Des milliers de pièges mortels laissés par l'armée israélienne au Liban

Publié le par Adriana Evangelizt

Dis-moi les armes que tu utilises et je te dirai qui tu es... pourrait être le dicton. On est loin là de l'époque des Chevaliers qui se battaient à l'épée ou avec des armes à poing lors des échaffourées. Quelle mentalité faut-il posséder pour larguer par centaines de millliers des engins qui exploseront même lorsque l'ennemi ne sera plus là... les horreurs qui se passent dans notre monde ne peuvent pas rester impunies à long terme...

Mon dernier blog de poésie...

 

L’armée israélienne laisse derrière elle

des milliers de pièges mortels

L’armée israélienne, qui s’apprête à quitter le Liban-Sud, laisse derrière elle des milliers de pièges mortels qui risquent de paralyser pour longtemps le retour à une vie normale dans la région frontalière, rapporte Salim Yassine de l’AFP. Accrochées aux branches d’arbres, disséminées dans les champs, les sous-munitions larguées par Israël continuent de tuer, de blesser et de faire obstacle à la reprise de l’activité de cette zone agricole, selon l’ONU et le gouvernement libanais.


Ali Joumaa, 12 ans, le pouce et l’index arrachés par l’explosion d’un de ces engins, longs d’une quinzaine de centimètres et de forme cylindrique, est devenu expert dans leur repérage. « Il y en a un au pied de cet arbre et deux autres accrochés aux branches », affirme-t-il, montrant de sa main valide trois de ces engins dans un champ d’oliviers, près du village de Houmine, dans le secteur de Nabatiyeh.


Les sous-munitions sont libérées par des conteneurs qui dispersent sur une large zone plusieurs centaines de bombes qui n’explosent pas lors de l’impact et font planer une menace durable.


Blessé le 4 septembre alors qu’il se promenait avec des camarades à l’entrée du village, Ali est dorénavant confiné dans la grande maison familiale, avec ses frères et sœurs et leurs cousins. Et dans les champs d’oliviers, où ils avaient l’habitude de gambader, la récolte de cette année est en passe de mourir sur les arbres.


Pour le ministre de l’Agriculture, Talal Sahili, « on peut dire qu’avec ces sous-munitions, le blocus israélien se poursuit pour les agriculteurs du Liban-Sud ». Lors d’un entretien hier avec l’AFP, il a précisé que ces armes « disséminées à l’entrée des villages, dans les champs et les vallons affectent l’activité agricole, surtout la cueillette des olives, ressource importante au Liban-Sud ».


Une récente évaluation des Nations unies a estimé à 340 000 le nombre de sous-munitions encore dispersées sur le territoire du Liban-Sud. Depuis le cessez-le-feu, le 14 août, 21 personnes, 16 civils et 5 artificiers de l’armée, ont été tuées par ces engins et une centaine ont été blessées.


Propriétaire d’une laiterie dans le village de Arab Salim, Nasser Haïdar était en train de brûler des détritus dans un terrain vague près de son entreprise lorsqu’un engin a explosé. « Les éclats m’ont atteint à la poitrine, à une jambe et à une main, explique-t-il. Depuis, je n’ose plus sortir mes vaches de l’enclos et j’ai déjà vendu la moitié de mon cheptel qui comptait une centaine de têtes. » « Les combats sont peut-être terminés, mais ces bombes vont continuer de semer la mort et nous obliger à ne pas nous aventurer dans les champs, peut-être pendant des années », ajoute-t-il.


C’est pour éviter une telle perspective que l’ONU a exigé de l’État hébreu qu’il fournisse les coordonnées précises de ses bombardements, notamment pour les trois derniers jours de son offensive de juillet et août. « Ce que nous demandons, c’est le nombre exact de bombes larguées et leurs coordonnées de façon à ce que nous puissions trouver immédiatement ces explosifs », avait expliqué mardi David Shearer, le coordinateur humanitaire de l’ONU au Liban. « Le déminage s’est concentré sur les villages, les écoles et les aires de jeux, a-t-il souligné, mais nous allons bientôt déminer les terres agricoles. »

 

Sources : LORIENT LE JOUR

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans ISRAEL LIBAN

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