Pauvre Liban et Pauvres réfugiés

Publié le par Adriana Evangelizt

Il est bien évident que le Liban va être soumis à rude épreuve. Les avions israéliens survolent sans vergogne le territoire. Ils sont partout chez eux, faisant fi des lois internationales. Ce n'est pas d'aujourd'hui d'ailleurs qu'ils violent les règles, ça dure depuis près d'un siècle. Comme disait ma grand-mère en parlant de son voisin "Tu lui donnes un doigt, il te prend tout le reste." La même chose ! Les  idéologues sionistes n'ont pas pu se contenter de la portion congrue qui leur revenait, ils veulent toute la Palestine. Et dire qu'à la base, le pays proposé était l'Ouganda. Imaginez un peu comment serait l'Afrique aujourd'hui !

Palestiniens : État d’alerte maximale dans les camps du Liban-Sud


Dans les camps palestiniens de Saïda et de Tyr, l’état d’alerte maximale  a été décrété hier. Pour les responsables du Fateh, cette mesure se  justifie principalement par l’intensification des survols israéliens des camps de Rachidiyé et de Aïn el-Héloué ainsi que par les patrouilles de vedettes israéliennes au large de Rachidiyé.

Parallèlement, dans la Békaa, le Fateh-intifada ainsi qu’un député joumblattiste, Waël Bou Faour, s’insurgeaient contre la tournée d’un attaché militaire de l’ambassade américaine dans les secteurs limitrophes de la frontière libano-syrienne entre Masnaa et Rachaya « sous la protection des avions militaires israéliens qui violent la souveraineté libanaise ».

 

Sources : LORIENT LE JOUR




Le ministre palestinien chargé des Réfugiés s’est entretenu avec le chef  du gouvernement et le ministre des AE Zaki : « Nous sommes des invités, nous nous soumettons à la loi »

Une délégation de l’OLP emmenée par le ministre palestinien chargé des Réfugiés, Abbas Zaki, s’est rendue hier successivement auprès du Premier ministre et du ministre des Affaires étrangères.

« Nous avons eu une rencontre extrêmement importante avec le président Siniora, et nous ne nous sommes absolument pas écartés du sujet : il y a tellement de devoirs à assumer aussi bien du côté libanais que de la part des Palestiniens. Et cela devrait être fait très vite si l’on veut régulariser les relations libano-palestiniennes », a commencé par dire le ministre Zaki à l’issue de l’entretien. Il a salué le « sérieux » dans la mise en place des choses, et le fait que les différentes commissions techniques allaient s’occuper du suivi de sa discussion avec Fouad Siniora, avec, comme bases, « le refus de l’implantation et de l’exode des Palestiniens, et le fait de faciliter la vie et le quotidien » de ces derniers. Abbas Zaki a ainsi évoqué entre autres les droits civiques des réfugiés, soulignant qu’une « solution a été trouvée à chaque problème et que chaque partie allait respecter ses engagements ».

Interrogé par les journalistes sur le point de savoir si les armes hors des camps ont été évoquées, il a répondu qu’aucune question n’a été écartée et que tout a été débattu « dans l’intérêt supérieur du Liban et de notre cause arabe. Je voudrais rassurer les Libanais : nous nous soumettons à la loi, nous sommes des invités, et le retour des Palestiniens se fera bientôt, inch’allah. Nous ne nous opposerons à aucun intérêt libanais », a-t-il souligné.

Refusant de commenter un éventuel transfert, dans les Territoires, des Palestiniens armés au Liban, il a affirmé, en allusion aux groupuscules radicaux qui ne reconnaissent pas la légalité de l’Autorité palestinienne, que le ménage est en train d’être fait. « Les dialogues ont commencé au Caire, et ils se poursuivront ; nous ne sommes pas les seuls acteurs dans la région, il existe plusieurs parties, et je suis persuadé que nous parviendrons à un accord palestino-palestinien », a dit Abbas Zaki, insistant sur le fait qu’en cas de désaccords ou de conflits internes, « cela ne se fera pas sur la scène libanaise, parce que le Liban a beaucoup donné au peuple palestinien, et nous devons en ce moment lui éviter bon nombre de nos problèmes », a-t-il ajouté.

Pressé de dire s’il craint un désarmement des camps, le ministre Zaki a déclaré avoir « pleine confiance dans le peuple libanais, son gouvernement et son armée. Je pense que toutes les pressions exercées contre le Liban ne se feront pas aux dépens de notre cause principale. Le président Siniora et le ministre Salloukh nous ont clairement fait comprendre que la cause palestinienne est au-dessus de toute pression, d’où qu’elle vienne », a-t-il indiqué. Et sur le retard dans la formation de la commission palestinienne chargée de dialoguer avec les autorités libanaises, il a affirmé que « 60 % du gros-œuvre a déjà été fait. Nous faisons notre possible pour que ce dossier technique soit pris en main par des spécialistes », a-t-il dit, rendant hommage à Khalil Mekkaoui, qui dirige la commission libanaise.

Quant au chef de la diplomatie, Faouzi Salloukh, il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à assurer aux réfugiés palestiniens de quoi vivre rassurés et en sécurité, en attendant qu’ils s’en retournent chez eux. Il a également rappelé l’attachement du gouvernement au dialogue avec une délégation palestinienne unie, mettant tous ses espoirs dans les négociations que mèneront les deux commissions dans l’intérêt des Libanais et des Palestiniens. Mais il n’a toujours pas donné de date au lancement de ce dialogue.

Sources : LORIENT LE JOUR

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans ISRAEL LIBAN

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