LES COLONIES SAUVAGES D'AMONA

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Conformément à la feuille de route que Sharon dit vouloir appliquer, il doit donc démanteler les colonies sauvages. Qui vivra, verra...

Rappel à l'ordre pour les colons "sauvages" d'Amona

 

Dans la colonie israélienne sauvage d'Amona, en Cisjordanie, les colons sont restés indifférents à la menace d'un démantèlement brandie par l'auteur d'un rapport officiel

Seuls quelques chiens s'inquiétent des visiteurs étrangers.

Les colons qui y vivent depuis 1997 eux, font mine de pas les voir, ni les entendre, surtout lorsqu'il s'agit de journalistes.

"Adressez-vous à notre porte-parole. Nous n'avons rien à vous dire", ont lancé au journaliste de l'AFP, trois d'entre eux.

Ariel Kahana, le dit porte-parole, se refuse pour sa part à commenter les déclarations de l'avocate Talia Sasson. Dans un rapport portant son nom, elle qui a épinglé lundi, le fait qu'Amona était toujours debout en dépit de ses recommandations, il y a un an, au Premier ministre Ariel Sharon.

"Rien n'a été fait pour les enlever contrairement à tous les engagements" des autorités de les démanteler, a déclaré à la radio publique l'avocate chargée par M. Sharon d'examiner le statut juridique de ces points de colonisation, créés sans autorisation par Israël en Cisjordanie occupée.

La direction des colons, de son côté, soutient que le sort d'Amona, située sur une hauteur près de Ramallah, est actuellement débattu par la Cour suprême d'Israël saisie sur cette affaire par le mouvement anti-colonisation, La Paix maintenant, indique un communiqué.

La question débattue ne porte toutefois que sur les neuf maisons en dur récemment construites et dans lesquelles les colons attendent d'emménager, précise le communiqué.

La colonie d'Amona occupe un vaste espace sur une hauteur au nord de Ramallah, proche de la colonie mère d'Ofra, bâtie par un gouvernement travailliste, en 1975, et dont on aperçoit les toits rouges.

Certains des habitants d'Amona ont des vignobles mais la plupart travaillent à l'extérieur.

Le rapport Sasson relevait que les autorités, et en particulier
le ministère de la Défense, fournissaient en sous-main un appui massif aux colonies sauvages.

L'armée assure la sécurité de ces colonies sauvages, le ministère des Infrastructures leur fournit l'électricité et le ministère de l'Education y finance des jardins d'enfants, indiquait le rapport.

"Il est particulièrement regrettable d'entendre que les autorités n'ont apparemment pas l'intention de démanteler Amona", a-t-elle souligné,
en référence à la principale colonie sauvage de Cisjordanie.

Une centaine de colonies sauvages sont toujours en place en Cisjordanie malgré l'engagement d'Israël à les démanteler, selon La Paix Maintenant.

Selon cette même source,
51 de ces avant-postes ont été construits après l'entrée en fonction de M. Sharon, en mars 2001.

Officiellement, on ne fait mention que de 28 colonies "non autorisées" construites depuis cette date,
les autres ayant obtenu a posteriori leur aval.

M. Sharon s'était engagé à démanteler toutes les colonies sauvages établies depuis son accession au pouvoir, conformément à la Feuille de route
, le dernier plan international de règlement du conflit israélo-palestinien.

La communauté internationale considère
les implantations juives dans les territoires palestiniens occupés comme illégales, qu'elles aient ou non été approuvées par le gouvernement israélien.

Sources :
CYBERPRESSE

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LA COLONISATION

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