Un ministre turc propose une mission de l'Otan pour faire respecter l'accès à Gaza

Publié le par Adriana Evangelizt

 

 

Un ministre turc propose une mission de l'Otan

 

pour faire respecter l'accès à Gaza

 

 

 

BRUXELLES - Le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, a proposé mercredi une mission de l'Otan pour faire respecter l'accès des humanitaires à Gaza et «mettre fin à l'embargo» imposé par Israël.

 

«L'Otan devrait envoyer une flotte et mettre fin à l'embargo» contre Gaza, a déclaré M. Bagis lors d'une rencontre avec des journalistes à Bruxelles.

 

«C'est juste une idée», a-t-il dit, soulignant qu'il s'exprimait à titre «personnel».

 

Il s'est également dit ouvert à d'autres options, comme celle de «forces de l'ONU ou de l'UE qui vérifieraient les marchandises» à destination de Gaza.

 

Quant à l'option d'éventuelles sanctions contre Israël, elles «n'apportent pas de solution».

 

Il s'est par ailleurs dit sceptique à l'égard de sanctions contre Israël. «Des sanctions n'apportent pas de solution», a-t-il estimé.

 

Interrogé sur les différences entre la Turquie et l'UE dans leurs réactions au raid meurtrier d'Israël contre un convoi maritime à destination de Gaza, au cours duquel neuf personnes - huit Turcs et un Américain d'origine turque - ont été tués le 31 mai, M. Bagis a souligné que la première réaction du chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton avait été «une blague».

 

«Vous ne demandez pas à un attaquant de faire une enquête sur sa propre attaque», a expliqué M. Bagis.

 

En revanche, Ankara «a apprécié» la réaction écrite, publiée dans un second temps, dans laquelle Mme Ashton avait été plus critique et avait précisé que cette enquête devrait être «impartiale», a souligné M. Bagis.

 

Le raid de soldats israéliens sur la flottille humanitaire pour Gaza a suscité un tollé international et pratiquement réduit à néant les liens israélo-turcs, jadis cités en exemple dans la région.

 

Ankara réclame la constitution d'une commission d'enquête indépendante sous l'égide de l'ONU, une hypothèse rejetée par Israël, qui évoque la possibilité d'une enquête interne. Seule la mise en place d'un tel mécanisme peut améliorer les rapports bilatéraux, a averti Ankara.

 

L'avenir des relations entre Israël et la Turquie est dans les mains d'Israël, a averti M. Bagis, à la suite de cette affaire qui «naturellement mérite des excuses».

 

Sources Journal de Québec

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Turquie-FLOTTILLE

Commenter cet article