DANIEL PIPES L'EXTRÊMISTE RACISTE

Publié le par Adriana Evangelizt

Il y a des gens comme ça qui font fortune en partant en croisade contre certaines ethnies ou religion. On a connu ce genre de choses avec Adolf Hitler et ses fidèles lieutenants du style Himmler, Goebbels... Daniel Pipes, lui, continue dans la droite lignée des extrêmistes "le plus jamais ça" mais contre les musulmans... n'empêche qu'il fait des ravages aux Etats-Unis en propageant sa haine féroce mais tout le monde le laisse faire. Là-bas, ce n'est pas comme en France, aucun lobby suffisamment puissant n'a réussi à le faire taire pour la simple raison qu'il fait partie des idéologues qui musèlent Washington...

 

CROISES DE PERE EN FILS

par Dominique Vidal

Bon sang ne saurait mentir. Promu en 1981 chef du bureau soviétique du Conseil national de sécurité, le soviétologue Richard Pipes contribua à dépeindre l’URSS sous les dehors de cet « empire du Mal » contre lequel M. Ronald Reagan se dressa pour sauver l’Occident. Vingt ans après, son fils, Daniel Pipes, a intégré la task force antiterroriste du département américain de la défense.

Se penchant sur cette touchante lignée, le Financial Times observait récemment : « Maintenant, les idées et les hypothèses qui fondaient l’anticommunisme sont ranimées pour combattre une autre idéologie. De même que beaucoup croyaient que le communisme représentait, pour la démocratie occidentale, la plus grande menace de la seconde moitié du XXe siècle, ils sont aussi nombreux aujourd’hui à considérer l’islam radical comme la plus sérieuse menace. »

Créateur du Middle East Forum, un think tank voué à « définir et promouvoir les intérêts américains au Proche-Orient », Daniel Pipes passait jusqu’au 11 septembre 2001 pour un extrémiste. N’avait-il pas, contre toute évidence, accusé les islamistes d’avoir perpétré le méga-attentat d’Oklahoma City le 19 avril 1995 ? Les attentats de New York et de Washington vont le transformer en prophète.

Dès le 12 septembre, le Wall Street Journal lui offre une page entière. Il se répand aussi dans le Washington Post, le New York Times, le Los Angeles Times, le Jerusalem Post et dans une soixantaine d’autres quotidiens, sans oublier de nombreux magazines comme Commentary, Atlantic Monthly, Foreign Affairs, Harpers et la New Republic. Toutes les grandes émissions de télévision l’invitent. Déjà auteur d’une dizaine de livres, il en écrit un de plus : Militant Islam Reaches America. Modestement, la nouvelle star lâche : « Dans le monde de la politique, je suis le numéro un. »

Le vrai numéro un, c’est bien sûr M. George W. Bush, dont Daniel Pipes, expert en islamophobie, sert la machine de propagande. Pourfendeur de longue date de la Syrie, de l’Irak et de l’Arabie saoudite, dubitatif face aux accords d’Oslo, partisan de la manière forte chère à M. Ariel Sharon, il redouble d’attaques contre « les ambitions de l’islam militant » qui ne veut pas seulement « expulser l’Amérique d’Arabie saoudite » ou « changer la politique américaine vis-à-vis du conflit israélo-arabe » ou « mettre fin aux sanctions contre l’Irak » : il entend « changer la nature même des Etats-Unis » - ou, comme Daniel Pipes l’écrira un jour, « remplacer la Constitution [américaine] par le Coran ».

Cette épée de Damoclès qui serait suspendue au-dessus de l’Amérique justifie, à ses yeux, la répression la plus implacable contre tous les Américains antiaméricains, musulmans en tête : « Ce n’est pas le moment de s’inquiéter des états d’âme des gens », assure Daniel Pipes, qui juge « absolument nécessaire » que le FBI détienne des prisonniers au secret. « Que certains passent quelque temps derrière les barreaux alors qu’ils ne devraient pas s’y trouver, c’est un prix que je suis prêt à payer. » Pis, ayant déclaré l’Amérique en danger, Daniel Pipes se croit autorisé à jouer les McCarthy : sur son site Campus Watch, il dénonce nominalement - souvent comme « antisémites » - les universitaires hostiles à la guerre que prépare la Maison Blanche contre l’Irak. Ce qui lui vaudra d’être déclaré persona non grata dans plusieurs universités...

Plus bushiste que Bush, ce nouveau croisé reprochera même à l’actuelle administration de « faire une nette distinction entre un bon islamisme et un mauvais ». Car lui ne prise guère ce genre de nuances : « La différence entre un islamiste modéré et un islamiste radical, assure-t-il, est comme la différence entre un nazi modéré et un nazi radical. »

De son père, le fils tient à préciser : « Je l’ai toujours admiré. Peut-être ai-je hérité de lui une certaine inclination dogmatique pour l’obstination. » Dont acte.

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* Les citations sont reprises du Financial Times, Londres, 10 janvier 2003, du Philadelphia City Paper, 18 juillet 2002, et de Nation, 11 novembre 2002.


Sources : LE MONDE DIPLOMATIQUE

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LOBBY

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