Dans une mosquée de Jordanie, le pape dénonce la manipulation de la religion

Publié le par Adriana Evangelizt

Le pape n'est pas dupe de toute façon, il sait très bien comment sont traités les chrétiens et Jésus en Israel par les religieux sionistes.




Dans une mosquée de Jordanie, le pape dénonce la manipulation de la religion



Le pape Benoît XVI a dénoncé samedi dans l'enceinte de la plus grande mosquée de Jordanie la "manipulation idéologique de la religion" qui peut déboucher sur des violences.


Le pape parlait devant des dignitaires religieux musulmans dans l'enceinte de la mosquée al-Hussein ben Talal d'Amman, au deuxième jour de son premier voyage dans un pays arabe.

Il s'est élevé en faux contre ceux qui "soutiennent" que "la religion est nécessairement une cause de division dans notre monde" et "prétendent que, moins d'attention est prêtée à la religion, (...) mieux cela est".


Admettant "l'existence de tensions et de divisions entre les membres des différentes traditions religieuses", Benoît XVI a affirmé que "c'est souvent la manipulation idéologique de la religion, parfois à des fins politiques, qui est le véritable catalyseur des tensions et des divisions, et parfois même des violences dans la société".


"Musulmans et chrétiens, précisément à cause du poids de leur histoire commune si souvent marquée par des incompréhensions, doivent aujourd'hui s'efforcer d'être connus et reconnus comme des adorateurs de Dieu (...) toujours conscients de l'origine commune et de la dignité de toute personne humaine", a-t-il dit.

Sa précédente, et première visite dans un lieu de prière musulman, avait été celle à la Mosquée bleue d'Istanbul en novembre 2006, en pleine polémique après ses propos de Ratisbonne, en Allemagne, semblant assimiler islam et violence.


Benoît XVI y avait spectaculairement fait une prière personnelle, tourné vers La Mecque.


A Amman, il n'a pas prié dans la mosquée. Installé dans un fauteuil, il a écouté le prince Ghazi ben Mohamad, cousin et conseiller pour les Affaires religieuses du roi Abdallah II, qui a qualifié sa visite de "geste de bonne volonté et signe de respect mutuel entre musulmans et chrétiens". "Je voudrais vous remercier pour avoir exprimé vos regrets concernant le discours de 2006, qui a offensé les Musulmans", a ajouté le prince.


C'est par le versant pèlerinage de son déplacement de huit jours au Proche-Orient que Benoît XVI avait débuté sa journée en se rendant au Mont Nebo où, selon les écritures, Dieu a montré la Terre promise à Moïse.


Du sommet, dominant à 840 mètres la vallée du Jourdain, le pape a contemplé quelques instants Jérusalem à l'horizon, à l'image de Moïse selon le récit biblique. Il a salué en arabe une cinquantaine de dignitaires religieux chrétiens avec un "Al salam Alaykoum" (Paix soit sur vous).


Le pape, pour qui le dialogue entre les trois religions chrétienne, juive et musulmane est "très important pour la paix", a appelé à la "réconciliation" des chrétiens et des juifs.


Il s'est ensuite rendu à Madaba, où réside une importante communauté chrétienne, pour bénir la première pierre d'une université catholique.


Un accueil populaire lui a été réservé lors de sa traversée du quartier chrétien en papamobile, et des centaines de personnes agitant des drapeaux jordanien et du Vatican s'étaient massées sur le trajet.


Là aussi, il a mis en garde contre une religion "défigurée quand elle est mise au service de l'ignorance et du préjugé, du mépris, de la violence et des abus".


Les paroles du pape prennent une résonance particulière alors que des islamistes radicaux jordaniens, la puissante confrérie des Frères musulmans et sa branche politique, reprenant la polémique surgie après Ratisbonne, ont déclaré qu'il n'était "pas le bienvenu" à moins qu'il ne présente des excuses pour ses "propos contre l'islam".


A son arrivée vendredi à Amman, le pape avait d'emblée exprimé "son profond respect" pour la communauté musulmane.


Le chef de l'église catholique doit se rendre la semaine prochaine en Israël et Cisjordanie alors que les tensions restent fortes dans la région après l'offensive meurtrière d'Israël dans la bande de Gaza en décembre-janvier.


Sources AFP

 

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Cesco 09/05/2009 14:06

Une fois de plus, de nombreux observateurs guettent d’éventuels faux pas du pape lors de son voyage en Terre sainte, et en particulier à Jérusalem. Il faut dire que la ville « trois fois sainte » suscite parfois des comportements délirants. Et il n’y a pas besoin d’être pape pour y être sujet :

parmi la foule des voyageurs, pèlerins ou touristes qui se pressent à Jérusalem depuis des siècles, un petit nombre est victime de ce que les spécialistes appellent le syndrome de Jérusalem, sorte de bouffée délirante issue d’un choc émotionnel non maîtrisable lié à la proximité des Lieux saints. Chaque année, une quarantaine de personnes seraient hospitalisés à Jérusalem pour ce type de symptômes.

Une étude de ce syndrome de Jérusalem par des médecins de l’hôpital psychiatrique israélien de Kfar Shaul a été publiée dans le British Journal of Psychiatry, dont on peut trouver ici une traduction française :

http://www.villemagne.net/site_fr/jerusalem-syndrome-de-jerusalem.php