Appel aux citoyens du monde pour la Palestine

Publié le par Adriana Evangelizt

Devons nous attendre que la Palestine n'existe plus pour faire quelque chose ?

 
APPEL A MISSION : PARTEZ EN PALESTINE !
Nous avons reçu ce courrier de Naplouse...
-  "Partez en Palestine , allez leur apporter notre soutien en ces moments difficiles ils en ont besoin.Il faut aller en Palestine pour connaitre ce peuple merveilleux, il ne faut pas avoir peur c’est maintenant qu’il faut y aller, ils ont besoin de nous pour temoigner de cette vie et de cette envie de vie qui déborde de partout."
-  Nous faisons suivre cette lettre de l’Appel de la CCIPPP aux départs en Missions Civiles !
-  Novembre : missions "cueillette des olives"

Plusieurs fois j’ai essayé d’écrire sur ce que j’ai vécu à Naplouse pendant ce mois de juillet. Plusieurs fois j’ai tout effacé et recommencé, trouvant que les mots utilisés ne reflétaient pas la réalité quotidienne. Réalité quotidienne connue de tous, invasions permanentes de l’armée, assassinats, destructions, humiliations etc.....

Mais ce qui se dégage finalement pour moi c’est qu’à travers cette horreur quotidienne le peuple palestinien vit et continue à vivre,et que justement cette vie est une forme de résistance à l’égard de l’agression.

N’oublions pas que les palestiniens essayent de travailler,se marient surtout en été il y a de nombreux mariages, ont des enfants, rient, chantent et dansent.

Que des jeunes femmes et hommes de différentes associations reunis au sein de Darna (la maison des associations) font un travail merveilleux afin d’ améliorer ce qu’ils appellent la routine de la vie de tous les jours.

Que par exemple une de ces associations Humann Supporters travaille auprès des enfants et de toute la population toute l’année.

Qu’ils organisent des manifestations non violentes pour dire aux soldats qu’il y a d’autres solutions que la guerre, qu’il faut discuter , qu’il faut se connaitre et qu’à partir de cela un dialogue pourra s’instaurer entre eux directement afin de mieux se comprendre.

Il faut aller en Palestine pour connaitre ce peuple merveilleux, il ne faut pas avoir peur c’est maintenant qu’il faut y aller, ils ont besoin de nous pour temoigner de cette vie et de cette envie de vie qui déborde de partout. Il faut partir car ils ont besoin de notre présence, malgré notre sentiment de frustration sur place de ne pouvoir mieux les aider , mais notre seule présence leur fait du bien.

Donc partez en Palestine , allez leur apporter notre soutien : en ces moments difficiles ils en ont besoin.

 

 

Face à la situation en Palestine : l’urgence d’une intervention des citoyens du Monde.

 

La Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) est née en juin 2001, au moment où l’offensive coloniale et répressive israélienne passait à une nouvelle étape dont les objectifs étaient explicitement déclarés : « terminer 1948 ». En effet, l’arrivée au pouvoir d’Ariel Sharon, largement plébiscité en février 2001, mettait un terme définitif aux Accords d’Oslo que ce dernier qualifiait « d’erreur historique ». Les gouvernements d’unité nationale qui s’en suivirent marquent la reprise franche de la « vocation » expansionniste et guerrière d’Israël.

Auparavant, et durant dix ans, le processus de paix a souffert d’ajournements répétés de ses plans d’application et de remise en cause des résultats des négociations. Cette conduite était accompagnée par la création de nouvelles colonies et l’extension de celles déjà existantes (ce qui ne pouvait se faire qu’au détriment des terres et ressources palestiniennes) par la généralisation du système des check-points qui morcellent l’espace palestinien, par les humiliations calculées, les arrestations et les assassinats. Ces pratiques ont caractérisé la politique des gouvernements israéliens successifs, tant du Parti Travailliste que du Likoud, et ont fini par venir à bout des « Accords d’Oslo », et avec eux, des espoirs dans une solution pacifique, négociée et plus ou moins viable. La seconde Intifada a éclaté dans le contexte de l’effondrement du « processus de paix ».

La classe politique israélienne exprimait par cette attitude son refus d’assumer le processus de paix. Au refus d’avancer dans l’élaboration de ce processus s’ajoutait l’intention d’effacer les effets générés par son établissement : Les autorités israéliennes ont entrepris d’anéantir les quelques institutions du futur État palestinien, de détruire les infrastructures de la société palestinienne et de briser la volonté de résistance du peuple palestinien. Une politique d’étouffement systématique de la vie des palestiniens est ainsi mise en place.

Par ailleurs, et dans la même perspective, la question des réfugiés palestiniens est transformée en tabou. Pire encore, elle est présentée comme étant l’obstacle aux possibles solutions, et la direction palestinienne est interpellée pour faire preuve de « réalisme », en acceptant de la laisser tomber.   Pourtant, les résolutions de l’ONU garantissent le droit au retour des réfugiés palestiniens et la reconnaissance de l’injustice historique subie par le peuple palestinien est un élément indispensable dans la recherche de toute solution viable.

L’offensive colonialiste et répressive israélienne a profité des événements du 11 septembre 2001 pour se libérer totalement de toute retenue. La guerre américaine contre l’Iraq et son occupation ont conforté le modèle israélien, basé sur le mépris du droit international et sur l’exercice de la force démesurée et dite préemptive. Le procédé consiste dans la création de faits accomplis transformés en réalités « légalisées » par le seul argument de leur existence. Dans ce sens, Israël est précurseur de « l’ordre mondial » que l’administration américaine veut imposer. Les deux stratégies, américaine et israélienne, relèvent de la même logique et adoptent les mêmes méthodes.

Dans l’entreprise de colonisation de la Cisjordanie, le Mur est un outil majeur de la transformation du territoire palestinien en de multiples bantoustans : en plus de l’atteinte à la continuité territoriale palestinienne et de l’altération du tissu social que cette situation induit, le Mur établit l’annexion pure et simple de Jérusalem-Est (qui devait être la capitale du futur Etat Palestinien), de même que de toute la vallée du Jourdain.

Dans cette perspective, le retrait israélien unilatéral de Gaza, présenté comme un « pas vers la paix », fait partie de la politique de « faits accomplis », sans consultation des Palestiniens ni des instances internationales : il laisse la bande de Gaza en ruines et sans ressources, enfermée de tous les côtés, sans aucune communication avec l’extérieur, totalement coupée de la Cisjordanie. Ce retrait (8000 colons) laisse à Israël les mains libres pour parachever la colonisation de la Cisjordanie (plusieurs centaines de milliers de colons). A l’ombre du Mur se construisent des usines, destinées à exploiter la population palestinienne devenue sans emploi du fait du vol de ses terres, du bouclage répété et des difficultés de circulation : la Palestine se transforme chaque jour un peu plus en une série de camps de travail enfermés par le Mur, une grande part de la population restée sans emploi n’ayant plus qu’une solution : accepter ou partir, s’exiler.

Prétendant à chaque fois (Arafat, Abbas, Hamas...) n’avoir « pas de partenaires pour la paix », Israël exerce ouvertement sa politique au vu et au su du monde entier, sans que cela suscite l’intervention des instances internationales. Toutes les résolutions de l’ONU concernant la Palestine sont restées lettres mortes. La dernière en date est exemplaire : la Cour Internationale de Justice qui statue sur le Mur, le condamne en juillet 2004, demande l’arrêt de sa construction, le démantèlement de la partie déjà accomplie et l’indemnisation des Palestiniens. L’assemblée générale de l’ONU reconduit cet avis que Tel-Aviv balaie d’un revers de main. Israël semble ainsi jouir d’un traitement d’exception et d’une impunité totale.

Le peuple palestinien, dont les espoirs d’accéder à ses droits nationaux se voient brisés, est arrivé au stade d’être menacé dans son existence même. Il est traité comme une « population en trop », assujettie à l’arbitraire le plus total, et mise à la merci de l’occupant. Celui-ci est dispensé de ses obligations telles que les définissent la 4ème convention de Genève concernant les droits des peuples sous occupation et n’a de compte à rendre devant aucune instance internationale.

Nous ne pouvons pas rester indifférents devant une telle situation. Au delà de la prise de position que les valeurs de Droit et de Justice exigent, Israël promeut un modèle dont la victoire est catastrophique pour l’humanité dans sa totalité : celui des guerres continues, de la gestion sécuritaire des sociétés et des problèmes sociaux, de la banalisation du mode discriminatoire qui se réfère à des critères raciaux ou religieux infranchissables, de la déréglementation de toutes les lois, de la précarité permanente...Soutenir les droits du peuple palestinien n’est pas uniquement un acte de solidarité avec une cause juste, mais fait partie de notre propre lutte, ici en France, comme partout, contre le « nouvel ordre mondial », camouflage d’une barbarie totale.

Comment pourrions nous, si nous laissons s’installer en Palestine un monde de murs, de camps de travail et d’apartheid, le refuser ailleurs et l’empêcher de devenir la norme pour le Monde entier ?

Répondez à l’appel des Palestiniens qui demandent notre présence à leurs côtés.
Rejoignez le mouvement des missions civiles !

 

Le caractère international de la question palestinienne est un fait historique. Il est confirmé autant par sa formulation en 1948, date de la décision étasunienne de la création d’Israël, que par l’ensemble de son parcours ultérieur. D’ailleurs, ses racines sont liées à la fois à la « question juive » non résolue en Europe, et aggravée par le génocide de la seconde guerre mondiale, comme aux plans d’expansion des forces colonialistes dans la région du Moyen-Orient, dont le chapitre le plus connu est celui dit de « l’héritage du Sultanat Ottoman » à la fin du 19ème siècle.

Pour cette raison, la question palestinienne ne pourra être résolue que sur un niveau international. Toute prétention de laisser sa gestion aux forces locales en place, en l’occurrence Israël et les Palestiniens, signifie une démission d’une responsabilité avérée, et une complicité avec la partie dominante, qui conduisent à sacrifier le peuple palestinien.

Nous réclamons l’application des résolutions internationales concernant la Palestine et la constitution d’une force officielle de l’ONU afin d’assurer la protection du peuple palestinien.

Cependant, devant la forfaiture des institutions internationales, leur complicité ou leur manque de volonté, il est nécessaire que les citoyens du Monde exercent leur responsabilité et multiplient les initiatives de soutien à la lutte du peuple palestinien pour sa survie et ses droits. Une des initiatives majeures est la constitution de missions civiles internationales pour la protection du peuple palestinien.

Des milliers de citoyens et de citoyennes, de toute origine, région, âge et conditions sociales, d’appartenances politiques, syndicales, ou associatives diverses, sont déjà partis en missions. Cette forme d’action est indispensable pour exprimer la solidarité avec la lutte du peuple palestinien. Elle contribue à briser son isolement et permet de témoigner de ses conditions de vie sous la colonisation israélienne. Les Internationaux tissent des liens avec la population, interviennent sur place, dans le cadre d’actions de protection du peuple palestinien (cueillette des olives, check-points, ...) et participent aux manifestations et actions de résistance non-violentes.

Les Internationaux qui ont participé aux missions continuent leur action de solidarité avec la lutte du peuple palestinien à leur retour. Ils rejoignent les initiatives déjà existantes ou inventent d’autres formes de solidarité. Chaque mission n’a de sens que dans la continuité. La succession des missions, leur permanence, l’extension et la diversité de leur action assurent la dynamique du mouvement ; les membres des missions témoignent à l’occasion de réunions et de meetings, ils produisent des articles de presse, interviews, textes, photos et films, dont la succession constitue un témoignage accablant sur la politique de colonisation israélienne.

En Palestine occupée, les actions de résistance se poursuivent : la population palestinienne demande notre présence active.

 

Inscrivez-vous pour partir en mission, il y a urgence !!

 

L’action des missions civiles s’accomplit en étroite coordination avec les diverses associations et mouvements palestiniens et anticolonialistes israéliens. L’engagement de ces derniers est précieux pour confirmer le caractère politique de la confrontation. Il l’est aussi pour l’avenir des solutions recherchées. Nous formons un triangle d’action qui se veut le plus solidaire et le plus efficace possible.

La CCIPPP travaille en étroite coordination avec les autres Internationaux présents en Palestine et avec les structures européennes de solidarité avec la Palestine. En Europe, une expression importante de la solidarité avec la lutte du peuple palestinien, pour sa survie et ses droits, est la campagne de sanctions économiques et politiques sur Israël tant que celui-ci ne respecte pas les résolutions internationales. Le premier article de cette campagne est la suspension des accords d’association entre l’Union européenne et Israël. La Commission européenne et chaque gouvernement ont les moyens d’utiliser cet outil et doivent le faire. Signe de l’hégémonie de « l’ordre mondial », nous constatons qu’ils prennent une direction opposée : la coopération entre les différents gouvernements européens et Israël s’étend et se diversifie, allant jusqu’au domaine militaire, celui du développement des armes et de la recherche en la matière.

Nous devons tout faire pour renforcer la campagne de sanctions, l’expliquer, la porter, et la faire porter comme une exigence indispensable, et la généraliser de par le Monde.
 

Les Missions CCIPPP se sont succédées sur le terrain depuis 2001 :

 

Toutes les années, des missions accompagnent, pour les protéger, les paysans palestiniens dans leurs terres durant la récolte des olives. Aux pires moments de son bombardement, les membres d’une mission civile présents dans le camp de réfugiés de Rafah (bande de Gaza), ont permis le remplacement de la pompe d’évacuation d’eau saline. D’autres ont occupés des maisons menacées de démolition ou des terres menacées de confiscation.

Des Internationaux sont rentrés dans le QG du président Arafat et ont contribué à sa protection. D’autres ont assuré une permanence à l’hôpital de Ramallah ou ont accompagné les ambulanciers durant l’offensive israélienne d’avril 2002, et continuent souvent à le faire à Naplouse. Une mission a pu rentrer dans le camp de Jénine encerclé, et a pu rendre compte du crime commis. Une autre mission y est revenue en août 2002 pour élaborer plusieurs projets d’expressions artistiques sur la mémoire du camp. Une mission composée conjointement de militants de l’Association des Travailleurs Magrébins en France (ATMF) et de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) a effectué une tournée de solidarité en Palestine.

Le village de Yanoun aurait été vidé de sa population si les Internationaux n’y avaient pas assuré une présence permanente.

Des missions ont participé à la tenue des élections, à la résistance des Palestiniens contre la construction du Mur, le village de Bi’lin est devenu symbolique de l’engagement des Internationaux et des anticolonialistes Israéliens au côté des Palestiniens ...

La liste est longue et non exhaustive.

Ici et en Palestine, nous pouvons agir. Il faut le faire !
Inscrivez-vous pour partir en mission, il y a urgence !!

 

Extraits de la charte d’engagement des volontaires à une mission civile pour la protection du peuple palestinien :

Je soussigné-e ...

Adhère aux principes et objectifs des missions civiles pour la protection du peuple palestinien et m’engage :

-  à participer à la mission civile pour la protection du peuple palestinien qui se rendra en Palestine du... au... en apportant toutes mes compétences à sa réussite
-  à rester solidaire en permanence du groupe partant et à agir en accord avec les décisions prises collectivement, à garder en toute circonstances une maitrise de soi et à n’intervenir qu’en accord avec le groupe et partenaires associés à l’accueil des missions. Dans tous les cas, refus des provocations, et attitude pacifique
-  à ne commettre aucune action qui pourrait mettre la population locale en danger ou qui leur créerait des problèmes, à me conformer strictement aux règles de vie du groupe qui nous héberge
-  à participer à chaque réunion du groupe pendant le voyage, à respecter les horaires, et les décisions prises collectivement avant le départ, je participerai à une réunion avec tou-te-s les membres du groupe formé, où seront données des informations générales et fixés les points de programme, mais aussi où devront être désigné-(e)s les coordinateurs du groupe
-  à être en cohérence avec les principes et objectifs de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien, lors des communications faites aux médias, aux publics, etc.
-  à documenter l’expérience du groupe, à informer les coordinateurs de la Campagne de toute initiative prise (
contact@protection-palestine.org )
-  à accepter les consignes générales données par les partenaires palestiniens qui accueillent ou accompagnent le groupe. Le programme des activités et ses éventuelles modifications sont établis en étroite collaboration avec eux (absolument éviter que ce soit les internationaux qui établissent le programme palestinien). Le/la partenaire précisera quand il faut intervenir, où se poster, quoi faire, établira les limites et décidera des priorités. Il s’agit de s’inspirer des initiatives palestiniennes et non pas de les susciter juste sous prétexte de la présence de missions étrangères (par exemple : on ne peut pas demander aux palestiniens de manifester parce que nous sommes là !)
-  à respecter la pluralité des points de vue palestiniens. Nous allons principalement rencontrer et travailler avec les représentants de la société civile palestinienne et leurs partenaires israéliens, sans exclusive de possibles rencontres avec des représentants de formations politiques, Autorité Palestinienne incluse
-  à témoigner sur les actions menées et sur la situation en Palestine et notamment, en produisant des documents à envoyer à
publication@protection-palestine.org que la CCIPPP rendra publics :

1) durant la mission, en envoyant des informations, le plus souvent possible, sous forme de dépêches ou de chroniques, de petits reportages photos car souvent les internationaux sont les seuls témoins de situations de grande urgence que les médias « classiques » ignorent ; les réunions quotidiennes du groupe peuvent être un bon lieu de préparation de ces envois

2) après mon retour, en relatant la mission sous la forme de comptes rendus, reportages photos ou films, en organisant des débats, en répondant à des interviews,...

Pour vous informer ou vous inscrire

Contact@protection-palestine.org

CCIPPP, 21 ter rue Voltaire. 75011 Paris

Sources : CCIPPP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans OCCUPATION

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