Khaled Mechaal
Il y a quand même une chose qu'il faut remarquer sur les dirigeants du Hamas. Tant Khaled Mechaal que Ismail Haniyeh sont nés en Palestine occupée, et pour ce dernier dans un camp de réfugiés. Ce qui ne les a pas empêchés de faire des études. Ce sont des érudits. Sans doute les musulmans comprennent-ils -mieux que les occidentaux- combien l'instruction est précieuse et c'est sans doute pour cette raison qu'ils essaient d'assurer la scolarité à leurs enfants même si l'occupation israélienne apporte beaucoup de restrictions dans ce domaine. Ce qui quelque part n'est certainement pas fortuit.
Khaled Mechaal, l'homme fort du Hamas

Khaled Mechaal, qui conduit la délégation du Hamas pour une visite sans précédent vendredi à Moscou, est le numéro un du mouvement radical palestinien et vit en exil depuis 1967.
Chef du bureau politique du Hamas depuis 1996, M. Mechaal, 49 ans, a survécu à une tentative d'assassinat perpétrée en 1997 à Amman par des agents du Mossad, le service de renseignement israélien.
Il a été propulsé sur les devants de la scène après l'élimination par l'armée israélienne du fondateur et guide spirituel du groupe Ahmad Yassine puis de son successeur dans les territoires palestiniens Abdelaziz Al-Rantissi, tués respectivement en mars et avril 2004.
Incarnant l'aile dure du Hamas, M. Mechaal prône la "résistance armée" pour la libération des territoires occupés par Israël et refuse tout dialogue avec l'Etat hébreu dont il ne reconnaît pas l'existence.
Il n'entretient pas moins de bons rapports avec la direction de l'Autorité palestinienne malgré les divergences politiques.
"Khaled Mechaal est un homme sage", l'a ainsi qualifié le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Basé à Damas et effectuant de fréquents voyages dans les pays arabes et musulmans, ce brillant orateur est l'un des membres fondateurs du Hamas (acronyme arabe pour Mouvement de la résistance islamique) en 1987 et a toujours fait partie de son bureau politique avant d'en prendre la tête.
Au lendemain de l'éclatante victoire du Hamas aux élections législatives du 25 janvier dernier, M. Mechaal a affirmé à Damas que son mouvement allait "réussir dans la politique et les réformes, comme il a réussi dans la résistance" contre l'occupation israélienne.
Grand, brun, le visage mangé par de grands yeux noirs, une moustache et une barbe poivre et sel, M. Mechaal a à plusieurs reprises été désigné comme une cible potentielle par Israël qui l'acusait de commanditer depuis Damas les attentats anti-israéliens commis par le Hamas.
Le 25 septembre 1997, dans une rue d'Amman, des agents du Mossad ont tenté de l'assassiner en lui injectant du poison. Il tombe dans le coma.
Furieux, le roi Hussein de Jordanie demande au gouvernement israélien de lui fournir l'antidote en échange de la libération des auteurs de l'attentat. Dans la foulée, cheikh Yassine avait été libéré par l'Etat hébreu.
En 1999, Khaled Mechaal est expulsé avec d'autres dirigeants du Hamas par les autorités jordaniennes qui évoquent des "activités illégales". Il se rend au Qatar avant de gagner Damas.
Né le 28 mai 1956 dans le village de Silwad près de Ramallah, il passe ses premières années en Cisjordanie, avant de partir avec sa famille pour le Koweït après la guerre israélo-arabe de 1967.
A l'Université de Koweït (1974-1978), il obtient un diplôme en physique et enseigne cette matière jusqu'à son départ en Jordanie au lendemain de la crise du Golfe en 1990 consécutive à l'invasion du Koweït par les troupes du président irakien Saddam Hussein.
Marié depuis 1981, il est père de trois filles et de quatre garçons.
Sources : MENARA
Posté par Adriana Evangelizt