Salah Hamouri : combien de temps le gouvernement français restera t-il indifférent ?

Publié le par Adriana Evangelizt




Salah Hamouri : combien de temps le gouvernement français

restera t-il indifférent ?



par ElKhalam




Le 25 avril 2009, Salah Hamouri, jeune franco-palestinien vient d'avoir 24 ans dont 4 passés dans une prison israélienne. Il a été condamné à 7 ans d’emprisonnement pour " complot et appartenance aux jeunesses du FPLP " alors qu’aucun témoin ni aucune preuve n’a permis d’établir sa culpabilité.

Le 25 avril 2009, Salah Hamouri, jeune franco-palestinien a eu 24 ans dont 4 ans passé en prison. Il a été condamné à 7 ans d’emprisonnement pour " complot et appartenance aux jeunesses du FPLP " alors qu’aucun témoin ni aucune preuve n’a permis d’établir sa culpabilité. Aujourd'hui alors que des députés, des maires, des partis alertent les autorités sur l'injustice du cas de ce jeune français retenu en Israël, la seule réponse de Mr Sarkozy a été de refuser de recevoir la mère de Salah, Denis Hamouri.

Retour sur les faits

Salah Hamouri est né le 25 avril 1985 à Jérusalem. Il a donc 23 ans. Son père Hassan Hamouri, restaurateur, est un Palestinien résidant de Jérusalem-Est. Sa mère, professeur, née Denise Guidoux, est française. Elle est originaire de Bourg-en-Bresse (Ain).

Salah a été arrêté le 13 mars 2005 alors qu’il se rendait à Ramallah. Il a été emmené à la prison de Moskobiah à Jérusalem. Il y est resté 3 mois, en isolement et en interrogatoire. Un mois après son arrestation, sa famille a appris par la presse qu’il était accusé d’avoir comploté avec 2 autres jeunes contre le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti religieux d’extrême droite SHAS, au motif qu’ils étaient passés en voiture devant le domicile de celui-ci. A cela s’ajoute la présomption de l’appartenance de Salah à un mouvement de jeunesse réputée proche du FPLP, dont Salah n’a jamais été membre. Un " délit d’intention " a été ainsi constitué par le tribunal militaire. Salah a ensuite été transféré à la prison de Beersheba où il est resté un an et demi. Il a ensuite été transféra au centre de Hadarim, puis à Rimonim. Le 17 avril 2008, après trois ans d’emprisonnement au cours desquels une vingtaine d’audiences ont fait l’objet de reports successifs faute de témoins et/ou d’éléments de preuve permettant d’établir sa culpabilité, Salah a été condamné par le tribunal militaire israélien d’Ofer (situé dans les Territoires palestiniens illégalement occupés) à 7 ans de prison pour " complot et appartenance aux jeunesses du FPLP ", et ce à la suite d’une procédure de compromis (" plea bargain ").

Salah a été contraint d’accepter ce compromis, sur les conseils de son avocate israélienne, Maître Léa Tsemel : les termes du compromis étant, en effet, " soit vous acceptez 7 ans, soit ce sera pire ".

Le silence du gouvernement français

Depuis cette date, les actions se multiplient pour libérer Salah, à tel point que la classe politique commence à se manifester et attirer l'attention du gouvernement sur le caractère arbitraire et injuste de la condamnation qui a envoyé ce jeune homme en prison. Mais le moins puisse qu'on puisse dire c'est que notre exécutif ne semble pas presser de voir ce citoyen français retrouver la liberté. Pire, comme le dit très justement Denis Sieffert, il semblerait que la France ait inventé à cette occasion un nouveau concept : Les droits de l'homme assymétrique .
En effet, alors que dans le même temps l'Elysée mutlipliaient les actions afin de faire libérer rapidement le franco-israélien, Gilad Shalit, retenu captif par le Hamas suite à des opérations militaires dans lesquelles il était engagé, il ne daignait faire un geste, même infime, à l'égard de la famille de la famille de Salah. Malgré les demandes répétées de Denise Hamouri, les autorités refusent de la recevoir.

Malheureusement, cette conception asymétrique des droits de l’homme qui prévaut pour l’instant n'est pas le seul fait du gouvernement français. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a fait Gilad Shalit citoyen d’honneur de la ville de Paris, des portraits du jeune Franco-Israélien ont été accrochés sur des bâtiments publics. Pour le jeune Franco-Palestinien, rien....

La mobilisation s'intensifie

Sous l'impulsion de la famille de Salah, une mobilisation exceptionnelle est en marche. Un comité de soutien et de parrainage soutenu par des personnalités de tous horizons a été constitué. Un certain nombre de maires, de députés et de sénateurs commencent à interpeller le gouvernement sur cette question. Des comités de soutien locaux voient le jour un peu partout en France ralliant de plus en plus de soutien de la part des citoyens français, maintenus volontairement par les médias dans l'ignorance de cette histoire.

Pour rejoindre ce mouvement, il faut vous aussi en parler autour de vous :

- Signer la pétition en ligne présente sur ce site : http://salah-hamouri.fr/comite-soutien

- Participer aux comités locaux présents dans votre ville ou en créer un le cas échéant

- Rejoindre le réseau de soutien sur FaceBook : http://www.facebook.com/group.php?gid=108233743272&

Sources :
Bismi net

Publié dans LA FRANCE COMPLICE

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