LE BAROUD D'HONNEUR DE NETANYAHOU

Publié le par Adriana EVANGELIZT

L'ancien Premier ministre et rival d'Ariel Sharon a remis sa démission pour dénoncer le retrait des colonies de Gaza. Un premier désengagement est voté à une large majorité.

Le cabinet Sharon a donné, dimanche, son feu vert au retrait d'un premier groupe de colonies de la bande de Gaza, à partir du 17 août, en dépit du coup de théâtre provoqué par la démission du ministre des Finances Benjamin Netanyahu.

Mais cette démission a ébranlé la position de M. Sharon dans son parti, le Likoud, et redonné au dernier moment un espoir d'empêcher le retrait à l'extrême droite et au lobby des colons qui a aussitôt adressé ses félicitations au ministre démissionnaire.

Le gouvernement, réuni en séance hebdomadaire, a approuvé à une forte majorité (dix-sept voix contre cinq) la première phase du retrait peu après l'annonce de la démission du ministre opposé à l'évacuation des 8000 colons de la bande de Gaza.

Ce retrait porte dans un premier temps sur les implantations de Netzarim, Kfar Darom et Morag, toutes trois isolées dans la bande de Gaza.

Cette procédure est conforme à la décision de principe prise par le cabinet en juin 2004, laquelle exigeait quatre votes successifs pour l'évacuation effective des quelque 8.000 colons installés dans les 21 implantations de la bande de Gaza et de 500 autres dans quatre colonies isolées dans le nord de la Cisjordanie.

Le vote ne signifie pas que ces trois colonies seront les premières à être évacuées, l'ordre de priorité des évacuations de colonies étant fixé par l'armée.

Benjamin Netanyahu, 55 ans, a provoqué un coup de théâtre en présentant sa lettre de démission au Premier ministre Ariel Sharon, peu avant le feu vert du cabinet au plan de retrait.

L'heure de vérité

«L'heure de vérité est arrivée. Je ne peux m'associer à cette démarche qui met en danger la sécurité de l'Etat», écrit M. Netanyahu dans sa lettre remise à la presse.

Ce retrait «sous le feu est un acte irresponsable qui divise le peuple et contredit les engagements de notre parti», le Likoud, affirme M. Netanyahu. Le «plan de désengagement» unilatéral de M. Sharon «va renforcer le terrorisme et non point l'affaiblir. Ce n'est pas le moyen pour obtenir la paix.»

L'ancien chef du gouvernement critique particulièrement le fait que les Palestiniens devraient disposer d'un port et d'un aéroport dans la bande de Gaza et du contrôle de la frontière avec l'Egypte.

La séance du cabinet a été également consacrée aux risques que font planer les extrémistes juifs opposés au désengagement, tragiquement mis en lumière par un attentat à l'arme automatique d'un soldat déserteur israélien qui a tué, jeudi, quatre Arabes israéliens dans un autobus à Shfaram (Galilée) avant d'être lynché.

«Je demande à la police et à l'armée d'accélérer leur enquête dans cette affaire et de prendre toutes les dispositions afin que de tels actes ne puissent pas se reproduire», a affirmé M.Sharon.

Sources : LA LIBRE

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Netanyahou

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