L'épuration ethnique se poursuit en Galilée

Publié le par Adriana Evangelizt

Pendant que tout le monde parle de Gemayel, les sionistes criminels sont tranquilles pour continuer leurs sales méfaits. Mais attention... tout a une fin !

L'épuration ethnique se poursuit en Galilée



La colonie Kamoun a présenté un recours à la Cour Suprême de l'Etat sioniste, réclamant que sa demande soit acceptée, qui consiste à supprimer le plan d'occupation du sol du village palestinien Kamana, à moins d'accepter trois conditions.

L'avocat de Adalah, Suhad Bishara, a réclamé la suppression de cette demande, qui s'appuie sur des considérations racistes et de discrimination, digne de l'apartheid, selon Adalah.

Non seulement la colonie Kamoun prend la terre et le nom du village palestinien de Kamana, mais cette colonie située près de la grande colonie Karmael, construite sur les terres de Kamana, réclame : que le lieu, la colonie, soit "purifé" de toute trace d'habitants arabes, car il reste encore une famille palestinienne, dans l'emplacement de cette colonie : la famille shehadeh, qui est encerclée. La famille vit sur cette terre avant que la colonie ait été construite, bien évidemment, comme toute la Palestine, d'ailleurs, et possède cette terre depuis le début du XXème siècle. Depuis des années, la famille essaie d'obtenir un permis de construire sur sa terre, mais sans résultat, bien que ses terres aient été classifiées comme terrains pour la construction, selon le plan d'occupation du sol de la colonie Kamoun.

Pour les colons de Kamoun, la famille Shehadeh devrait quitter sa terre pour rejoindre ce qui reste du village palestinien Kamana. La seconde condition est que le plan du village palestinien ait une route asphaltée qui contourne la colonie Kamoun, afin que la population de Kamoun (les colons) ne soient pas obligés d'emprunter la même route que les habitants palestiniens de Kamana.

Une autre condition est d'assurer une majorité juive sur le "mont kamoun", à long terme, et le plan d'occupation du sol de Kamana empêche la réalisation de cette majorité juive, car il empêche l'élargissement de la colonie. C'est l'argument présenté par les colons pour la suppression du plan d'occupation de sol du village Kamana.

Le centre Adalah a découvert dans les archives de l'affaire un autre argument de même type : une lettre envoyée par le comité de la colonie Kamoun, en janvier 2006, au président du conseil de la sécurité nationale, affirmant que l'élargissement du village de Kamana, dans sa forme actuelle, rompt l'équilibre entre les habitants des deux "villages : les juifs et les bédouins... (les Palestiniens, niés dans leur identité).

Il faut indiquer que le village de Kamana se trouve sur le mont Kamoun. Il a été construit en 1810, et la famille Sawa'ed a acquis les terres sur le mont. Le village a été reconnu par le gouvernement sioniste en 1995. Des plans d'occupation du sol ont été mis, mais incomplets, puisqu'ils ont omis d'inclure deux quartiers du village (50% du village). Plusieurs habitants du village ont présenté un retour à la Cour suprême sioniste, afin que leurs quartiers omis soient inclus dans le plan du village. Ce recours a été accepté en
2001. Mais cela n'est pas du goût des colons de Kamoun, qui ont présenté un recours pour supprimer la décision.

Cette colonie a été construite en 1981, plusieurs familles juives ont commencé à construire des maisons sur le mont Kamoun, sans avoir de permis de construire et sans qu'il y a ait un plan d'occupation du sol. Mais leur implantation fut légalisée en 1984. Depuis cette date, trois autres plans d'occupation, qui vont s'élargissant, ont été acceptés.

C'est ainsi que procède le sionisme, depuis qu'il s'est installé en Palestine. Aujourd'hui, en Galilée, le nettoyage ethnique se poursuit avec les mêmes procédés mis en application en Cisjordanie et dans la ville d'al-Quds.

 

Sources Assawra

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LA COLONISATION

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