MENACE DE NETTOYAGE ETHNIQUE A GAZA

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Menace de nettoyage ethnique au nord de la bande de Gaza



L'armée israélienne a balancé des communiqués signés de l'armée, par hélicoptère, à la population du nord de la bande de Gaza, lui demandant de quitter la région soi-disant pour éviter les conséquences des tirs de roquettes.

 

L'armée israélienne a balancé des communiqués signés de l'armée, par hélicoptère, à la population du nord de la bande de Gaza, lui demandant de quitter la région soi-disant pour éviter les conséquences des tirs de roquettes.

 
Le mouvement du Jihad islamique a réclamé de toutes les formations palestiniennes une réponse rapide et précise contre la tentative israélienne de vider la région de sa population palestinienne. Khaled Al-Batch, dirigeant dans le mouvement, a déclaré au correspondant de arabs48 qu'il "s'agit d'un message barbare qui s'ajoute aux divers messages sanguinaires israéliens, consistant à bombarder et à détruire", indiquant que par ce communiqué, Israël veut faire le parralèle entre les civils palestiniens et les colons israéliens. Le dirigeant du Jihad a affirmé que si Israël poursuit cette politique, "la résistance a le droit de riposter et de tout viser tout ce qui est sur son passage", précisant que les organisations de la
résistance sont toujours tenues jusqu'à présent par la trêve. "Si la situation empire et qu'Israël essaie de déplacer la population du nord de la bande de Gaza, cela constitue un appel à toutes les organisations palestiniennes à riposter".


Le responsable du Jihad islamique a fait porter la responsabilité de  la recrudescence de la violence israélienne à l'attitude molle palestinienne, car "toute mollesse dans la position palestinienne sera suivie par un durcissement de la position israélienne", et a appelé  les Nations-Unies et tous ceux qui sont concernés par la trêve d'intervenir rapidement pour empêcher Israël d'exécuter son plan et l'expulsion des habitants de la bande de Gaza.

Les forces israéliennes d'occupation investissent Azzoun, à l'est de Qalqylia et arrêtent deux citoyens, Maan Muhammad Radwan, 20 ans, et Mu'tasem Muhammad Radwan (18 ans). Le jeune Qusay Walid Radwan (19  ans) a été sauvagement battu. Plusieurs maisons ont été fouillées et saccagées.

Les forces de l'occupation ont mené des raids sur plusieurs villes palestiniennes et ont fermé à la cire rouge plusieurs institutions de la jeunesse et humanitaires, ainsi que des centres religieux, après avoir saccagé leur contenu et les avoir vidés des matériels informatiques et emmené les archives.

Agressions des colons contre les paysans palestiniens à l'Est de Naplouse


C'est régulièrement lors de la cueillette des olives que les bandes barbares des colons, protégés par l'armée sioniste, sortent pour agresser les paysans. C'est en cette saison où près de la moitié de la terre de Cisjordanie donne ses fruits qu'ils déferlent de leurs colonies pour saccager la récolte, brutaliser ou empêcher les paysans d'arriver à leurs champs. Les colons, aidés par les soldats de l'armée, tirent des coups de feu ou lancent des bombes, brûlent les champs, coupent les arbres et pillent les récoltes.


Abu Yaser, de Deir al-Hatab raconte qu'il a été la cible de coups de feu pour lui interdire de se diriger vers son champ. Les colons  de Alon Moreh se sont mis à le poursuivre, alors que cette colonie a  avalé des centaines de dunums de sa terre et celle d'autres Palestiniens du village, ainsi que les terres de Beit Furik, Azmout, Salem et Aqraba.


Abu Yaser a parlé d'une tragédie ancienne qui se renouvelle tous les ans, lorsque la récolte est incendiée, les arbres coupés et emmenés à la colonie. Les colons ne manquent pas d'envoyer leurs chiens pour faire fuir les paysans.


Les paysans de la région indiquent que des centaines d'arbres des villages de l'est de Naplouse ont été arrachés, que la terre a été détruite par les dents des bulldozers de l'ennemi. Ils craignent que ces pratiques ne mènent à l'expropriation de leurs terres pour servir  à l'agrandissement des colonies dans la région.


Pour Shaker Hanini, de Beit Furik, "les centaines de paysans de Beit Furik, Azmout et Deir al-Hatab font face à une grande tragédie, car l'accès à leurs terres a été interdit, les forces de l'occupation  ayant encerclé les champs."


Il a ajouté : "c'est la saison que nous attendons toute l'année, et nous assistons à sa perte du fait de la politique de l'occupation qui essaie de démolir nos terres, qui sont notre principale source de vie ici".


Le village de Beit Furik fait face à de grands problèmes ces jours-ci  à cause des pratiques des colons. Ce village habité par environ 10.000 personnes vit principalement de l'agriculture et de l'élevage. La superficie de ses terres estd de 36.360 dunums, cultivés en majorité d'oliviers, mais 11.000 dunums sont interdits d'accès.


Entre angoisse, amertume et enthousiasme, les paysans et les familles de Beit Furik accueillent la saison de la récolte des olives, qui correspond cette année au mois de Ramadan. Ils se souviennent de leurs précédentes récoltes accompagnées des agressions des colons et des soldats de l'armée d'occupation.


Le maire de Beit Furik, Atef Hanini, précise : les agressions des colons et leurs incessantes provocations ont suscité la crainte parmi les paysans et tous les citoyens des villages de la région. Il a appelé les responsables de l'armée d'occupation à retenir les colons pour que les paysans puissent cueillir les olives en toute tranquilité.


Il est clair que les agressions des colons sur les paysans est devenue un aspect essentiel de la vie des Palestiniens, notamment dans les villages situés à l'est de Naplouse, entourés des colonies de l'occupation. Mais leur détermination à rester sur leurs terres, ainsi que leur courage à résister feront réfléchir à deux fois les colons avant toute agression sur les paysans. C'est ce qu'ont affirmé les villageois, prêts à affronter une nouvelle saison de cueillette des olives.


http://www.enfantsdepalestine.org


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