Des militants palestiniens et juifs appellent à œuvrer pour la paix

Publié le par Adriana Evangelizt

 

 

 

 

Des militants palestiniens et juifs appellent

 

 à œuvrer pour la paix

 

 

 

 

Le sort des Palestiniens vivant sous occupation israélienne et la nécessité de demander des comptes à l’Etat israélien vis-à-vis du droit international sont les deux points qui ont été mis en exergue lors d’une table-ronde convoquée par le Forum œcuménique Palestine Israël à Genève, Suisse, le 31 mai. La table-ronde était l’une des manifestations marquant la Semaine mondiale pour la paix en Palestine Israël.

 

"Après 62 années d’expropriations continues, de déplacements forcés, d’apartheid, d’occupation et de colonisation [subis par les Palestiniens], nous voulons simplement que les gens commencent à dire : l’Etat d’Israël n’est pas spécial, il n’est pas au-dessus des lois internationales", a déclaré le militant palestinien Hazem Jamjoum.

 

"Pourquoi Israël peut-il assassiner impunément, comme il l’a fait ce matin ?", a demandé Hazem Jamjoum, qui travaille comme responsable de la communication au Centre de documentation BADIL pour la défense des droits des réfugiés palestiniens et de leurs droits de résidence. Il faisait allusion à l’attaque menée le jour même par l’armée israélienne sur une flottille de bateaux amenant de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza. Au cours de l’attaque, neuf militants ont péri et de nombreuses personnes à bord ont été blessées.

 

Hazem Jamjoum s’exprimait lors d’une table-ronde sur "l’occupation et l’expropriation" organisée dans le cadre de la Semaine mondiale pour la paix en Palestine Israël, qui se tient du 29 mai au 4 juin 2010. La Semaine a été organisée par le Conseil œcuménique des Eglises, en collaboration avec des partenaires œcuméniques. Elle encourage les chrétiens et les Eglises du monde entier à prier et œuvrer pour une paix juste en Palestine et Israël.

 

Pour Hazem Jamjoum, la seule raison pour laquelle Israël peut continuer à mener ses politiques contre le peuple palestinien est "que la communauté internationale ne fait rien pour l’en empêcher". Il a donc appelé ses interlocuteurs à réfléchir à la façon dont ils peuvent - eux et leurs organisations, qu’elles soient gouvernementales ou non - prendre part à une campagne visant à demander des comptes à Israël.

 

Aux côtés de Hazem Jamjoum participaient à la table-ronde Caroline et Nathan Finkelstein, deux militants juifs basés à Genève, qui font partie du collectif Urgence Palestine et du Réseau international juif anti-sioniste.

 

"L’occupation militaire a de graves conséquences sur la vie et les conditions de travail des personnes qui la subissent", a affirmé Nathan Finkelstein. Parmi ces conséquences sur les travailleurs palestiniens, il a mentionné les bas salaires, le travail des enfants, le manque d’avantages sociaux et l’absence de garanties juridiques.

 

"L’occupation étouffe purement et simplement l’économie palestinienne", a ajouté Nathan Finkelstein.

 

De son côté, Caroline Finkelstein a évoqué le harcèlement constant que les colons israéliens infligent aux villageois palestiniens dans les territoires occupés. Par exemple, a-t-elle raconté, dans la vallée de Wadi Qana, entre les villes de Naplouse et de Qalqilya, quelques familles palestiniennes vivent au milieu de neuf colonies israéliennes, considérées comme illégales selon le droit international.

 

"Ces familles palestiniennes ne sont pas autorisées à construire des maisons, elles n’ont pas l’électricité, elles ne peuvent pas creuser de puits pour l’eau, mais elles sont déterminées à rester sur leurs terres", a déclaré Caroline Finkelstein. "Ces gens sont merveilleux ; ils sont tellement courageux, ils replanteront tout ce que les colons détruisent."

 

Dans la vallée du Jourdain, qui représente un quart de la Cisjordanie, "sur les 350 000 Palestiniens qui y vivaient avant 1968, il n’en reste plus que 5500 aujourd’hui", a affirmé Caroline Finkelstein. Dans le même temps, 36 colonies illégales sont venues s’installer dans la vallée.

 

Pour Hazem Jamjoum, les politiques israéliennes ont pour objectif "le déplacement forcé d’un maximum d’autochtones", afin de prendre "le contrôle d’un maximum de terres palestiniennes sur lesquelles se trouveraient un minimum de Palestiniens".

 

"Il est temps que Palestiniens et Israéliens partagent une paix juste" - tel est le message de la Semaine mondiale pour la paix en Palestine Israël. Les participants à la table-ronde sur "l’occupation et l’expropriation" (de gauche à droite) : Hazem Jamjoum, Nathan et Caroline Finkelstein et le pasteur John Calhoun, responsable de la Semaine. Source : Conseil oecuménique des Eglises

 

Sources Journal Chrétien

 

Posté par Adriana Evangelizt

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