Liban : les acteurs régionaux se renvoient la responsabilité de la crise
Il est clair et net que les manifestations qui ont lieu au Liban ne sont pas l'oeuvre du hasard. On peut même dire qu'elles sont directement liées avec ce qu'il se passe en Israël où les Sioniques ont l'intention de virer Olmert car il continue à vouloir donner le Golan, qu'il veut stopper la colonisation à Jérusalem et qu'il s'oppose tout simplement à la junte religieuse d'extrême-droite qui règne là-bas. Comme nous l'expliquions ICI, il faut donc qu'il gicle et tous les moyens seront employés pour ce faire. Aucun media français n'en parle mais Joumblatt aurait prévu de concert avec les services secrets israéliens de faire bombarder les bases du Hezbollah, le 24 avril. Cela ne s'est pas fait. Et d'autre part, Geagea aurait prévu lui, tojours avec les services secrets israéliens de faire assassiner Michel Aoun. Joumblatt et Geagea sont donc découverts, des traîtres qui oeuvraient avec les Israéliens pour faire assassiner des Libanais. Nous posons les articles en anglais, tout de suite après.
Liban : les acteurs régionaux se renvoient la responsabilité de la crise
Deux jours après le déclenchement du grave conflit qui oppose au Liban la majorité sunnite à l'opposition chiite, la crise s'est exportée, vendredi 9 mai, sur le terrain de la diplomatie, illustrant les lignes de fractures qui traversent le Moyen-Orient.
Vendredi matin, Israël a directement accusé l'Iran de fomenter, en soutenant le Hezbollah, les troubles au Liban. Dans une intervention à la radio publique, le président israélien, Shimon Pérès, a attribué la crise à la volonté de Téhéran de "régner sur tout le Moyen-Orient". M. Pérès a souligné que cette "nouvelle tragédie" que connaît le Liban n'avait "aucun rapport avec Israël".
Egalement inquiètes d'un possible renforcement des positions iraniennes au Liban, l'Egypte et l'Arabie saoudite, deux acteurs régionaux de premier plan, ont également volé au secours du gouvernement de Fouad Siniora, en appelant au respect des institutions constitutionnelles. En privé, les diplomates de ces deux pays ne cachaient pas leur exaspération face la manœuvre de "sabotage" entreprise par Téhéran. Appuyés par la Jordanie, Le Caire et Riyad ont proposé la tenue d'une réunion des ministres des affaires étrangères arabes.
"UNE AFFAIRE INTÉRIEURE" LIBANAISE, SELON DAMAS
En réponse à ces mises en cause, l'Iran a imputé la responsabilité de la crise à Israël et aux Etats-Unis. "Les interventions aventureuses des Etats-Unis et du régime sioniste sont la principale cause de la situation chaotique au Liban", a affirmé le porte-parole des affaires étrangères, assurant que "les efforts inlassables fournis par la République islamique d'Iran pour aider les différents groupes politiques à parvenir à un accord n'ont reçu aucune aide d'autres nations".
Régulièrement montrée du doigt pour son rôle jugé néfaste dans les dissensions interlibanaises, la Syrie a pris les devants en assurant que la crise était "une affaire intérieure" libanaise.
De son côté, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s'est dit "profondément inquiet" et a appelé l'opposition et la majorité libanaises à "faire prévaloir le dialogue" pour résoudre leurs différends. Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, a également invité, par la voix de son porte-parole Sami Abou Zouhri, les protagonistes au Liban au dialogue, "pour couper court aux tentatives américaines de faire sombrer le Liban dans le chaos".
PAS DE RAPATRIEMENT DES RESSORTISSANTS FRANÇAIS "À L'ORDRE DU JOUR"
Du côté des démocraties occidentales, le ministre des affaires étrangères français Bernard Kouchner a promis que la France ne resterait pas "inactive face au drame" qui se déroule au Liban. "Nous invitons chacun à se mettre autour d'une table pour parvenir à un accord", a affirmé M. Kouchner, soulignant que les responsables français étaient "prêts à faciliter leur rencontre et à prendre toutes les initiatives nécessaires".
Le Quai d'Orsay a précisé qu'un plan de rapatriement n'était "pas à l'ordre du jour". "Mais nous déconseillons tout déplacement au Liban et appelons nos compatriotes présents sur place à la plus grande prudence", a déclaré la porte-parole du ministère. Cette précision fait suite à l'annonce par l'Italie de la préparation d'un plan d'évacuation de ses citoyens désireux de quitter Beyrouth.
Jeudi, Washington avait appelé le Hezbollah à cesser immédiatement de "semer le trouble".
Sources Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt