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Lettre de démission du Peuple Juif
Par Bertell Ollman *
2ème partie
Pour être valable, toute bonne explication aurait à mettre au jour le réseau des relations tissé entre le gouvernement israélien, le lobby sioniste (dans ses diverses dimensions), les chrétiens fondamentalistes (qui croient que la seconde venue du Christ n’aura lieu que lorsque tous les Juifs seront rassemblés en Israël), les deux partis politiques américains, les électeurs juifs, et les intérêts liés à l’expansion politique et économique de la classe capitaliste américaine.
Car aussi déterminante qu’ait pu être l’influence d’Israël sur la politique étrangère américaine au Moyen-Orient, elle n’aurait pu réussir aussi bien si ses intérêts n’avaient coïncidé dans une mesure considérable avec les desseins impériaux de notre classe dirigeante. Pour ce qui est de l’élément sioniste dans ce réseau, la décision clé date probablement de 1977, lorsque Begin et le Likoud sont arrivés au pouvoir, et que le Gouvernement israélien a décidé de forger des liens plus étroits avec les chrétiens fondamentalistes des États-Unis (forts de 70 millions de personnes), afin de les aider à devenir un lobby politique plus efficace et pour lequel les objectifs sionistes seraient primordiaux. Netanyahu, du côté d’Israël, et du côté américain Jerry Falwell (qui a reçu d’Israël le prestigieux Prix Jabotinsky et…un petit avion pour son usage personnel) ont été particulièrement actifs dans le développement de cette alliance, selon l’article de Donald Wagner paru dans le Christian Century : « Evangelicals and Israel ».8 L’administration Bush II ne nous offre que l’exemple le plus récent de la réussite de cette stratégie. Même si les Démocrates vident les Républicains de la Maison Blanche à l’issue des élections en cours ou des prochaines élections, notre gouvernement n’en soutiendra pas moins Israël, car le lobby juif – dans ce cas, à l’aide du vote juif qui est majoritairement pour les Démocrates – est encore plus influent sur le parti de Kerry.
Il est peu probable, cependant, que cette relation particulière à Israël demeure stable, car les fondements sur lesquels elle s’est assise sont en train de s’éroder rapidement. D’abord, comme le montrent tous les sondages, le peuple américain n’a jamais été aussi pro-sioniste que ses gouvernements, et, dans la mesure où des sentiments favorables existaient, ils ont été sérieusement entamés par la réaction inhumaine d’Israël aux Intifadas. S’il était possible autrefois de voir Israël dans ses guerres avec le monde arabe comme le jeune David affrontant le géant Goliath, la brutale répression par son armée d’un peuple palestinien virtuellement désarmé a inversé l’analogie, et c’est Israël qui joue à présent le rôle du monstrueux Goliath. Avec l’accumulation de nouveaux meurtres, de nouvelles blessures, de nouvelles humiliations, avec le nombre croissant de démolitions de maisons, de vols de terre et d’eau, et maintenant la construction d’un mur d’apartheid progressant de jour en jour (souvent au vu de tous sur les écrans de télévision), la politique israélienne nous incite à remettre en question la version officielle selon laquelle Israël serait victime de terroristes semblable à ceux qui ont détruit les tours de New York (et donc mériterait à ce titre notre compassion et notre aide), et à le voir plutôt comme un instigateur majeur de la violence musulmane dans le monde. De plus, l’impopularité croissante de la guerre en Irak (guerre sans perspective de fin et qui n’aurait jamais dû commencer), pour laquelle Israël et ses plus ardents supporters au sein du Gouvernement américain étaient, au minimum, parmi les meneurs les plus bruyants, est en train de contaminer l’attitude des Américains à l’égard d’Israël. Finalement, l’insécurité croissante des approvisionnements en pétrole du Moyen-Orient, dont les conséquences sur les prix et les profits se font sentir du haut en bas de l’économie - due aux guerres mais aussi à la barbarie croissante d’Israël envers un peuple arabe (avec laquelle les États-Unis sont nécessairement associés) – a commencé à enfoncer un coin entre Israël et les intérêts du capitalisme américain. Sous peu – si cela n’est pas déjà le cas – une section importante de la classe dirigeante capitaliste américaine réclamera que le Gouvernement des États-Unis adopte une nouvelle politique à l’égard d’Israël. Et quand la masse du public américain aura enfin ouvert les yeux sur le prix exorbitant et toujours croissant en sang et en argent que lui coûte son rôle de « shabbes goy » pour Israël, au moment précis où toutes sortes de programmes populaires font l’objet de suppressions drastiques dans le budget – une vague d’antisémitisme pourrait bien menacer la sécurité des Juifs et des ex-Juifs partout dans le monde.
L’antisémitisme est souvent compris comme une haine irrationnelle des Juifs non pour ce qu’ils croient ou ce qu’ils font, mais simplement à cause de qui ils sont. Cela est incorrect, parce qu’il y a des raisons. Seulement, il se trouve qu’elles sont toutes mauvaises, soit parce qu’elles sont fausses (comme la rumeur selon laquelle les Juif utilisaient le sang d’enfants gentils pour fabriquer les « matzots » de leur Pâque), ou exagérées, ou remontant à la nuit des temps, ou sans pertinence, ou – si elles contiennent un grain de vérité (comme l’idée que les Juifs sont riches, etc.) – elles ne s’appliquent qu’à un très petit nombre. Voilà pourquoi haïr tous les Juifs n’est pas seulement irrationnel mais injuste, et, comme nous le savons, les conséquences en ont souvent été meurtrières.
Compte tenu de cette histoire, non seulement tout Juif, mais toute personne non juive, humaine et éprise de justice se doit de s’opposer à la montée de l’antisémitisme de toutes ses forces. Que cette histoire, aussi douloureuse soit-elle, ne donne aucunement
aux Juifs le droit de commettre leurs propres crimes devrait être évident, et ce n’est rien d’autre qu’une monstruosité lorsque des criminels juifs répondent à leurs critiques en les taxant d’antisémitisme, même si, comme c’est le cas pour les sionistes, ils croient avec leurs crimes servir les intérêts du peuple juif, et même s’ils sont parvenus – un autre miracle ? – à faire que la troisième édition du Webster’s International Dictionary définisse « l’antisionisme » comme une forme d’antisémitisme. Or, en assimilant l’antisionisme à l’antisémitisme, les sionistes courent le risque que les gens acceptent la logique de leur position sans toute fois en tirer les conclusions auxquelles ils s’attendaient. Selon cette logique, on ne peut qu’être à la fois antisioniste et antisémite, ou ni l’un ni l’autre. Les sionistes supposent que, devant ce choix, la plupart de leurs honnêtes détracteurs abandonneront tout simplement la partie et se tairont.
Mais vu les conséquences de plus en plus désastreuses du sionisme en Palestine, le choix de leurs critiques pourrait aller en sens inverse. À savoir, quelques adversaires du sionisme convaincus par la logique décrite plus haut mais qui n’en demeurent pas moins opposés aux pratiques sionistes pourraient simplement embrasser aussi l’antisémitisme.
Ainsi, au lieu de diminuer le nombre d’antisionistes, cette approche produit probablement plus d’antisémites. La seule conclusion possible est qu’en tant que police d’assurance contre de futurs pogroms, Israël n’est pas simplement dépourvu de valeur, mais carrément dangereux pour la santé de ceux et celles qui ont investi leur foi et leur argent dans l’entreprise.
À ce point de ma lettre, sinon plus tôt, nombre de mes lecteurs me reprocheront de sembler traiter les sionistes comme s’ils étaient tous de la même espèce. J’ai pleinement conscience des nombreuses différences qui existent dans le camp sioniste, et je suis plein d’admiration pour les efforts courageux déployés contre l’Establishment israélien par les sionistes plus humains et plus progressistes de Meretz, de la Paix maintenant, ou de Tikkun, entre autres groupes. Cependant, si je ne fais pas exception pour eux dans mon analyse, – et ce n’est pas seulement parce que leurs réformes semblent vouées à l’échec,– c’est parce qu’ils partagent nombre des présupposés sur lesquels le sionisme (version Likoud comme version Parti travailliste) s’appuie.
Fonder un État dans lequel seuls des Juifs seraient citoyens de plein droit, l’installer dans un pays déjà habité par des millions de non-juifs, prétendre s’opposer à l’antisémitisme dans le monde par une manifestation ostensible de la puissance juive, chercher à convaincre tous les Juifs qu’ils seront plus en sécurité parce qu’ils auront dorénavant un pays où se réfugier (au cas où), et enfin tenter de rationaliser l’ensemble en combinant des mythes religieux et l’expérience de l’Holocauste – tout cela est au cœur du sionisme, mais c’est aussi la logique inhérente à ces positions qui nous a menés à l’impasse d’aujourd’hui. Et je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement. Les occasions où il semble que l’histoire moderne d’Israël aurait pu prendre un autre tour, comme le pensent les sionistes progressistes, ne sont que chimères pour sauver la face.
De plus, ce n’est qu’en rejetant radicalement ces positions que nous pourrons voir le sionisme et la situation qu’il a générée pour ce qu’ils sont vraiment, et que nous pourrons
commencer à nous orienter idéologiquement et politiquement en conséquence.
Par exemple, sur le plan idéologique, il n’est plus besoin d’accepter qu’Israël invoque la confrontation de deux droits, caractérisation favorite de nombreux sionistes modérés ou même socialistes. Il y a un droit, et les sionistes, qui sont les envahisseurs et les oppresseurs, ont tort. Seuls les présupposés qui sous-tendent le projet sioniste ont empêché certains de reconnaître ce fait. Cela signifie également qu’on ne peut pas considérer la violence perpétrée par le Gouvernement sioniste contre les Arabes et par les Arabes contre les Juifs en Israël aujourd’hui de la même manière.
Certes, je déplore profondément la tuerie et la destruction qui ont lieu, et je souffre plus que je ne saurais dire pour les victimes et leurs proches des deux camps. Cependant, seul Israël, son gouvernement et ceux qui le soutiennent méritent d’être condamnés, et pas seulement parce qu’ils ont eu recours à des avions et à des tanks et qu’ils ont tué un plus grand nombre d’innocents. Ce qui compte plus que tout ici est le fait que c’est le gouvernement israélien qui détient le monopole du pouvoir dans le pays, et que c’est ce gouvernement qui a fixé les règles du jeu sinistre auquel les Palestiniens sont forcés de participer dans des conditions épouvantables. Ce sont eux et eux seuls qui
ont le pouvoir de changer ces règles et ces conditions à tout moment, et qu’il faut par conséquent tenir pour responsables de les maintenir telles qu’elles sont. Ce sont eux les vrais terroristes, et non les pauvres êtres désorientés que l’escalade de l’oppression et les humiliations qui l’accompagnent ont rendus fous et désespérés au point qu’ils utilisent
leur propre corps comme projectiles meurtriers. La terreur d’État, et non la terreur individuelle, est le problème principal auquel se trouve confronté quiconque souhaite hâter la fin de ce conflit, et c’est cela que nos tactiques doivent refléter. Sharon avait raison au moins sur un point : Arafat ne comptait pour rien. Et peut-être, malheureusement, en est-il de même du reste des Palestiniens en ce qui concerne l’instauration d’une paix durable. Au lieu d’ergoter indéfiniment sur la part de responsabilité des Palestiniens dans le conflit – ce qui a pour effet de saper notre efficacité potentielle - nous devons diriger toute notre attention sur les moyens de faire pression, toutes sortes de pression, sur Israël.
Politiquement, cela signifie éviter toute forme de collaboration avec cet État voyou (comme on le fit naguère pour l’Afrique du Sud), le boycotter sur le plan économique et en toutes occasions (l’exclure des jeux Olympiques, par exemple), faire pression sur nos politiciens pour qu’ils arrêtent toute aide (privée ou publique)à Israël, soutenir à son encontre l’instauration de sanctions diverses (y compris sur le commerce), exiger les résolutions les plus dures possibles aux Nations unies, dénoncer les violations sionistes des droits de l’homme dans toutes les instances de discussion, enfin, bien sûr, attaquer de front le lobby juif qui se dressera contre toutes ces mesures.
Des actions semblables devraient être entreprises en Europe et ailleurs, mais, étant donné le pouvoir de l’Amérique dans le monde en général et en Israël en particulier, c’est aux États-Unis que le sort du peuple palestinien – et finalement de celui du judaïsme et de ce qui reste du peuple juif – sera décidé. Sans aucun doute, isoler Israël de toutes les manières que je préconise nuira à ceux qui travaillent de l’intérieur pour changer la politique de leur gouvernement, mais, par ailleurs, ces mesures les aideront aussi en faisant monter le prix à payer pour cette politique à des niveaux inacceptables. Ce qui est clair, c’est que pour les Juifs dont la conscience ne s’arrête pas à la solidarité du sang, le silence, la modération, et la neutralité ne sont plus des choix possibles, s’ils le furent jamais. Après tout, les régimes oppressifs n’ont jamais eu besoin de plus que d’un soutien passif et mitigé pour accomplir leur besogne. S’ajoutant aux Juifs de plus en plus nombreux qui défendent ouvertement la conduite inhumaine d’Israël, ces Juifs modérés, souvent pleins de bonnes intentions, nourrissent eux aussi le stéréotype antisémite selon lequel tous les Juifs sont pour le moins des complices passifs des crimes du sionisme et donc méritent la haine que ces crimes suscitent. N’est-ce pas là ce que la plupart des Juifs pensaient de la passivité des soi-disant « bons » Allemands pendant la période nazie ? Dans quelle mesure cette passivité, à une époque où la moindre action était bien plus dangereuse que pour nous à présent, a-t-elle contribué à l’hostilité ressentie par tant de Juifs envers tous les Allemands? Un combat tous azimuts contre le sionisme de la part des Juifs serait, par conséquent, la lutte la plus efficace contre l’antisémitisme réel.
En outre, si le sionisme est en fait une forme particulièrement virulente de nationalisme
et, de manière croissante, de racisme, et si Israël agit envers sa minorité captive d’une
manière qui ressemble de plus en plus à celle dont les nazis traitaient leurs Juifs, il faut le dire. Pour des raisons évidentes, les sionistes se montrent très susceptibles lorsqu’on les compare aux nazis (pas susceptibles au point de se sentir freinés dans leurs actions, mais suffisamment pour qu’ils s’écrient « injuste ! » et qu’ils profèrent l’accusation d’« antisémitisme » quand cela se produit). Et pourtant, les faits sur le terrain, une fois dénudés de toute rationalisation sioniste, révèlent que les sionistes sont les pires antisémites aujourd’hui dans le monde, car ils oppriment un peuple sémite comme aucune nation ne l’a fait depuis les nazis. Non, les sionistes ne sont pas tout à fait aussi odieux que les nazis, pas encore, mais le monde n’est-il pas témoin d’un nettoyage ethnique rampant à l’encontre des Palestiniens au moment où nous parlons ?
Si les sionistes (et leurs supporters) trouvent cette comparaison outrageusement insultante et injuste, qu’ils arrêtent tout simplement de faire ce qu’ils font (et soutiennent) ! Mais je crains que la logique de leur position ne les pousse à commettre (et à soutenir) à l’avenir des atrocités encore plus infamantes que celles qu’ils ont perpétrées jusqu’à présent, y compris le génocide – une autre spécialité nazie. Qu’est-ce que ce sionisme peut bien avoir en commun avec les valeurs juives traditionnelles ?
En ce qui me concerne, le comédien Lenny Bruce a fourni la seule bonne réponse à cette question quand il dit :, « Écoute-moi, je suis juif. Count Basie est juif. Ray Charles est juif. Eddie Cantor est goyish…Marine Corps – pur goyish…Si vous habitez New York ou toute autre grande ville, vous êtes juif. Si vous habitez Butte, Montana, vous serez goyish même si vous êtes juif…Kool-Aid est goyish. Le lait en poudre est goyish même si ce sont des Juifs qui l’ont inventé…Le pain de seigle noir est juif et, comme vous savez, le pain blanc en tranches est très goyish…Les Noirs sont tous juifs…Les Irlandais qui ont
rejeté leur religion sont juifs…L’art de manier la canne de tambour-major est très goyish. »9
A cela, j’ajouterai seulement ceci :, « Noam Chomsky, Mordechai Vanunu et Edward Saïd sont juifs. Elie Wiesel est goyish. De même aussi, tous les Juifs neo-con10. Le socialisme et le communisme sont juifs. Sharon et le sionisme sont pur goyish. » Et, qui sait, si cette version du judaïsme allait prendre racine, je pourrais un jour faire une demande de réadmission au peuple juif.
* Bertell Ollman est professeur au département d’études politiques de la New York University. Il a publié une douzaine de livres sur la théorie marxiste et le socialisme, dont le plus récent a été traduit en français sous le titre: La Dialectique mise en oeuvre: le processus d’abstraction dans la méthode de Marx, Éditions Syllepse, 2005. Pour ses autres écrits, voir dialecticalmarxism.com.
Notes
1 Elie Wiesel, Discours d’Oslo. Éditions Grasset & Fasquelle, Paris, 1987, pp. 13-14.
2 Tikkun. A Bimonthly Jewish Critique of Politics, Culture, & Society. La version anglaise de ce texte y a été publiée dans la livraison de janvier-février 2005.Tikkun est une revue juive étasunienne de critique de la politique dont la devise est un vaste et généreux programme : « guérir, réparer et transformer le monde».
3 Rochelle Furstenberg, « Reflections of a Zionist Don », The Jerusalem Report, octobre, 1990, p. 51.
4 Albert Einstein, « Our Debt to Zionism », Ideas and Opinions, Modern Library, New York, 1964, p. 6. Les considérations de Ben Gourion concernant l’offre de la présidence d’Israël à Einstein valent la peine d’être rappelées: « Dites-moi ce que je dois faire s’il dit « oui ». J’ai été obligé de lui offrir le poste parce que ne pas le lui offrir était impossible. Mais s’il accepte, on va avoir beaucoup d’ennuis ». Fred Jerome, The Einstein File, St. Martin’s Press, New York, 2002, p. 111.
5 A. Einstein, Ideas and Opinions, p. 212. Ce qu’aurait été la réaction d’Einstein devant la situation actuelle en Palestine est suggéré par des commentaires tels que: « L’aspect le plus important de notre politique (celle d’Israël) doit être notre désir toujours présent et manifeste d’instituer une égalité complète des citoyens arabes parmi nous […] L’attitude que nous adoptons envers notre minorité arabe sera le véritable critère de notre niveau moral en tant que peuple».(1952) Ibid., p. 111. Et dans une lettre à Weisman
(1923), il écrit: « Si nous ne réussissons pas à trouver le moyen d’une coopération honnête avec les Arabes, nous n’aurons rien appris de nos deux mille ans d’épreuves et nous mériterons tout ce que le sort nous réserve ». Ibid., p. 110.
6 Robert Fisk, “A Warning to Those Who Dare Criticize Israël in the Land of Free Speech”, The Independent, Londres, 24 avril 2004, p. 39. « Avertissement à ceux qui osent critiquer Israël au pays de la liberté d’expression ».
7 Voir Norman G. Finkelstein, L’Industrie de l’Holocauste, La Fabrique, Paris, 2001.
8 Donald Wagner, “Evangelicals and Israel: Theological Roots of a Political Alliance”, The Christian Century (Nov. 4, 1998), p. 1023.
9 Lenny Bruce, “Jewish and Goyish”, Record Number 5 of Lenny Bruce: Let the Buyer beware, Shout Factory, le 14 septembre 2004, number 6. CD audio.
10 Neo-conservative.
Traduction : Paule Ollman, avec la collaboration de Claude Karnoouh.
Sources La Pensee Libre
Posté par Adriana Evangelizt
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