12 000 colons installés en Cisjordanie en moins d'un an.

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Quand on lit l'article ci-dessous, on comprend bien l'utilité du désengagement de Gaza. A quoi sert-il ? A rien. Parce qu'on décolonise d'un côté pour mieux coloniser en Cisjordanie. Au train où vont les choses, l'Etat palestinien n'est pas encore pour demain. Voilà la triste constatation que nous devons faire.
 
Tandis que 8500 israéliens ont quitté Gaza, 12 000 se sont installés en Cisjordanie en moins d'un an

Au lendemain de l'évacuation par l'armée israélienne des derniers colons de Gaza, une enquête d'opinion publiée par le quotidien Yedioth Aharonoth a montré, vendredi 26 août, qu'une majorité de personnes interrogées (54 %) se déclarent favorables à de nouveaux démantèlements de colonies en Cisjordanie, alors que 42 % sont d'un avis opposé. Selon le quotidien Maariv, la colonisation ne faiblit pourtant pas. Le journal a indiqué le même jour que, selon des chiffres du ministère israélien de l'intérieur, plus de 12 000 Israéliens se sont installés dans des colonies de Cisjordanie entre septembre 2004 et juillet 2005, 6 000 pour la seule année 2005.

Depuis le lancement du plan de retrait de Gaza, selon le Maariv, plus de 18 000 nouveaux colons se sont installés en Cisjordanie, dans les colonies les plus radicales, comme dans les implantations ultrareligieuses situées près de la Ligne verte. Comme le retrait de Gaza n'a concerné officiellement que 8 500 personnes, le solde de la colonisation reste nettement positif. Le nombre de colons dépasserait désormais 250 000 en Cisjordanie, sans compter les 200 000 habitants environ des quartiers de colonisations construits dans la partie orientale de Jérusalem.

Dans ce contexte, les nouvelles confiscations de terres autour de Jérusalem annoncées mercredi continuent de susciter les critiques des Palestiniens, mais aussi de la gauche et d'une partie de la presse israéliennes. Devant l'opposition de l'administration américaine, le gouvernement israélien a certes remisé en début d'année le projet de création d'une nouvelle colonie, pour compléter l'encerclement des quartiers arabes où les Palestiniens souhaitent installer un jour leur capitale. L'annonce de la confiscation de 120 hectares de terres palestiniennes dans cette zone et de la construction d'un quartier général de la police entre Jérusalem et la grande colonie de Maale Adoumim, située plus à l'est, est cependant perçue comme une nouvelle tentative pour empêcher, à l'avenir, un éventuel partage de la ville.

Ces initiatives pourraient menacer la coalition constituée par Ariel Sharon avec le Parti travailliste pour mener à bien le plan de retrait de Gaza. Les ministres travaillistes comptent en effet s'opposer à la création de ce quartier général de la police. Eitan Cabel, le secrétaire général du parti que dirige Shimon Pérès, a d'ailleurs estimé que les travaillistes pourraient quitter le gouvernement aux alentours du mois de novembre, puisque les dernières opérations liées au retrait de Gaza devraient être achevées, ce qui aurait vraisemblablement pour conséquence l'organisation d'élections législatives anticipées. L'ancien ministre des finances Benyamin Nétanyahou, qui a démissionné du gouvernement juste avant le début du retrait, pourrait prochainement annoncer sa candidature pour la direction du Likoud, détenue par le premier ministre, M. Sharon.

Enfin, si les travaux de destruction des colonies de Gaza par les Israéliens suivent leur cours, les discussions sont toujours difficiles avec les Palestiniens sur la question des points d'accès à cette étroite bande de terre. La presse israélienne a indiqué, vendredi, que le gouvernement israélien souhaitait toujours conserver, pour des raisons de sécurité, les contrôles des marchandises et des personnes entrant à Gaza à partir de l'Egypte. Israël veut que ce transit passe par son territoire. Les Palestiniens, qui redoutent que ces contrôles aboutissent à une paralysie des échanges, comme c'est le cas aujourd'hui, plaident pour la présence d'une tierce partie, éventuellement européenne.

Cette querelle intervient alors que les Israéliens et les Egyptiens finalisent l'accord qui va permettre le déploiement de 750 policiers sur la frontière avec l'Egypte, longue d'environ 20 km, pour éviter d'éventuels trafics d'armes vers Gaza.

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LA COLONISATION

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