DES ISRAELIENS EN IRAK... OU VICE VERSA ?

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Depuis le départ, nous savons que la soldatesque israélienne ainsi que les services secrets du Mossad sont en Irak. Ils ont même activement participé au "nettoyage" de 300 scientifiques irakiens. Il ne faut donc pas s'étonner du nombre d'attentats qui se pratiquent en Irak. Il y en a qui doivent s'en donner à coeur joie. Quand on voit combien le site sioniste d'extrême droite du CPIAJ pousse à "détruire des déchets" et réclame ses tonnes de cadavres, il ait aisé de se faire une idée des massacres gratuits, racistes et crapuleux qui doivent avoir cours. En tout cas, voici, ci-dessous, la photo d'un interrogateur israélien à Abou-Graib... là aussi, on comprend beaucoup mieux pourquoi les détenus sont torturés... quand on voit comment ils sont traités déjà en Palestine...

Israël reconnaît avoir entraîné des forces d’élite américaines et continuer à le faire

par Richard BEESTON

Les forces américaines combattant en Irak ont été accusées de recevoir un entraînement en Israël dans le plus grand secret : là, on leur a enseigné les tactiques utilisées depuis quatre ans contre les activistes palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Un expert israélien (reconnu) des questions militaires a confirmé que des troupes américaines d’élites étaient entraînées en Israël, de manière régulière.

Tal Tovy, expert en contre-guérilla, et enseignant au collège de l’état-major israélien, a indiqué que des Marines US et des Rangers [armée de terre] venaient fréquemment en Israël afin d’y participer à des exercices et que la coopération israélo-américaine en matière tactique était très étroite.

Il s’exprimait après que le Jerusalem Post eut révélé que certains soldats américains d’active en Irak ont été entraîné au sein de l’école de lutte anti-terroriste de la base militaire Adam, près de Modi’in, dans les faubourgs de Jérusalem.

Les Forces Israéliennes de Défense se sont refusées à tout commentaire, hier, au sujet de leur coopération avec des armées étrangères. L’ambassade des Etats-Unis à Tel Aviv a indiqué que, de temps à autre, les deux pays effectuaient des exercices militaires conjoints. Mais elle a démenti la présence de forces américaines en Israël, actuellement.

Néanmoins, cette allégation ne manquera pas d’augmenter des suspicions croissantes, dans le monde arabe, sur l’engagement secret des Israéliens dans l’assistance aux Américains, dans leur guerre contre l’Irak. Les tactiques des armées des deux pays font l’objet de comparaisons périodiques sur les chaînes télévisées arabes par satellite ou dans la presse arabe, dans l’ensemble du Moyen-Orient.

Cette année, le brigadier général Janis Karpinski, haut officier impliqué dans le scandale des mauvais traitements infligés à des prisonniers irakiens dans la prison d’Abu Ghraïb a affirmé avoir eu la surprise de rencontrer un interrogateur israélien, dans une base de services de renseignements de Bagdad.


La presse américaine a suggéré l’idée que des officiers israéliens du renseignement auraient établi une présence permanente dans la région kurde, située dans le nord de l’Irak.

Il a été avancé, de manière persistante, que des commandants américains ont étudié et adopté les tactiques israéliennes, en particulier le recours à l’aviation et à l’artillerie blindée contre des insurgés se dissimulant au sein de quartiers urbain densément peuplés.

Dans le monde arabe, beaucoup d’observateurs pensent qu’Israël est le pays instigateur de l’invasion de l’Irak [par les Américano-Britanniques, ndt]. Chez les Israéliens, toutefois, il s’agit plutôt d’une question de fierté nationale : ils sont donc à même de partager leur propre expertise avec leurs alliés les plus proches !…

Les Israéliens sont en train d’édifier ce qu’on estime être la plus importante base d’entraînement – au monde – en matière de guérilla urbaine, à Tzeelim, dans le désert du Néguev, qu’ils proposent de louer à des troupes étrangères désireuses de s’entraîner dans cette discipline.

Le Dr. Tovy nous a indiqué (nous = The Times) : « Nous avons beaucoup d’expérience en matière de guérilla. Les Américains ont montré de l’intérêt, en particulier, pour trois domaines : le recours aux hélicoptères Apache pour réaliser des assassinats ciblés ; la guerre urbaine et, enfin, la manière de mener des opérations militaires de grande envergure dans des régions fortement peuplées. Dans ce dernier domaine, nous avons énormément d’expérience… »

Il a ajouté que, lors d’une visite à l’Académie militaire américaine, à West Point, des officiers l’avaient pressé de questions au sujet de l’opération israélienne controversée, baptisée « Bouclier de protection », c’est-à-dire l’offensive lancée par Israël, en 2002, en Cisjordanie. »

Les tactiques militaires israéliennes, incluant le recours à des missiles téléguidés afin d’assassiner des dirigeants [de la résistance palestinienne] dans la bande de Gaza et le recours à des chars lourds dans des régions urbanisées, semblent avoir inspiré les Américains, en Irak. Des jets de combat et des mitrailleuses héliportées américains ont été utilisé à de multiples reprises afin de tuer des dirigeants activistes suspectés dans le fief de la rébellion de Fallujah, une ville située à l’ouest de Bagdad.

A l’instar d’Israël, les Etats-Unis ont eu recours à des tanks et à des hélicoptères dans des quartiers urbains densément peuplés, tel Sadr City à Bagdad, et aujourd’hui la ville sainte de Najaf, afin d’en déloger des rebelles armés. Le déploiement de l’artillerie blindée cause beaucoup de pertes chez les civils, mais cela réduit le risque que des soldats ne soient blessés.

Le recours à des tactiques marquées au coin d’Israël n’a pas seulement suscité la colère du monde arabe et musulman. Il a aussi entraîné une tension palpable dans les relations avec la Grande-Bretagne, qui a adopté une approche nettement moins belliqueuse dans les secteurs soumis à son contrôle, dans le sud de l’Irak.

Une source militaire britannique a indiqué : « Il y a eu des désaccords, entre les commandements américain et britannique en Irak, au sujet de divergences dans les options tactiques. C’est d’ailleurs là une des raisons pour lesquelles les Britanniques ne sont jamais entrés à Bagdad et la proposition formulée par la Grande-Bretagne d’envoyer des hommes à Najaf n’a jamais été prise en compte [par Washington] ».

Les forces britanniques focalisent leur action sur le maintien de bonnes relations avec les communautés locales (irakiennes), dans l’espoir d’isoler les insurgés. La tactique britannique a apporté de l’eau au moulin de certains officiers américains et de certains Irakiens, qui accusent, en privé, les forces britanniques d’être trop « coulantes ». Ils affirment que l’échec des Britanniques à imposer leur autorité a créé un vide de pouvoir, dans les villes du sud de l’Irak, telles Basra et al-Amarah, lequel vide a été exploité par des activistes musulmans, ainsi que par d’autres insurgés, sans oublier des criminels de droit commun.


Sources : STOP USA

Posté par Adriana Evangelizt

et Samuel Davis Roth

Publié dans palestine

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