Israël veut la guerre

Publié le par Adriana Evangelizt

Et bien sûr que non, les idéologues sionistes ne veulent pas la paix sinon ça se saurait depuis 1948. D'exactions en résolutions de l'ONU bafouées, d'un torchon de feuille de route qui ne rime plus à rien, de colonisations en mise à sac de la terre, des maisons, de toute la Palestine ou presque, nous ne nous illusionnons plus. Si nous avions à faire à des gens normaux qui gouverneraient un pays avec justesse et lucidité, il y a longtemps que la Palestine aurait ses frontières. Mais la dangereuse idéologie sioniste poursuit son chemin toujours dans le même sens... prendre encore et toujours... massacrer chaque jour davantage... dénier le droit de vivre à un Peuple et le traiter avec mépris et racisme, voilà la triste constatation qu'il nous faut faire. En attendant, ce conflit que de sombres instances prennent plaisir à faire durer s'étend comme une lèpre sur le monde entier. La haine et le ressentiment des musulmans est à son paroxysme et la prophétie de l'Apocalypse de Saint-Jean est déjà bien en route... Israël est aux bans de presque tous les peuples de toutes les nations. Il faut bien se dire que cela ne pourra pas durer eternam viternam...

Israël veut la guerre

par Ryadh Fékih

Alors que le président palestinien manoeuvrait pour isoler le Hamas et reprendre l’initiative dans les Territoires palestiniens, l’armée israélienne a perpétré une série d’attaques sanglantes, qui risquent de mettre un coup d’arrêt à cette dynamique de sortie de crise. C’est à se demander si l’Etat hébreu ne cherche pas, en réalité, à éviter toute reprise du processus de paix en plongeant le Proche-Orient dans le feu et dans le sang.

Avant de s’engager dans le processus politique qui l’a fait accéder au gouvernement, le Mouvement de la Résistance Islamique (Hamas) a décrété, dès mars 2005, une trêve unilatérale de ses attaques contre Israël, qu’il a du reste scrupuleusement respectée... jusqu’au 8 juin.

Ce jour-là, en fin d’après-midi, glacières et chaises longues étaient déployées sur la plage, dans la région d’Al-Soudanya, lieu de détente préféré des réfugiés du camp de Chati, au nord-ouest de la Bande de Gaza, où femmes et enfants profitaient du premier week-end de vacances scolaires palestiniennes. Plusieurs centaines de personnes se baignaient, lorsque des coups de canons de la marine israélienne ont retenti. Trois projectiles ont explosé à proximité des baigneurs. Au moins dix personnes ont été tuées, dont un couple et leurs trois enfants, et une trentaine ont été blessées, selon des sources hospitalières. Un garçonnet âgé de 18 mois et sa sœur âgée de 3 ans figurent parmi les morts.

Poursuite de “la guerre d’extermination” des Palestiniens

Non loin de là, trois autres Palestiniens, membres de la même famille, ont été tués dans un autre raid à Beit Lahiya. Un appareil israélien a tiré un missile sur la voiture qui les transportait. Selon la version de l’armée israélienne, les trois hommes venaient de tirer une roquette artisanale sur Israël, pour venger la mort d’un important activiste, Jamal Abou Samhadana, 43 ans, président des Comités de résistance populaire, qui était chargé par le Hamas de superviser les services de sécurité, assassiné la veille dans un raid de Tsahal. Des sources sécuritaires palestiniennes ont cependant affirmé que les trois martyrs n’étaient pas armés et qu’ils ont été tués alors qu’ils emmenaient un blessé à l’hôpital.

Au moins un Palestinien a été blessé dans un troisième raid aérien par un drone israélien qui a tiré un missile sur une voiture à Beit Lahya, et d’autres ont été blessés dans un quatrième raid sur une voiture dans le même secteur.

A Gaza, c’est la désolation. Et la colère. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui venait de convoquer, quelques heures plus tôt, par décret, un référendum pour le 31 juillet, afin de tenter de sortir de la crise dans les Territoires palestiniens depuis l’arrivée au pouvoir des islamistes du Hamas, a dû réagir vivement en dénonçant “la guerre d’extermination et les massacres sanglants” commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Il ne pouvait faire moins, alors que, face à l’escalade de la violence israélienne, son bras de fer avec le Hamas, encouragé discrètement par Tel Aviv et Washington, perdait, aux yeux de ses concitoyens, toute crédibilité et toute utilité. Dans une lettre de quarante pages qu’il lui a adressée quelques heures avant le massacre, le premier ministre du gouvernement Hamas, Ismaïl Haniyeh, lui écrivait : “Frère président, j’en appelle à vous au nom de l’Islam pour que vous fassiez passer le dialogue avant le référendum”. Et d’ajouter : “Nous devons affronter un danger imminent et nous unir face au siège injuste”.

Le déferlement de la violence israélienne ne pouvait que lui donner raison, apporter de l’eau au moulin du Hamas et porter un sale coup au projet de référendum sur un document élaboré par des prisonniers palestiniens détenus par Israël. Ce “projet d’entente nationale” prévoit un arrêt des attentats au-delà de la ligne d’armistice de 1967, proposé comme frontière d’un futur Etat, dont la création devra être négociée avec les Israéliens dans le cadre d’un accord de paix conclu selon les principes définis par la Ligue arabe. En clair, il s’agit de reconnaître Israël et de reprendre langue sous les auspices de la communauté internationale.

Rejeté par le Hamas et les autres mouvements favorables à la poursuite de la lutte armée, le référendum du 31 juillet, qui revendique la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 et offre une reconnaissance implicite de l’Etat hébreu, est considéré par Abbas et ses partisans comme la seule solution pour sortir de la crise politico-financière sévissant dans les Territoires palestiniens depuis l’avènement du gouvernement Hamas en mars dernier.

Jusqu’à vendredi, dans le camp nationaliste, on affichait une certaine sérénité, tous les sondages montrant un large soutien des Palestiniens aux propositions des détenus, en particulier à une solution négociée avec Israël dans les frontières de 1967. De plus, le Fatah pensait pouvoir capitaliser sur une lassitude de la population économiquement étranglée par le gel des aides internationales. C’est cette dynamique de sortie de crise, défavorable au Hamas, que l’attaque israélienne a finalement remise en question.

Le Hamas contraint de mettre fin à la trêve

C’est à se demander si, dans sa volonté d’éviter toute reprise du processus de paix, Israël ne cherche pas, en réalité, à détruire l’Autorité palestinienne, à décrédibiliser son président et à mettre hors jeu Fatah et l’OLP, de manière à doper, par ricochet, le Hamas et les tenants de la lutte armée et à pousser l’opinion palestinienne vers des positions encore plus extrémistes.

On est tenté de le penser. Sinon comment expliquer ce déferlement de violence israélienne, au moment où Abbas manœuvre, avec plus ou moins de succès, pour isoler le Hamas et reprendre l’initiative dans les Territoires palestiniens ?

Les résultats, en tout cas, sont là, conformes aux vœux israéliens. Des dizaines de milliers de Palestiniens ont participé aux funérailles d’Abou Samhadana à Rafah, au sud de la bande de Gaza, en criant vengeance. Les Brigades de Salah-Eddine, la branche armée des Comités de la résistance populaire, ont déclaré dans un communiqué que: “le crime d’assassinat de notre leader et de ses camarades trouvera des représailles d’une grandeur qui n’a d’équivalent que l’importance du crime lui-même”. Les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, du Fatah, et les brigades d’Al-Qods, du Jihad Islamique, ont aussi déclaré un état de complète mobilisation. “Je crois que face à l’effusion du sang de notre peuple et à ces horribles images de massacres, il n’y a pas de place pour le silence”, a déclaré le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, confirmant que son mouvement allait reprendre ses attaques, auxquelles il avait pourtant mis fin par la proclamation d’une trêve unilatérale en mars 2005, et jamais transgressée depuis. Le 10 juin au matin, les Brigades du martyr Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont tiré sept roquettes artisanales dont l’une en direction de la colonie sioniste d’Ashkelon (sud d’Israël), en représailles aux raids meurtriers de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, rompant ainsi la trêve unilatérale qu’il observait depuis un an et demi. Les obus n’ont certes pas fait de victimes. “La prochaine fois, les roquettes auront une portée supérieure et s’abattront plus profondément dans l’entité sioniste”, a cependant menacé un responsable militaire du Hamas.

Avec cette escalade de la violence, le pire est donc à venir… Au grand bonheur des ultras sionistes, qui n’ont pas abandonné leur rêve du Grand Israël, lequel ne saurait être réalisé par… la paix.

Sources : Realités on line

Posté par Adriana Evangelizt

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M
Les sionistes commencent à nous fatiguer. Ces gens sont véritablement des malades mentaux de type schyzophrénique. Il est temps que nos gouvernements européens les mettent hors d'état de nuire...Avec les néocons de washington, ils sont l'engence de vipère qui pourrit la planète !!! A quand la mise hors la loi et le blocus complet d'Israel !? <br /> Nous n'avons pas à nous battre avec les arabes pour faire plaisir à de pareils fêlés !
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