Les contacts de la France avec le Hamas ni sages ni judicieux (Washington)
Quand on lit ça, on comprend combien notre pays est libre de ne rien faire. Est-ce que Bush nous a demandé notre avis pour envahir l'Irak ?
Les contacts de la France avec le Hamas ni sages ni judicieux (Washington)
Les contacts de la France avec le mouvement radical palestinien Hamas ne sont ni sages ni appropriés ni même utiles, a estimé lundi le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.
Interrogé sur les déclarations du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui a admis lundi que la France avait repris des "contacts" avec le Hamas, M. McCormack a réitéré la position américaine sur ce sujet.
"Nous ne pensons pas que ce soit sage ou judicieux", a-t-il déclaré. "Nous en avons parlé dans le passé quand d'autres Etats ont choisi d'avoir ce genre de contacts".
"Nous ne pensons pas que ce soit utile au processus de paix dans la région", a-t-il ajouté. "Notre position reste que le Hamas devrait être forcé de faire un choix".
M. McCormack a cependant noté que les contacts avaient été limités à un diplomate à la retraite et que la politique de la France à l'égard du Hamas n'avait pas changé.
La France "adhère à la politique selon laquelle le Hamas doit respecter les exigences de la déclaration du Quartette de Londres", a-t-il dit.
Les Etats-Unis et l'Union Européenne considèrent le Hamas comme une organisation terroriste et refusent tout contact avec le mouvement radical palestinien, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza par la force il y a un an.
En janvier 2006 à Londres, Européens et Américains se sont engagés à ne pas entretenir de relations avec le Hamas tant que ce mouvement ne reconnaîtrait pas l'Etat d'Israël, n'accepterait pas l'acquis des discussions de paix et ne renoncerait pas à la violence.
Or le Figaro a révélé lundi qu'un diplomate français de haut rang à la retraite, Yves Aubin de La Messuzière, qui fut notamment ambassadeur en Irak, s'était rendu il y environ un mois à Gaza pour y rencontrer le chef du gouvernement Ismaïl Haniyeh et un des principaux chefs du mouvement islamiste, Mahmoud Zahar.
"Ce serait difficile de l'infirmer", a déclaré M. Kouchner, interrogé sur cette information sur Europe 1. Le chef de la diplomatie française a toutefois minimisé la portée de ces contacts.
"Ce ne sont pas des relations, ce sont des contacts", a-t-il souligné. "Nous ne sommes pas les seuls à en entretenir" et "nous ne sommes chargés d'aucune négociation", a-t-il ajouté.
M. McCormack n'a pas exclu que les Etats-Unis demandent des éclaircissements à la France. "Je ne sais pas si ce sera nécessiare", a-t-il déclaré. Mais "si (le secrétaire d'Etat adjoint pour le Proche-Orient) David Welch pense devoir contacter son homologue pour en apprendre davantage, renforcer le message, je suis sûr qu'il le fera".
"En général, nous pensons qu'il n'est ni sage ni judicieux d'avoir des contacts avec le Hamas", a-t-il réaffirmé. "Nous sommes convaincus que ce genre d'efforts ne nous rapprochent pas de la paix. En fait, dans certains cas, ils nous en éloignent".
Sources Le Monde
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Israël France Hamas : Le Quai d'Orsay dialogue bel et bien avec le mouvement islamiste.
Mati Ben-Avraham
Israel Valley
Les rumeurs persistantes à ce propos, qui circulaient du côté du quartier des ministères à Jérusalem, étaient donc fondées.
Le chef de la diplomatie française a reconnu la tenue de contacts avec les deux des principaux dirigeants du Hamas, Ismaïl Haniyeh et Mahmoud A-Za'ar.
Des contacts officieux, bien entendu. Qui n'engagent à rien. Histoire de prendre la température, si l'on en croit Bernard Kouchner. Et qui est sincère quand il le dit.
La question est de savoir si cette prise de langue, dans le contexte actuel, peut contribuer à calmer le jeu ou non. L'Egypte est, pour l'heure, le principal acteur, qui tente d'arracher aux israéliens et aux leaders islamiques une révision à la baisse de leurs conditions à toute accalmie.
Côté israélien, d'ailleurs, cette partie de billard à trois bandes soulève une vive controverse. Certains, et non des moindre (un ancien chef d'état-major, un ancien patron du Mossad et l'un des architectes des accords d'Oslo) plaident pour une ouverture directe en direction du Hamas. L'idée qui sous-tend cette démarche est celle qui inspire Bernard Kouchner : amener les extrémistes à bonne composition, à choisir la politique et non plus les armes pour régler un conflit.
Idée généreuse s'il en fut, rétorquent ses adversaires, au sein du gouvernement et dans les rangs de l'opposition en pointant du doigt l'évolution au Liban en passe de passer sous coupe iranienne, les territoires autonomes livrés aux factions rivales et la bande de Gaza transformé en Hamasland.
Il est donc difficile de critiquer cette danse entamée par le Quai d'Orsay : deux pas en avant, un pas en arrière. L'interrogation qui importe se déploie sur trois plans. Primo, en quoi ces contacts favoriseront-ils la libération de Guilad Shalit? Secundo, dans quelle mesure cette revalorisation du Hamas en tant qu'interlocuteur n'amoindrira-elle pas la cote de Mahmoud Abbas, déjà mal en point? Tertio, le Hamas a-t-il opté pour une logique de paix?
Si oui, avanti, et bienvenue à quiconque poussera dans le bon sens. Pour qui est à l'écoute des médias du Hamas, où les propos en arabe sont à des années lumière de ceux destinés à la consommation occidentale, tenus en anglais la plupart du temps, il n'est pas évident du tout qu'une telle logique règne à Gaza.
INFO FLASH - Guysen News ce soir :
Le vice-Premier ministre Haïm Ramon a avoué lundi qu'Israël négociait directement avec le Hamas. « Des négociations sont en cours et ceci, contrairement à la décision antérieure du gouvernement, selon laquelle des discussions avec le Hamas ne seront possibles que lorsque l'organisation acceptera les conditions du Quartet ». M. Ramon parlait lors du débat du groupe parlementaire Kadima sur la situation à Gaza
Sources Israel Valley
http://www.israelvalley.com/news/2008/05/19/17440
Posté par Adriana Evangelizt