loin d'être innocents. Le bateau turc était visé. Point final. On n'arrive pas en pleine nuit sur un bateau, cagoulé, armé jusqu'au dents pour une visite amicale. Erdogan n'est pas dupe, nous poserons tout à l'heure une video avec des extraits de son discours et traduction française, en voilà un qui n'a pas froid aux yeux.

 

 

 

 

30 impacts de balles sur les victimes de la flottille

 

 

Cette vidéo tournée par une ONG sur le Mavi Marmara ne montre pas de résistance violente pendant le raid israélien de lundi. En revanche, les résultats de l’autopsie sont accablants pour l’Etat hébreu.

Les neuf victimes turques ont été criblées de balles, et plusieurs d’entre elles ont été abattues à bout portant, selon le rapport des légistes turcs révélé par un journal britannique. Pas moins de 30 impacts, des victimes touchées en majorité à la tête, et lorsqu’elles étaient de dos.

 

Israël continue d’affirmer que ses soldats ont agi en état de légitime défense, alors que les activistes disent au contraire que les commandos israéliens ont tiré aveuglément sur les passagers, qui se sont défendus avec des barres de fer.

 

L’intervention a fait aussi 48 blessés, et six disparus.

 

Sources Euronews

 

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Flottille: Troublantes révélations

 

 

 

L'armée israélienne a arraisonné samedi le Rachel-Corrie, un cargo humanitaire irlandais en route pour Gaza. Selon les autorités israéliennes, l'opération s'est déroulée sans heurts. Mais l'attaque de la flottille lundi - qui a fait neuf morts - continue de faire scandale. Et ce d'autant plus que le Guardian révèle samedi que les victimes ont reçu 30 impacts de balles, souvent tirées de près.

 

Les autorités israéliennes avaient prévenu: aucun bateau ne serait autorisé à forcer le blocus imposé depuis trois ans à la bande de Gaza. L'armée est passée à l'action samedi, en arraisonnant le cargo humanitaire irlandais Rachel-Corrie. "C'est un nouvel acte impudent de piraterie israélienne en haute mer", a commenté Kevin Squires, coordonnateur national de la Campagne de solidarité Irlande-Palestine, dont l'un des membres se trouvait à bord du bateau. Escorté par la marine israélienne, le navire est arrivé dans la soirée à Ashdod, en Israël. Les dix-neuf personnes à bord devaient être rapidement expulsées du pays, précise la police du pays.

 

Dans un communiqué, l'armée israélienne assure par ailleurs "qu'il n'y a pas eu de violence ni de blessé parmi les soldats ou l'équipage, car le recours à la force n'a pas été nécessaire et qu'aucun coup de feu n'a été tiré". Même son de cloche du côté du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, qui écrit, dans un communiqué: "Nous avons vu aujourd'hui la différence entre un bateau de pacifistes, avec lesquels nous sommes en désaccord mais dont nous respectons le droit à une opinion différente de la nôtre, et un navire de haine organisé par des extrémistes turcs adeptes du terrorisme."

 

Des balles tirées à moins de 45 cm

Du côté des autorités israéliennes, la rhétorique n'a donc pas changé: la violence de l'attaque contre la flottille en début de semaine s'explique par l'attitude violente de ses passagers. Mais les révélations du Guardian samedi viennent un peu plus jeter le doute sur la version israélienne des événements. Selon les résultats des autopsies des neuf victimes, pratiquées en Turquie, 30 impacts de balles ont été relevés sur leurs corps, souvent tirées de près. Cinq d'entre eux ont succombé à des blessures au niveau de la tête, ajoute le quotidien britannique. Fulkan Dogan, qui possédait la double nationalité turque et américaine, présentait lui cinq impacts de balles tirés à moins de 45 centimètres, au visage, à l'arrière du crâne, sur une jambe et dans le dos. Outre les neuf morts, 48 personnes ont été blessées par balles et six activistes sont toujours portés disparus.

 

A l'étranger, le ton monte. Navi Pillay, haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, a dénoncé le blocus imposé à la bande de Gaza. "Le droit humanitaire international interdit comme méthode de guerre d'affamer les civils (...), tout comme de leur imposer des sanctions collectives", a-t-elle déclaré. Washington avait également estimé vendredi que le blocus israélien était "intenable" et devait être "changé". En attendant, la Maison blanche précise que les Etats-Unis travaillent "dans l'urgence avec Israël, l'Autorité palestinienne et d'autres partenaires internationaux pour concevoir de nouveaux modes d'acheminement de marchandises et d'assistance à Gaza". Face à la colère du monde, l'Etat hébreu pourrait accepter de modifier les conditions de l'embargo sur Gaza. Benjamin Netanyahou pourrait décider d'impliquer la communauté international dans un embargo sur les armes, laissant entrer les autres marchandises à Gaza.

 

Sources JDD

 

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Gaza flotilla activists were shot in head at close range

Exclusive: Nine Turkish men on board Mavi Marmara were shot a total of 30 times, autopsy results reveal

 

 

Israel was tonight under pressure to allow an independent inquiry into its assault on the Gaza aid flotilla after autopsy results on the bodies of those killed, obtained by the Guardian, revealed they were peppered with 9mm bullets, many fired at close range.

 

Nine Turkish men on board the Mavi Marmara were shot a total of 30 times and five were killed by gunshot wounds to the head, according to the vice-chairman of the Turkish council of forensic medicine, which carried out the autopsies for the Turkish ministry of justice today.

 

The results revealed that a 60-year-old man, Ibrahim Bilgen, was shot four times in the temple, chest, hip and back. A 19-year-old, named as Fulkan Dogan, who also has US citizenship, was shot five times from less that 45cm, in the face, in the back of the head, twice in the leg and once in the back. Two other men were shot four times, and five of the victims were shot either in the back of the head or in the back, said Yalcin Buyuk, vice-chairman of the council of forensic medicine.

 

The findings emerged as more survivors gave their accounts of the raids. Ismail Patel, the chairman of Leicester-based pro-Palestinian group Friends of al-Aqsa, who returned to Britain today, told how he witnessed some of the fatal shootings and claimed that Israel had operated a "shoot to kill policy".

 

He calculated that during the bloodiest part of the assault, Israeli commandos shot one person every minute. One man was fatally shot in the back of the head just two feet in front him and another was shot once between the eyes. He added that as well as the fatally wounded, 48 others were suffering from gunshot wounds and six activists remained missing, suggesting the death toll may increase.

 

The new information about the manner and intensity of the killings undermines Israel's insistence that its soldiers opened fire only in self defence and in response to attacks by the activists.

 

"Given the very disturbing evidence which contradicts the line from the Israeli media and suggests that Israelis have been very selective in the way they have addressed this, there is now an overwhelming need for an international inquiry," said Andrew Slaughter MP, a member of the all party group on Britain and Palestine.

 

Israel said tonight the number of bullets found in the bodies did not alter the fact that the soldiers were acting in self defence. "The only situation when a soldier shot was when it was a clearly a life-threatening situation," said a spokesman for the Israeli embassy in London. "Pulling the trigger quickly can result in a few bullets being in the same body, but does not change the fact they were in a life-threatening situation."

 

Protesters from across the country will tomorrow march from Downing Street to the Israeli embassy to call for Israel to be held to account for its actions.

 

Earlier this week, William Hague, the foreign secretary, said the government would call for an inquiry under international auspices if Israel refuses to establish an independent inquiry, including an international presence.

The autopsy results were released as the last of the Turkish victims was buried.

 

Dr Haluk Ince, the chairman of the council of forensic medicine in Istanbul, said that in only one case was there a single bullet wound, to the forehead from a distant shot, while every other victim suffered multiple wounds. "All [the bullets] were intact. This is important in a forensic context. When a bullet strikes another place it comes into the body deformed. If it directly comes into the body, the bullet is all intact."

 

He added that all but one of the bullets retrieved from the bodies came from 9mm rounds. Of the other round, he said: "It was the first time we have seen this kind of material used in firearms. It was just a container including many types of pellets usually used in shotguns. It penetrated the head region in the temple and we found it intact in the brain."

 

An unnamed Israeli commando, who purportedly led the raid on the Mavi Marmara, today told Israeli news website Ynet News that he shot at a protester who approached him with a knife. "I was in front of a number of people with knives and clubs," he said. "I cocked my weapon when I saw that one was coming towards me with a knife drawn and I fired once. Then another 20 people came at me from all directions and threw me down to the deck below …

 

"We knew they were peace activists. Though they wanted to break the Gaza blockade, we thought we'd encounter passive resistance, perhaps verbal resistance – we didn't expect this. Everyone wanted to kill us. We encountered terrorists who wanted to kill us and we did everything we could to prevent unnecessary injury."

 

Tonight the Rachel Corrie, an Irish vessel crewed by supporters of the Free Gaza movement, remained on course for Gaza. Yossi Gal, director general at the Israeli foreign ministry, said Israel had "no desire for a confrontation" but asked for the ship to dock at Ashdod, not Gaza.

 

"If the ship decides to sail the port of Ashdod, then we will ensure its safe arrival and will not board it," he said.

 

Sources The Guardian

 

Les militants de la flottille de Gaza ont été tués dans la tête à bout portant

 

 

Exclusif: Neuf hommes turcs à bord Mavi Marmara ont été tués sur un total de 30 fois, résultats de l'autopsie révèlent

 

Israël a été ce soir, sous la pression d'autoriser une enquête indépendante sur son assaut sur le Gaza flottille d'aide après les résultats d'autopsie sur les corps des personnes tuées, obtenu par le Guardian, a révélé qu'ils étaient parsemés de balles de 9 mm, de nombreux tiré à bout portant.

 

Neuf hommes turcs à bord de la Marmara Mavi ont été tués sur un total de 30 fois et cinq ont été tués par balles dans la tête, selon le vice-président du Conseil turc de la médecine légale, qui a effectué des autopsies pour le ministère turc des la justice aujourd'hui.

 

Les résultats ont révélé qu'un homme de 60 ans, Ibrahim Bilgen, a été abattu de quatre balles dans la tempe, à la poitrine, les hanches et le dos. A 19 ans, nommé Fulkan Dogan, qui a également la nationalité américaine, a été abattu de cinq fois moins que 45cm, en face, à l'arrière de la tête, à deux reprises à la jambe et une fois dans le dos. Deux autres hommes ont été abattu de quatre balles, et cinq des victimes ont été abattus, soit à l'arrière de la tête ou dans le dos, dit Yalcin Buyuk, vice-président du conseil de la médecine légale.

 

Les résultats apparus comme des survivants ont donné leur comptes des raids. Ismail Patel, le président de Leicester à base Amis groupe pro-palestinien d'al-Aqsa, qui est retourné en Grande-Bretagne d'aujourd'hui, a raconté comment il avait été témoin quelques-uns des tirs mortels et a affirmé qu'Israël avait exploité un «Tirer pour tuer la politique".

Il a calculé qu'au cours de la sanglante partie de l'assaut, des commandos israéliens ont tué une personne chaque minute. Un homme a été abattu dans le dos de la tête à deux pieds devant lui et un autre a été abattue d'une balle entre les yeux. Il a ajouté que, hormis les hommes mortellement blessés, 48 autres souffraient de blessures par balle et six militants sont toujours portés disparus, ce qui suggère que le nombre de morts pourrait augmenter.

Les nouvelles informations sur la manière et l'intensité des tueries sape l'insistance d'Israël que ses soldats ont ouvert le feu seulement en état de légitime défense et en réponse aux attaques des activistes.

 

"Compte tenu des preuves très inquiétantes qui contredit la ligne des médias israéliens et suggère que les Israéliens ont été très sélectif dans la façon dont ils ont abordé ce navire, il ya maintenant un besoin impérieux d'une enquête internationale», a déclaré Andrew Slaughter député, membre du le groupe de tous les partis sur la Grande-Bretagne et la Palestine.

 

Israël a déclaré ce soir le nombre de balles retrouvées dans le corps ne change pas le fait que les soldats ont agi en légitime défense. "La seule situation où un soldat a tiré a été quand il était clairement un danger de mort", a déclaré un porte-parole de l'ambassade d'Israël à Londres. "En tirant sur la gâchette rapidement peut entraîner quelques balles étant dans le même corps, mais ne change pas le fait qu'ils étaient dans une situation mortelle."

 

Les manifestants de partout au pays demain mars de Downing Street à l'ambassade d'Israël d'appeler à ce qu'Israël soit tenu de rendre compte de ses actes.

 

Plus tôt cette semaine, William Hague, ministre des Affaires étrangères, a déclaré que le gouvernement exigerait une enquête internationale sous les auspices si Israël refuse de mettre en place une enquête indépendante, y compris une présence internationale.

 

Les résultats de l'autopsie ont été publiées lorsque la dernière des victimes turques a été enterré.

 

Dr Haluk Ince, le président du conseil de médecine légale à Istanbul, a déclaré que dans un seul cas a été il ya une blessure par balle unique, sur le front d'une balle lointaine, alors que toutes les victimes d'autres ont subi des blessures multiples. «Tous lesballes étaient intacts. Ceci est important dans un contexte médico-légal. Quand une balle frappe un autre endroit il entre dans le corps déformé. Si il est directement dans le corps, la balle est en bon état."

 

Il a ajouté que tous, sauf un, les balles extraites du corps venaient de  balles de 9mm. De la ronde d'autres, il dit: «C'était la première fois nous avons vu ce genre de matériel utilisé dans des armes à feu. C'était juste un conteneur, y compris de nombreux types de pellets habituellement utilisés dans les fusils de chasse. Il a pénétré la région de la tête dans la tempe et nous trouvé intact dans le cerveau. "

 

Un commando israélien sans nom, qui apparemment a mené le raid sur la Marmara Mavi, a déclaré aujourd'hui à israélienne nouvelles site Ynet Nouvelles qu'il avait tiré sur un manifestant qui s'approchait de lui avec un couteau. «J'étais en face d'un certain nombre de personnes avec des couteaux et de bâtons, dit-il. "Je tendis mon arme quand j'ai vu que l'on venait vers moi avec un couteau tendu et j'ai tiré une fois. Puis 20 autres personnes sont venues à moi de tous les côtés et me jeta par dessus le pont...

 

«Nous savions qu'ils étaient des militants de la paix. S'ils voulaient briser le blocus de Gaza, nous avons pensé rencontrer de la résistance passive, peut-être la résistance verbale - nous ne nous attendions pas à tout ce monde qui voulait nous tuer. Nous avons rencontré des terroristes qui voulaient tuer et nous avons tout fait pour éviter des blessures inutiles. "

 

Ce soir, le Rachel Corrie, un navire avec équipage irlandais par des partisans du mouvement Free Gaza, est resté en course pour la bande de Gaza. Yossi Gal, directeur général au ministère israélien des Affaires étrangères, a déclaré qu'Israël avait «aucun désir pour une confrontation" mais a demandé que le navire accoste à Ashdod, et non la bande de Gaza.

 

«Si le navire décide de naviguer dans le port d'Ashdod, puis nous allons nous assurer de son arrivée à bon port et ne seront pas monter à bord, dit-il.

 

The Guardian

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Turquie-FLOTTILLE

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