Ces enfants palestiniens qui travaillent aux check-points

Publié le par Adriana Evangelizt

La pauvreté pousse les enfants à travailler aux check-points

IRIN

 


 

Subhi raconte qu’il quitte sa maison au lever du jour. Il se rend d’abord à l’école, puis va sur le check-point. Quand il rentre à la maison le soir, il est complètement épuisé.

Six mois d’embargo international paralysant pour les Territoires occupés palestiniens ont conduit leur économie pratiquement au point mort. En conséquence, les enfants sont poussés de plus en plus à rechercher un travail pour aider leur famille.

« Quand mon père s’est retrouvé sans travail, j’ai rejoint mes amis qui travaillent au check-point pour aider ma famille de 11 personnes », dit Subhi Abdullah, 16 ans, en parlant de son travail en marge au check-point israélien d’al-Hawawer, à Hébron, en Cisjordanie.

L’embargo fait suite à l’élection démocratique du Hamas à la tête du gouvernement en février. Le Hamas est déclaré organisation terroriste par l’Occident et Israël. Avec une population de 4,2 millions d’habitants, les Territoires occupés palestiniens comprennent la Cisjordanie, la Bande de Gaza et Jérusalem-Est. Même si lundi un projet a été annoncé pour un gouvernement d’unité nationale palestinien qui pourrait créer les conditions de la levée de l’embargo, les Palestiniens ordinaires continuent de souffrir. Selon le Bureau central des Statistiques de la Palestine (PCBS), 40 000 enfants de moins de 18 ans travaillent dans les Territoires, 73 % d’entre eux y sont obligés pour des raisons financières graves.

Subhi part pour le check-point al-Hawawer chaque matin, tirant sa charrette à bras en acier derrière lui. Il rivalise alors avec d’autres garçons pour essayer de gagner 2 ou 3 shekels (45 à 70 cents US - ou 35 à 55 centimes d’euro) en portant les bagages des voyageurs.

40 % de la Cisjordanie sont sous la compétence civile limitée du gouvernement palestinien depuis les accords d’Oslo signés en 1993, alors qu’Israël garde le contrôle de l’ensemble, d’où les check-points. « Le poison d’un homme est la viande d’un autre » dit Subhi, quand on lui demande ce qu’il ressent à vivre sur les check-points. Israël a installé des centaines de check-points à travers la Cisjordanie pour des « raisons de sécurité » d’après son armée. Ces check-points rendent difficile pour les Palestiniens tout déplacement d’une ville à une autre ; quelquefois même, d’un village à un autre. Subhi raconte qu’il quitte sa maison au lever du jour. Il se rend d’abord à l’école, puis va sur le check-point. Quand il rentre à la maison le soir, il est complètement épuisé. « Mes études en ont pris un coup. Il me reste trop peu de temps pour étudier, je pense que c’est inutile » dit-il.

Abdul Rahman, 14 ans, du village al-Khader, près de Bethléhem, travaille sur le check-point de son village. Il préfère le travail à l’école. « J’attends avec impatience que sonne la cloche de l’école. Et aussitôt, je prends ma charrette, - je la laisse près de mon école - et je cours au check-point. Je laisse mon cartable à mon jeune frère qui l’emmène à la maison. » dit Abdul Rahman. « Je regarde tout autour avec mes collègues pour que des voyageurs nous confient leurs bagages et je les emmène de l’autre côté du check-point. »

Tandis que ces enfants des check-points, ou ces « petits bagagistes » comme on les appelle parfois, sont avantageux pour les voyageurs, les ONG et les organismes d’aides ont à charge de répondre à leurs besoins et aux conséquences des check-points sur la population palestinienne. Le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF) rapporte que le nombre de check-points et les couvre-feux intermittents d’Israël sont une entrave pour le système scolaire dans les Territoires. Plus de 225 000 enfants et 9 300 enseignants en Cisjordanie sont confrontés à un combat quotidien pour se rendre à l’école. Selon l’agence de l’Enfance, les deux tiers des enfants palestiniens vivent sous le seuil de pauvreté (2 $ US/jour ou 1,5 €), 38 % des enfants sont anémiques ; 23 % des élèves et 36 % des enseignants ne peuvent se rendre à l’école au jour voulu. Un projet de loi pour l’Enfance palestinienne prévoit l’interdiction d’employer des enfants de moins de 15 ans. Il stipule que l’Etat devra prendre toutes les mesures appropriées pour réinsérer les enfants qui travaillent, physiquement et psychologiquement.

Tandis que les petits bagagistes continuent de soulager les voyageurs de leurs fardeaux, personne ne les aide vraiment pour les soulager du leur.



IRIN
Cisjordanie - 12 septembre 2006 -
http://www.irinnews.org/


http://electronicintifada.net/v2/ar...


Traduction : JPP

Sources : CCIPPP

Posté par Adriana Evangelizt

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H
Vos propos me dégoutent, ce blog est de la pure propagande , une incitation à la violence envers les juifs et leurs symboles ... Il est très facile de tirer une photo ou un propos hors de son contexte pour l'utiliser à mauvais escient. De pluys, est ce la réussite des Juifs, le fait que malgré tout qu'ils s'en sortent qui vous révoltent / que vous jalousez? L'herbe n'est pas plus verte de l'autre côté ...
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A
A Héléna<br /> Alors Héléna, nos propos vous dégoutent. Nous n'allons pas reprendre les idées générales exposées dans notre commentaire destiné à Ben Avraham.<br /> http://palestine.over-blog.net/article-2337403-6.html<br /> Cessez donc de mêler tous les Juifs à votre idéologie. Nous le sommes nous mêmes mais nous sommes pour la Justice et la Vérité. Toutes les photos posées sur ce blog viennent de là-bas. Et nous en possédons de bien pires que nous n'avons pas encore posé si vous tenez à le savoir. <br /> Ainsi, nous Juifs, nous serions jaloux des Juifs d'Israël ou jaloux de ceux qui vivent en France et qui soutiennent la colonisation et autres exactions ? Non Héléna, ce  n'est pas ainsi que se passent les choses pour nous.D'abord nous sommes Français avant tout. Notre pays c'est ici. Et nous ne pouvons être jaloux de quelque chose qui nous fait honte. La colonisation, par exemple. Ici, l'endroit où nous vivons, nous ne l'avons volé à personne. <br /> Nous savons bien que l'herbe n'est pas plus verte de l'autre côté. Mais à qui la faute ? Comment le Peuple Israélien peut-il espérer vivre en paix tant que l'idéologie sioniste continuera à générer la colonisation, l'apartheid, continuera à nier l'existence d'un autre Peuple ? Soyons réalistes Héléna. Vos oeillères vous empêchent de voir d'où vient le mal. Et c'est bien dommage. Parce que si le Peuple Israélien était bien conscient du dévoiement de ses dirigeants, s'il se rebellait, il y aurait certainement la paix pour tous les Peuples. Mais voilà... il n'y a que les Français qui sont capables de faire des révolutions. Croyez vous franchement que nous accepterions d'être pris en otage par une idéologie néfaste et malfaisante ? Vous verrez le résultat quand Sarkozy sera président ! On peut même vous dire que les Juifs comme nous seront les premiers en ligne pour lui foutre le bordel ! Et après on sera peut-être capable de poursuivre notre révolution et de virer Olmert et sa clique. Qui sait ? <br /> Mais en attendant, cessez de vous voiler la face et regardez la vérité en face. Quand vous serez capable de ça, alors on pourra peut-être s'entendre...